Mars 4, 2019
Par Contretemps
33 visites

1. La déferlante populaire que l’Algérie a vécue ce vendredi début du mois de mars a indéniablement changé la situation politique du pays, du moins au niveau des consciences. Certes, les rapports de force sur le terrain n’ont pas encore bougé. La revendication principale qui a déclenché ce raz de marée humain est le refus de la candidature du président sortant Bouteflika pour un cinquième mandat, du fait de sa maladie et de son infirmité. Ce refus traduit d’abord une attitude morale à l’encontre de l’immoralité du régime qui se « cache » derrière un vieillard malade. C’est un rejet, sur le terrain même de l’éthique, de ce régime « voleur et corrompu » qui revendique sa chute immédiate. Mais l’ampleur nationale de ce mouvement place déjà la révolte au-delà de ce refus du « 5e mandat » pour s’inscrire dans une revendication politique et sociale profonde et globale. Pour en saisir la portée, il convient de comprendre sa nature, sa composante et son histoire.




Source: