Profession de foi cnt_so TPE_2021

Pour la troisiĂšme fois, nous, travailleurs et travailleuses des TrĂšs Petites entreprises et TrĂšs Petites Associations, sommes appelé·e·s Ă  voter pour Ă©lire nos reprĂ©sentant·e·s. Nous sommes environ 4,5 millions Ă  ĂȘtre concerné·e·s par ces Ă©lections qui se dĂ©rouleront du 25 janvier 2021 au 07 fĂ©vrier 2021 (en raison de l’épidĂ©mie du Covid-19). La plupart d’entre nous, travaillent dans des entreprises de 2 Ă  3 salarié·e·s. GĂ©nĂ©ralement pas syndiqué·e·s, isolé·e·s, prĂ©carisé·e·s, exclu·e·s des droits syndicaux, le plus souvent mal protĂ©gé·e·s par le droit du travail, nous sommes en premiĂšre ligne de l’arbitraire patronal.


Depuis 2016, date des derniĂšres Ă©lections, les gouvernements successifs ont continuĂ© de s’attaquer Ă  nos droits : massacre du code du travail, gĂ©nĂ©ralisation des contrats prĂ©caires, rĂ©forme de l’Assurance chĂŽmage, rĂ©formes des retraites…

Licenciements, faillites… la crise Ă©conomique issue de la crise sanitaire du COVID 19 vient encore plus fragiliser notre situation.

Ces Ă©lections sont donc l’occasion de rĂ©clamer haut et fort une rĂ©elle Ă©galitĂ© des droits et de marquer une volontĂ© de rupture en faveur des travailleur·euse·s !


Dans les entreprises de plus de 11 salarié·e·s, il y a obligation d’organiser des Ă©lections de dĂ©lĂ©gué·e·s du personnel. Dans les TPE dans lesquelles nous travaillons, cette obligation n’existe pas, et pourtant, nous aussi nous avons des droits Ă  dĂ©fendre !

Nos droits, particuliĂšrement dans les TPE, sont rĂ©guliĂšrement bafouĂ©s : heures non payĂ©es, dĂ©passements des durĂ©es maximales de travail, conditions d’hygiĂšne et de sĂ©curitĂ© non respectĂ©es, contrats frauduleux, travail non dĂ©clarĂ©… La liste est longue !

Et les TPE sont aussi largement utilisées pour contourner les droits du travail et syndicaux dans le cadre de la sous-traitance.

Trop souvent, derriĂšre une pseudo proximitĂ© avec l’employeur se cache en rĂ©alitĂ© celui du chantage et du harcĂšlement : « tais-toi, fais ce que je te dis ou t’es virĂ©.e ! Â». Mais ce n’est pas une fatalitĂ© !

Il faut s’organiser, se regrouper et lutter contre ces injustices qui dĂ©tĂ©riorent nos vies. Se syndiquer, c’est rompre l’isolement, c’est dire NON Ă  l’exploitation et au mĂ©pris, c’est rĂ©sister et lutter ensemble pour dĂ©fendre ses droits et en gagner de nouveaux !

C’est ce que font au quotidien les femmes et les hommes qui ont choisi de s’organiser Ă  la CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre. Nettoyage, bĂątiment, restauration, hĂŽtellerie, service Ă  la personne, commerce… La CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre est un outil syndical au service des travailleur·euse·s.


Dans toutes les TPE, la CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre revendique :

  • L’égalitĂ© de traitement entre tous·tes les salarié·e·s (petites et grandes entreprise)
  • Le droit Ă  la formation professionnelle
  • La mise en place d’un vĂ©ritable droit syndical.

La CNT – SolidaritĂ© OuvriĂšre a construit des revendications spĂ©cifiques, suivant les diffĂ©rentes branches professionnelles.

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La CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre : Un syndicat combatif, indĂ©pendant et autogestionnaire !

La CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre dĂ©veloppe un « syndicalisme d’industrie Â». Les travailleuses et les travailleurs d’un mĂȘme secteur professionnel, quelques soit leurs statuts ou employeurs, adhĂšrent au mĂȘme syndicat Ă  un Ă©chelon gĂ©ographique donnĂ©.

La CNT-SolidaritĂ© ouvriĂšre se donne les moyens de la dĂ©fense de nos droits en combinant une pratique juridique offensive par la saisine des conseils de prud’hommes et une solidaritĂ© active sur le terrain, dans les entreprises par l’action collective.

La CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre fonctionne exclusivement avec les cotisations de ses adhĂ©rent·e·s, sans subventions de l’État ou du patronat. C’est la garantie de son indĂ©pendance.

Le syndicat : s’organiser, se former et lutter ensemble !

La CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre pratique et se revendique de l’autogestion : c’est nous qui travaillons alors c’est nous qui dĂ©cidons ! Au syndicat, les adhĂ©rent·e·s trouvent conseils juridiques et autres aides concernant leurs conditions de travail. RĂ©uni·e·s en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, les syndiqué·e·s se retrouvent, se soutiennent, Ă©changent et dĂ©cident ensemble des luttes Ă  mener.

A la CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre, l’accent est mis sur la formation. Des formations sont organisĂ©es, notamment sur le temps de travail, pour les reprĂ©sentants du personnel et pour tous·tes les adhĂ©rent·e·s du syndicat.

Réfléchir ensemble à un autre projet de société

MĂȘme si elle agit pour la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts immĂ©diats des travailleuses et des travailleurs (salaires, temps de travail, conditions de travail…), la CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre se fixe un but de transformation sociale. Au syndicat, nous rĂ©flĂ©chissons ensemble Ă  une sociĂ©tĂ© future plus juste, plus Ă©galitaire.


Témoignages de salarié·e·s ayant rejoint la CNT-Solidarité OuvriÚre pour se défendre.






Durant toute la crise sanitaire du printemps 2020, la CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre a organisĂ© la dĂ©fense des salarié·e·s face aux pratiques antisociales des patrons (refus de remise des outils de protection (masques, gants 
), non-paiement des salaires, non dĂ©claration des arrĂȘts maladie pour gardes d’enfant, etc., et contre le Medef qui une fois de plus, a voulu rĂ©duire nos droits (augmentation de la durĂ©e du travail, congĂ©s payĂ©s, droit syndical…).

De maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale, la CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre a informĂ© les salarié·e·s sur leurs droits en publiant des fiches pratique sur les diffĂ©rents sujets d’actualitĂ© (chĂŽmage partiel, garde d’enfant, droit de retrait, congĂ©s payĂ©s droit d’alerte



Refus du corporatisme

La CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre refuse les divisions corporatistes et dĂ©veloppe un syndicalisme d’industrie. Les travailleuses et les travailleurs d’un mĂȘme secteur, quels que soient leurs mĂ©tiers, leurs statuts ou leurs employeurs, adhĂšrent au mĂȘme syndicat Ă  un Ă©chelon gĂ©ographique donnĂ©.

Indépendance et autogestion

La CNT-SolidaritĂ© OuvriĂšre fonctionne exclusivement grĂące aux cotisations de ses adhĂ©rent·e·s, sans subventions de l’État ou du patronat. Elle est indĂ©pendante de tout groupement politique ou religieux. C’est la base du syndicat – ses adhĂ©rent·e·s – qui dĂ©cide en Ă©changeant dans les AssemblĂ©es gĂ©nĂ©rales.

Refus du clientélisme et de la corruption patronale

A la CNT SolidaritĂ© OuvriĂšre, c’est toujours l’intĂ©rĂȘt collectif des travailleuses et des travailleurs qui prime et le syndicalisme se pratique avec droiture. Nous refusons les petits arrangements « entre amis Â» et la complicitĂ© douteuse avec les employeurs.

Un outil au service des travailleuses et des travailleurs

Le syndicat apporte des conseils juridiques et d’autres aides concernant les conditions de travail. C’est aussi un espace important de formation pour s’émanciper, se donner des outils de lutte et de dĂ©fense dans l’entreprise.

Un outil de coordination au service des luttes

Nous dĂ©fendons un syndicalisme de lutte de classes. Tout est question de rapports de force : c’est par les luttes syndicales, sous toutes leurs formes, que nous faisons avancer nos intĂ©rĂȘts contre ceux des patrons.

Un syndicalisme révolutionnaire

DĂ©fendre nos conditions de travail, gagner de nouveaux droits, c’est le rĂŽle du syndicalisme. Mais nous revendiquons aussi un autre projet de sociĂ©tĂ©, Ă  l’opposĂ© des inĂ©galitĂ©s actuelles et loin de tout rapport de domination. Nous militons pour un projet de transformation sociale rĂ©volutionnaire.


Article publié le 11 Juil 2020 sur Cnt-so.org