Nous vous faisons part de ce texte qui nous est parvenu par courriel. N’hésitez pas à faire de même et nous envoyer vos nouvelles et lettres d’opinion.


Communiqué pour diffusion immédiate

Récemment, nous avons fait part à Simon-Olivier Côté des problèmes liés à l’alimentation, à l’habitation et de la vie chère dans le quartier du centre-ville à Chicoutimi. (Communiqué: Hey, Simon-Olivier Côté… Le centre-ville a faim !) Le conseiller du district 8 nous a répondu en bon politicien. Il mentionne ne pas en avoir entendu parler à son conseil de district ainsi qu’au conseil d’arrondissement.

Est-ce qu’il est à ce point déconnecté de la réalité pour qu’en deux mandats il n’ait toujours pas constaté les besoins criants des habitantEs de son district ? Le conseiller Côté devrait commencer à se mettre en action et aller à la rencontre de ses commettantEs. On ne parle pas ici des propriétaires, des promoteurs et des commerçantEs du centre-ville, ceux-ci et celles-ci sont très bien servis par l’échevin, mais des gens qui habitent le centre-ville de Chicoutimi et qui peinent à boucler leur budget à la fin du mois. Vous savez, ces pauvres que le milieu des affaires aimerait bien faire disparaître du quartier dans leur processus de revitalisation/embourgeoisement. Il est aussi important de rappeler que le conseiller fait également partie de ces propriétaires et commerçants.
Si c’est ça la démocratie…

Il suffit d’assister à une rencontre du conseil municipal pour constater que ce n’est qu’une chambre d’enregistrement et que les décisions se prennent ailleurs. Pour ce qui est du conseil du district 8, il s’avère plus facile, après quelques recherches sur Internet, d’obtenir les heures et le lieu de rencontre du Club lions de Chicoutimi que l’information sur les rencontres du conseil de district. 
Mais qu’est-ce que le conseil de district ? C’est un comité composé de 24 représentantEs du milieu des affaires et des habitantEs du district qui se réunissent pour identifier les priorités dans l’octroi de montants d’argent. Cet argent provient de l’enveloppe discrétionnaire de l’échevin. Mais pourquoi se limiter à 24 personnes? Parce que le conseil de district n’est que l’élargissement du concept de la représentation au niveau du district, rien de très novateur. Qui participe, en dehors de sa garde rapprochée, à cette autre chambre d’enregistrement? Sur le site du conseil du district 11 (maintenant district 8), dans l’onglet participant, on retrouve le nom de Pierre Bouchard du Marché centre-ville, un commerce en situation de monopole dans un quartier populaire. Nous ne savons pas si M. Bouchard est toujours l’un des participants du conseil de district puisque Simon-Olivier n’a pas cru bon de mettre à jour les informations qui datent maintenant de 2015. Sur la page Facebook du conseiller, la dernière convocation pour une rencontre du conseil du district ouverte à tous et toutes date d’avril 2018. Par la suite, c’est le silence radio. Aucun compte rendu, aucune nouvelle convocation.
En terminant, nous appelons le conseiller à prendre position en dehors des portes closes et à s’engager pour que personne ne soit laissée pour compte. En priorisant le développement de nouveaux jardins communautaires où la nourriture est donnée aux gens du quartier au lieu de laisser faire la construction de nouveaux stationnements. En soutenant financièrement les organismes comme le Café jeunesse de Chicoutimi et la soupe populaire, etc.