Vendredi 19 juin, Alès, sous-préfecture du Gard, célèbre localement pour sa police municipale « musclée » et pour ses « dangereux anarcho-autonomes » (selon le sous-préfet).

Manifestation contre les violences policières et contre le racisme. Pas le moindre flic en vue. Nous parlons en manif dans les rues. Manif bruyante, sans itinéraire préalablement déposé. Pas de policiers municipaux ? On va donc gueuler devant leur local. Rien, encéphalogramme plat. Pas de flics de la « nationale » non plus ? Direction l’Hôtel de police où on crie, chante, tambourine… Morne plaine. Pas le moindre flic à l’horizon.
Sentiment fort désagréable d’être ainsi snobé, d’être « peanuts »…

Samedi 27 juin, Aubenas, petite ville d’Ardèche méridionale, célèbre localement pour ses manifs unitaires. Manifestation contre les violences policières et le racisme. Présents : Le MRAP qui a lancé l’appel, la libre pensée, la CGT, la CNT, les Gilets jaunes, le POI, la FI, Ensemble, la FA, l’UCL et surement d’autres oubliés. Présents également de nombreux policiers… qui ne sont là manifestement que pour s’occuper que de la circulation. OK, un tonfa par-ci, des gazeuses dans leur étui par-là mais les flics sont plus tourné.es vers les voitures que vers la manif.
Sentiment fort étrange de se faire chaperonner par ceux-là mêmes dont parlent les slogans et les pancartes. Et pas en bien.
Deux manifs pour fort bruyantes, dynamiques mais qui, manifestement, en parlant des flics, en touche un sans faire bouger l’autre…


Article publié le 29 Juin 2020 sur Monde-libertaire.fr