Les enseignant.es sont descendu.es dans les rues le 23/12/2021 aprĂšs trois jours d’actions massives, les 11, 12 et 13 dĂ©cembre dernier. Les revendications restent les mĂȘmes car le gouvernement n’en a tenu aucun compte. Ces revendications portent sur les points suivants, comme l’organisation internationale Education Internationale vient de les signaler dans un communiquĂ© de soutien :

  • ‱ Augmentation des salaires ;
  • ‱ LibĂ©ration des enseignants emprisonnĂ©s ;
  • ‱ Satisfaction des exigences sur la SĂ©curitĂ© sociale et le systĂšme des retraites ;
  • ‱ Fin des exclusions dans l’éducation nationale ;
  • ‱ ArrĂȘt de la privatisation de l’éducation et Ă©cole gratuite et de qualitĂ© pour toutes et tous.

Selon les informations que le Conseil des associations syndicales des enseignant.es d’Iran a publiĂ©es sur la messagerie Telegram tout au long de la journĂ©e, les rassemblements du 23 dĂ©cembre ont eu lieu dans plus de 100 villes partout dans le pays. Plusieurs enseignant.es ont pris la parole pour expliquer les revendications aux collĂšgues et aux gens qui les ont rejoints par solidaritĂ©. La solidaritĂ© exprimĂ©e par la prĂ©sence des Ă©lĂšves et lycĂ©en.nes avec leurs enseignant.es Ă©tait beaucoup plus visible par rapport aux journĂ©es prĂ©cĂ©dentes.Une rĂ©solution Ă©tait rĂ©digĂ©e pour la nouvelle journĂ©e d’action.

Les enseignant.es de la province du Kurdistan d’Iran ont participĂ© massivement Ă  la journĂ©e d’action et en mĂȘme temps une grĂšve gĂ©nĂ©rale s’est tenue dans plusieurs villes pour protester contre l’exĂ©cution d’un prisonnier politique kurde, Heydar Ghorbani. Il a Ă©tĂ© pendu secrĂštement le 19 dĂ©cembre sans que sa famille et son avocat soient prĂ©venus.

Trois incidents importants ont Ă©maillĂ© la journĂ©e d’action du 23 dĂ©cembre. Des forces de police ont commencĂ© Ă  attaquer les rassemblements de TĂ©hĂ©ran et de Chiraz. Mais la rĂ©action exemplaire des enseignant.es a rapidement mis fin Ă  cette tentative de rĂ©pression. Alors que des enseignant.es avait publiĂ© une photo d’un membre des forces de police qui les agressait, en fin journĂ©e des activistes l’ont identifiĂ© et ont dĂ©voilĂ© son nom et grade. Il s’agit d’un colonel des forces de l’ordre. Une enseignante qui s’appelle Fatemeh Bahmani a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  Arak. Les agents des renseignements des Pasdaran islamiques ont confisquĂ© son tĂ©lĂ©phone portable. L’action rapide du Conseil des associations syndicales des enseignant.es d’Iran a Ă©tĂ© efficace car Fatemeh a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e en fin journĂ©e. Par ailleurs Rassoul Bodaghi, un autre enseignant arrĂȘtĂ© rĂ©cemment, a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© sous une lourde caution. Rassoul a dĂ©jĂ  passĂ© 7 ans en prison pour ses activitĂ©s syndicales.




Source: Laboursolidarity.org