Juillet 6, 2022
Par Contretemps
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Le meurtre de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Aqleh par l’armĂ©e israĂ©lienne a replacĂ© la situation en Palestine au cƓur de l’actualitĂ© pendant quelques jours. Mais la fenĂȘtre mĂ©diatique sur l’occupation et ses consĂ©quences dramatiques s’est vite refermĂ©e. Pourtant, sur place, c’est quotidiennement que les Palestiniens rĂ©sistent. De diffĂ©rentes maniĂšres et dans diffĂ©rents endroits.

Mohamed Zware est journaliste. Originaire du village de Al-Ma’sara, il a fondĂ© le mĂ©dia « Al-Ma’sara press Â» et documente au plus prĂšs l’occupation. Abeer Al-Khatib est diplĂŽmĂ©e en droit et participe Ă  de nombreuses actions de rĂ©sistance populaire. De passage en France dans le cadre d’une tournĂ©e organisĂ©e par l’association France Palestine SolidaritĂ© (AFPS), les deux activistes nous ont accordĂ© une entrevue.

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Ces derniĂšres semaines, la situation à JĂ©rusalem et dans les territoires occupĂ©s de Cisjordanie a été marquĂ©e par une hausse significative des violences à l’encontre des Palestiniens : multiplication des raids brutaux de l’armĂ©e israĂ©lienne sur l’esplanade des MosquĂ©es (15 et 30 avril, 5 mai), plusieurs palestiniens sont morts dĂšs suite de tirs de soldats israĂ©liens (à Jénine, dans le camp de rĂ©fugiĂ©s d’Aqabet Jaber), meurtre de la journaliste Shireen Abu Aqleh. Quelle est votre analyse de la situation actuelle en Palestine ?

Abeer Al-Khatib : Actuellement, ce qui se passe en Palestine, ce sont des crimes contre l’humanitĂ©. Actuellement, ce qui se passe en Palestine, ce sont des arrestations au quotidien, des perquisitions de domicile, des assassinats au quotidien. Si on se remĂ©more ce qu’il s’est passĂ© Ă  Naplouse, quatre personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es[1]. Mais des meurtres ont eu lieu aussi Ă  JĂ©nine[2] et Ă  BethlĂ©em[3], oĂč l’armĂ©e israĂ©lienne a ciblĂ© et tuĂ© un enfant. Tous les jours, en Palestine, nous sommes confrontĂ©s Ă  des crimes contre l’humanitĂ©.

Ce qu’on observe en Palestine, c’est un projet systĂ©matique de dĂ©molitions des habitations et de dĂ©placements forcĂ©s des citoyens palestiniens menĂ© par la force occupante. Chaque jour, des maisons sont ainsi dĂ©truites dans les territoires de Cisjordanie. Tout le monde sait ce qu’il se passe.

On observe Ă©galement, chaque jour, une volontĂ© de changer l’histoire et de modifier les caractĂ©ristiques originales de la ville de JĂ©rusalem, notamment en modifiant les monuments historiques. VoilĂ  ce qui se passe en Palestine.

L’occupant israĂ©lien mĂšne Ă©galement une guerre pour le contrĂŽle de l’eau et les ressources naturelles en Palestine. Et malheureusement, chaque jour, la Knesset dĂ©cide d’adopter des lois encore plus racistes et criminelles Ă  l’égard du peuple palestinien.

Il est difficile de résumer tous les crimes qui se produisent en Palestine.

Mohamed Zware : Ce qui se passe en Palestine ne date pas du mois dernier, mais dure depuis la Nakba. L’armĂ©e israĂ©lienne dĂ©truit les maisons des Palestiniens, attaque les enfants et les femmes. La situation est encore pire pendant le mois de Ramadan. Les Palestiniens de confession musulmane veulent aller prier Ă  la MosquĂ©e Al-Aqsa, mais les soldats israĂ©liens leur refusent ce droit.

L’armĂ©e israĂ©lienne dispose d’une nouvelle loi qui donne l’autorisation aux soldats israĂ©liens de faire feu sur n’importe quel citoyen palestinien dans la rue[4]. Avec cette loi, le Parlement israĂ©lien dit tout simplement aux soldats : « Vous avez le permis de tuer n’importe quel Palestinien Ă  partir du moment oĂč vous vous considĂ©rez en danger Â». Ainsi, les soldats ont une totale impunitĂ© et ils ne seront jamais sanctionnĂ©s. Ils n’iront jamais en prison.

Prenons l’exemple du meurtre de la journaliste Shireen Abu Aqleh, qui a Ă©tĂ© tuĂ©e par un sniper de l’armĂ©e israĂ©lienne : qu’est-ce qui a Ă©tĂ© fait pour sanctionner ce soldat ? Rien. L’armĂ©e israĂ©lienne est mĂȘme allĂ©e jusqu’à attaquer le cortĂšge funĂ©raire de la journaliste lors de la cĂ©rĂ©monie d’enterrement. Les soldats savaient que de nombreux mĂ©dias et quelques diplomates seraient prĂ©sents le jour des funĂ©railles. Ils savaient aussi qu’il y aurait de nombreux palestiniens venus rendre hommage Ă  la journaliste. Pourtant, qu’ont-ils fait ? Ils ont attaquĂ© le cortĂšge, tirĂ© des gaz lacrymogĂšnes et arrĂȘtĂ© de nombreux palestiniens.

En fait, l’armĂ©e et le gouvernement israĂ©liens se fichent complĂštement de l’avis de la communautĂ© internationale. Ils se fichent du droit international, ils font ce qu’ils veulent. Hier, l’armĂ©e israĂ©lienne a arrĂȘtĂ© huit Ă©tudiants Ă  l’universitĂ© de Birzeit Ă  la sortie des cours[5]. Les soldats israĂ©liens attaquent la MosquĂ©e Al-Aqsa Ă  JĂ©rusalem et ça ne les dĂ©range pas. Ils tuent n’importe quel Palestinien. Ils bloquent les routes, autorisent les colons Ă  faire ce qu’ils veulent, ils privent les Palestiniens du droit de circuler sur leurs terres.

L’armĂ©e et le gouvernement israĂ©liens donnent le pouvoir aux colons et les aident Ă  s’implanter dans les territoires palestiniens, de diffĂ©rentes maniĂšres et Ă  diffĂ©rents endroits. Je considĂšre que les IsraĂ©liens ont reçu comme un aval tacite de la communautĂ© internationale, car ils ont vu le mouvement de solidaritĂ© qui est apparu pour soutenir le peuple ukrainien. Mais pour le peuple palestinien, et ce depuis la Nakba, la communautĂ© internationale a juste quelques paroles. Mais sur le terrain, rien ne se passe. Le monde s’en fiche.

Abeer Al-Khatib : Le gouvernement israĂ©lien a pris la dĂ©cision de construire de nouvelles colonies. Donc cela veut dire qu’IsraĂ«l va prendre le contrĂŽle d’encore plus d’eau, d’encore plus de terres. Ils vont encore dĂ©truire d’autres maisons de Palestiniens et forcer ces derniers Ă  quitter leurs terres.

Actuellement, en Cisjordanie et à Jérusalem, les colons ont désormais tous le droit de porter une arme[6]. Chose impossible pour les Palestiniens. Au contraire, si un Palestinien se défend avec une pierre, les soldats israéliens peuvent faire feu.

En Cisjordanie, l’armĂ©e protĂšge les colons. Les colons peuvent choisir n’importe quel terrain et dire : « C’est dĂ©sormais ma nouvelle maison Â». Et ils seront protĂ©gĂ©s par l’armĂ©e israĂ©lienne.

A quelles rĂ©alitĂ©s les journalistes sont confrontĂ©s sur le terrain et comment continuer à informer sur la situation en Palestine ?

Mohamed Zware : D’abord, il est important de rappeler que Shireen Abu Aqleh n’est pas la premiĂšre journaliste tuĂ©e par des soldats israĂ©liens[7]. Et on parle peu des journalistes qui restent gravement blessĂ©s Ă  la suite d’interventions des forces israĂ©liennes. En 2019, un soldat israĂ©lien a tirĂ© sur le journaliste Moath Amarneh au niveau du visage. Gravement touchĂ©, Moath Amarneh a finalement perdu un Ɠil[8].

Quotidiennement, dĂšs que les soldats israĂ©liens voient un vĂ©hicule siglĂ© « Presse Â», ils l’arrĂȘtent et tentent de le bloquer Ă  un check-point. Uniquement car il s’agit de journalistes. Dans les manifestations, les soldats tirent des gaz lacrymogĂšnes en direction des journalistes, ils les violentent et les arrĂȘtent, qu’il s’agisse d’ailleurs de journalistes palestiniens ou de reporters internationaux. L’armĂ©e s’en fiche de ça.

En tant que journaliste palestinien, dĂšs l’universitĂ©, nous apprenons que, lorsque nous couvrons une manifestation, la chose la plus importante au quotidien est de se protĂ©ger et de tenter de rester en sĂ©curitĂ©. On nous explique ce qui se passe quand l’armĂ©e nous arrĂȘte, comment rĂ©agir et tenter de rester « safe Â». On travaille tous avec un gilet pare-balle siglĂ© « Presse Â» et tout le matĂ©riel de protection de ce genre.

Qu’est-ce qui s’est passĂ© lors du meurtre de Shireen Abu Aqleh ? Le sniper a tirĂ© ici (Mohamed montre la nuque). Le gilet « Presse Â» et le casque protĂšgent cette zone (il indique le crĂąne et le torse), mais le soldat a tirĂ© ici (il pointe de nouveau le cou). Il a choisi cet endroit car il a tirĂ© pour tuer.

Le but de l’armĂ©e israĂ©lienne est d’empĂȘcher de documenter ce qui se passe en Palestine. L’armĂ©e ne craint pas les rĂ©actions de la communautĂ© internationale. Elle veut juste ĂȘtre libre de faire ce qu’elle veut, sans la prĂ©sence de camĂ©ra et de tĂ©moins. Encore plus quand elle mĂšne des raids Ă  JĂ©nine ou quand elle dĂ©truit un village bĂ©douin. Les autoritĂ©s israĂ©liennes veulent maintenir tous ces Ă©vĂšnements dans le silence. Personne ne doit documenter ce qui se passe, personne ne doit prendre de photos.

Abeer Al-Khatib : En fait, les autoritĂ©s israĂ©liennes ne veulent pas que la vĂ©ritĂ© sorte de Palestine. Et donc elles considĂšrent que les journalistes doivent ĂȘtre tuĂ©s ou doivent garder le silence. Avant Shireen Abu Aqleh, des dizaines de journalistes ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© tuĂ©s par l’armĂ©e israĂ©lienne.

Que pensez-vous de la maniĂšre avec laquelle les mĂ©dias internationaux couvrent l’actualitĂ© en Palestine ?

Abeer Al-Khatib : L’occupation israĂ©lienne de la Palestine dure depuis 75 ans. Cette longĂ©vitĂ© constitue le crime le plus important des crimes de l’occupation. Pourtant, le monde reste silencieux face aux crimes de l’occupation.

Ce silence des mĂ©dias occidentaux s’explique par les intĂ©rĂȘts politiques et Ă©conomiques des grandes puissances capitalistes. C’est aussi une question de survie des intĂ©rĂȘts capitalistes.

Il me semble que la crise du Covid-19 a montrĂ© Ă  tous les peuples du monde Ă  quel point est brutal le traitement rĂ©servĂ© aux pays pauvres et aux pays du Tiers Monde. Concernant l’accĂšs aux vaccins, la prioritĂ© a Ă©tĂ© donnĂ©e aux pays riches, puis dans un second temps, aux pays pauvres.

C’est la rĂ©alitĂ© du monde actuel. Un monde brutal avec des privilĂšges pour certains et oĂč les droits des autres peuples ne sont pas reconnus. Ce qui prime, ce sont les intĂ©rĂȘts politiques capitalistes et la survie de ce modĂšle dominant.

Abeer, pouvez-vous me prĂ©ciser quel type d’actions et de mobilisations vous menez en Palestine pour lutter contre l’occupation ?

