Novembre 19, 2020
Par Dijoncter
99 views


Lundi 16 novembre avait lieu la séance plénière du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Entre le candidat des Républicains Gilles Platret, actuel maire de Chalon-sur-Saône, et le candidat raciste Julien Odoul, actuellement agitateur médiatique pour le rassemblement national, la campagne pour les prochaines élections régionales est lancée, et elle prend des airs de course à l’islamophobie.

Lundi 16 novembre avait lieu la séance plénière du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Entre le candidat des Républicains Gilles Platret, actuel maire de Chalon-sur-Saône, et le candidat raciste Julien Odoul, actuellement agitateur médiatique pour le rassemblement national, la campagne pour les prochaines élections régionales – qui si elles ne sont pas reportées auront lieu en mars 2021 – est lancée, et elle prend déjà des airs de course à l’islamophobie.

Comme rapporté par le site infos-dijon, les deux candidats se sont écharpés pendant la dernière séance du conseil régional pour savoir lequel des deux est le plus islamophobe.

Gilles Platret a d’abord profité de la minute de silence pour les victimes des derniers attentats pour « proposer une ligne directrice à la Région et plus généralement à toutes les collectivités et aux élus, au sujet de l’islamisme. Il évoqua la quête de respectabilité cherchée par les plus extrémistes, en cherchant des relations et en invitant des élus de premier plan. » [1] « Même des vigies déclarées contre l’islamisme ont répondu à leurs invitations, comme Madame Le Pen l’a fait. On voit bien que tout le monde peut se laisser prendre » a-t-il ajouté.

Julien Odoul, qui s’était déjà illustré il y a un peu plus d’un an par son islamophobie crasse, a quant-à-lui accusé le maire de Chalon d’avoir inauguré un lieu de prière à Champforgeuil, et en à profité pour s’en prendre à nouveau aux migrants en les accusant d’être responsables des attentats. Le mois dernier déjà il s’en était pris aux mineurs isolés non accompagnés par des propos mensongers.

Enfin, manifestement offusqué qu’on puisse mettre en doute son islamophobie, Gilles Platret a souhaité apporter quelques précisions au retour de l’interruption de séance. « Je n’ai pas inauguré une salle de prière. Je m’y étais rendu, car après ma décision sur les repas dans les cantines de Chalon, j’étais allé dire et expliquer ma conception exigeante de la laïcité. Il y a des Républicains et des patriotes de salon ». [2]

Bref le ton est donné : parmi les candidats de la droite c’est à qui sera le plus islamophobe. Les incessantes campagnes médiatiques visant les musulmans et les musulmanes ont porté leurs fruits : alors que la France et le monde traversent une crise sociale, sanitaire, écologique, et économique sans précédent, la droite et l’extrême-droite vont encore passer des mois à casser du sucre sur le dos des musulmans et des musulmanes.

Polémique entre François Rebsamen et Gilles Platret

Voila plusieurs semaines que la tension monte entre le maire de Dijon François Rebsamen et le maire de Chalon-sur-Saône Gilles Platret. Retour sur l’affaire en trois étapes.

-* 13/11 – Une enquête, parue dans un média qualifié d’extrême-droite par des membres de la majorité municipale dijonnaise, accuse Mohamed Ateb d’être proche des Frères Musulmans – et donc sous-entendu d’être un salafiste. Le maire de Chalon demande donc à François Rebsamen « rompre immédiatement toute relation avec Mohamed Ateb, agent des Frères musulmans en Bourgogne ».

-* 16/11 – François Rebsamen porte plainte contre Gilles Platret pour diffamation suite à des propos tenus par celui-ci dans l’article cité plus haut. « Le maire de Chalon cherche à se faire de la notoriété sur mon nom en vue des prochaines élections régionales et cherche à obtenir les voix d’extrême droite ».

Ancien skinhead, fasciste revendiquée, mis en examen : qui sont les élus d’extrême-droite qui ont pris à partie une accompagnatrice scolaire voilée ?

Vendredi 4 octobre, un élu RN au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté créait le scandale en demandant à une accompagnatrice scolaire de se dévoiler ou de quitter la salle. Derrière cette polémique honteuse mais pourtant maîtrisée – pour le RN l’objectif de relancer le débat sur le voile est atteint – on trouve des élus qui sont bien loin de l’image d’un parti « dédiabolisé » et « normalisé  (…)




21 octobre 2019




Source: Dijoncter.info