Abeer Al-Khatib : Nous menons des actions de rĂ©sistance populaire pacifique. Nous ne prenons pas les armes et refusons l’action violente. Nous croyons Ă  l’auto-organisation des Palestiniens et considĂ©rons cette auto-organisation comme une force susceptible de changer les choses. Ce que nous dĂ©fendons, c’est une rĂ©sistance populaire pacifique.

Plus concrĂštement, nous protĂ©geons les Ă©lĂšves palestiniens qui sont agressĂ©s par les colons et l’armĂ©e d’occupation. Nous essayons d’empĂȘcher les dĂ©molitions de maisons de Palestiniens. Nous aidons les citoyens palestiniens qui vivent Ă  cĂŽtĂ© du Mur de sĂ©paration ou Ă  proximitĂ© de colonies pour qu’ils ne soient pas expropriĂ©s et puissent rester sur leurs terres.

Mais, malgrĂ© le fait que nous militons de maniĂšre non-violente, nous subissons la rĂ©pression de l’armĂ©e israĂ©lienne et plusieurs de nos camarades sont morts en martyrs dans nos actions. L’un des plus connus est Ziad Abu Ein, qui a Ă©tĂ© ministre et qui est mort lors d’une intervention de l’armĂ©e israĂ©lienne au cours d’une manifestation visant Ă  planter des oliviers.

Et peut-ĂȘtre vous vous rappelez de Rachel Corrie, qui est morte en martyr en 2003 Ă  Gaza alors qu’elle s’opposait Ă  une opĂ©ration de dĂ©molition d’une maison appartenant Ă  un mĂ©decin palestinien ? Cette annĂ©e, nous avons perdu trois camarades.

Mais nous ne croyons pas Ă  l’action violente. Nous considĂ©rons qu’en tant que Palestiniens, nous dĂ©fendons une cause juste, que nous avons des droits et nous les revendiquons.

Au printemps 2021, la guerre menĂ©e par IsraĂ«l Ă  Gaza a provoquĂ© un important mouvement de contestation, portĂ© notamment par les Palestiniens de Cisjordanie, mais Ă©galement les Palestiniens d’IsraĂ«l. Peut-on parler d’un renouveau de la rĂ©sistance palestinienne ?

Abeer Al-Khatib : Ce qu’il s’est passĂ© au printemps 2021 est simple Ă  comprendre. Nous naissons, nous vivons, nous travaillons, nous mangeons puis nous mourrons sous le rĂ©gime de l’occupation.

Aujourd’hui, vivre en Cisjordanie, c’est comme vivre en prison. Les 45 villes de Cisjordanie sont entourĂ©es par des colonies et par le Mur de sĂ©paration. Et si un soldat israĂ©lien de 22 ans dĂ©cide de fermer le passage Ă  un check-point, ce sont tous les habitants qui ne pourront plus sortir de cette ville.

Les Palestiniens d’IsraĂ«l, eux, sont confrontĂ©s quotidiennement aux lois racistes votĂ©es Ă  la Knesset. Au printemps 2021, ils sont sortis dans la rue, notamment les jeunes, pour dire non au blocus et Ă  la guerre Ă  Gaza, mais aussi pour dĂ©noncer les conditions sociales et Ă©conomiques dĂ©sastreuses (pauvretĂ©, chĂŽmage) auxquelles ils sont confrontĂ©s.

Et ils voient ce qu’il se passe en Cisjordanie et Ă  JĂ©rusalem. Les arrestations, les meurtres, les dĂ©molitions d’habitations. Ils voient aussi les Palestiniens Ă  qui les autoritĂ©s israĂ©liennes refusent un permis de construire. Et qui les obligent ensuite Ă  dĂ©molir leur maison de leurs propres mains. Et s’ils ne la dĂ©molissent pas, alors un bulldozer viendra le faire Ă  leur place, avant de leur envoyer la facture de la dĂ©molition[9].

Le peuple palestinien est fatiguĂ© de tout ça. FatiguĂ© de cet apartheid. FatiguĂ© du blocus de Gaza. FatiguĂ© de vivre dans les camps des pays arabes voisins. FatiguĂ© de la politique de normalisation avec IsraĂ«l mise en Ɠuvre par de nombreux pays arabes. C’est pour cela que les gens sont sortis dans la rue.

Nous devons nous unir pour changer les choses. C’est tout.

Pourquoi c’est important pour vous d’ĂȘtre ici, en France, et de participer Ă  cette tournĂ©e ?

Mohamed Zware : Ce qui est important pour nous, c’est de partager la rĂ©alitĂ© de ce que nous vivons au quotidien en Palestine avec les jeunes que nous rencontrons ici, en France.

Dans cette « tournĂ©e Â», nous nous sommes concentrĂ©s sur la rencontre avec des Ă©tudiants car nous considĂ©rons qu’ils joueront un rĂŽle dans le futur, peut-ĂȘtre mĂȘme au gouvernement ou bien Ă  un niveau local. Notre objectif est de diffuser les voix des Palestiniens et de ce qu’ils vivent rĂ©ellement au quotidien. Nous savons de quoi nous parlons, nous vivons l’occupation au quotidien. De plus, nous avons dĂ©sormais une expĂ©rience de l’action non-violente depuis notre enfance.

Ici, au cours de cette « tournĂ©e Â» en France, j’ai rencontrĂ© de nombreux Français qui Ă©taient venus visiter mon village ces derniĂšres annĂ©es et nous aider face Ă  l’armĂ©e israĂ©lienne[10]. Ces personnes nous donnent la force de continuer notre lutte.

Et lorsque nous rencontrons ces Ă©tudiants, nous tĂ©moignons de notre quotidien sous l’occupation. Ces Ă©tudiants vont rapporter nos tĂ©moignages chez eux. Ils parleront de nos tĂ©moignages Ă  un ami, qui parlera Ă  un autre ami, etc. C’est le plus important pour nous.

Abeer Al-Khatib : Nous estimons que ces actions de solidaritĂ© viennent complĂ©ter notre combat pour une Palestine libre. Ce n’est pas suffisant de ne lutter qu’en Palestine. Nous avons besoin d’eux. Nous considĂ©rons qu’ils sont aussi des militants. Ils pourront changer les choses dans leur pays ainsi qu’en Palestine.

Notes

[1] Israeli soldiers open fire at car in Nablus killing Palestinians, Al Jazeera, 8 FĂ©vrier 2022 ; Border Police lethally shoot Palestinian teen after injuring him with gunfire, B’Tselem, 2 Mai 2022.

[2] Israeli army kills one Palestinian in Jenin refugee camp raid, Al Jazeera, 9 Avril 2022.

[3] A week in Bethlehem District: Soldiers kill 13-year-old and 18-year-old, B’Tselem, 11 Avril 2022.

[4] L’armĂ©e israĂ©lienne assouplit ses rĂšgles de tir contre les civils palestiniens, Le Monde, 28 DĂ©cembre 2021.

[5] Israel arrests pro-Hamas students from Birzeit University ahead of student elections, The New Arab, 18 Mai 2022.

[6] En Cisjordanie, un far west Ă  l’israĂ©lienne, LibĂ©ration, 5 FĂ©vrier 2019.

[7] La FĂ©dĂ©ration internationale des journalistes (FIJ) considĂšre que 55 journalistes palestiniens ont Ă©tĂ© tuĂ©s par les forces israĂ©liennes depuis 2000. Al Jazeera donne le chiffre de 45 victimes sur la mĂȘme pĂ©riode.

[8] Palestinian photographer Moath Amarneh injured by Israeli forces, Committee to Protect Journalists, 18 Novembre 2019.

[9] ‘I couldn’t save our home’: Palestinian family distraught after latest Israeli demolition, Middle East Eye, 29 DĂ©cembre 2021.

[10] L’association France Palestine SolidaritĂ© (AFPS) organise rĂ©guliĂšrement des missions de « cueillette des olives Â» qui permettent de soutenir les agriculteurs palestiniens au moment de la rĂ©colte, pĂ©riode pendant laquelle ils sont trĂšs souvent harcelĂ©s par les forces israĂ©liennes.

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Source: Contretemps.eu