Suite à l’adoption le 7 novembre dernier par l’Assemblée Nationale de mesures extrêmement dommageables pour les exilé.e.s dans le cadre de la loi de Finances pour 2020, les Etats Généraux des Migrations se lancent dans une campagne d’interpellation des parlementaires, en perspective du vote de cette même loi au Sénat prévu début décembre, et du vote en 2ème lecture à l’Assemblée nationale courant décembre.

Le 7 novembre dernier, l’Assemblée Nationale a adopté, dans le cadre de la loi de Finances pour 2020, des mesures extrêmement dommageables et dramatiques pour les personnes exilé.e.s.

Ces mesures concernent notamment le budget du ministère de la « santé », et prévoient, entre autres, un délai de carence de trois mois pour les demandeurs d’asile avant de pouvoir accéder à la Protection universelle maladie. Est également instaurée, pour certains actes médicaux non urgents, la nécessité d’un accord préalable de la Sécurité sociale pour pouvoir bénéficier de l’AME.

Dans la perspective du vote de la loi de Finances au Sénat prévue début décembre, et du vote en 2nde lecture à l’Assemblée prévu courant décembre, les Etats Généraux des Migrations lancent une campagne d’interpellation des parlementaires. Dans la continuité de la conférence de presse organisée par les EGM le 7 octobre 2019, cette campagne a pour objectif de dénoncer, auprès des élu.e.s, les mesures que le gouvernement demande au législateur d’entériner : à ce titre, les EGM proposent un courrier commun, que les associations et collectifs membres des EGM peuvent transmettre à leurs député.e.s et/ou sénateur.rice.s.

La liste des élu.e.s au Parlement, leurs coordonnées et leurs comptes sur les réseaux sociaux


Plusieurs canaux existent pour contacter vos élu.e.s : il est possible de leur envoyer un courrier, mais également de leur transmettre directement votre message par mail. Ce courrier pourra être couplé d’une interpellation sur leur compte Twitter.

L’association VoxPublic répertorie sur son site web, sous la forme d’annuaires partagés, les coordonnées complètes de vos député.e.s et de vos sénateur.rice.s (adresses des permanences parlementaires, adresses mail des élu.e.s, comptes Twitter). Ce sont des outils précieux que les EGM peuvent utiliser dans leur campagne d’interpellation.

Interpeller les élu.e.s sur Twitter

Les élections européennes avaient déjà été l’occasion, pour les Etats Généraux des Migrations, d’interpeller les candidats sur les réseaux sociaux. Vous retrouverez dans l’article consacré à cette campagne les recommandations pour une première utilisation de Twitter.

Dans le cadre de cette campagne, l’utilisation de Twitter est surtout un moyen d’appuyer votre demande auprès de vos député.e.s et sénateur.rice.s après un envoi préalable par mail ou par courrier.

Une campagne collective d’interpellation sur Twitter fonctionne bien si toutes les personnes qui y prennent part utilisent les mêmes éléments de langage et, surtout, les même mots-dièse (#hashtags). S’agissant de ces derniers, nous vous proposons de mentionner simplement #EGMigrations, ce hashtag permettant d’ancrer la campagne d’interpellation dans les actions des EGM. Il convient également d’interpeller votre interlocuteur.rice en mentionnant son compte Twitter (sous le format @nomdecompte), que vous trouvez dans les annuaires partagés de VoxPublic.

Voici un exemple d’interpellation :

« @nomducompte M./Mme le/la député.e/sénateur.rice, notre association XX membre des #EGMigrations vous a écrit pour stopper loi de Finances restreignant les droits des personnes migrantes. Votre réponse nous importe. »

Effectuer un suivi de la campagne d’interpellation

Pour pouvoir suivre au mieux les avancées de chacun.e dans ce travail, nous vous proposons de compléter, au fur et à mesure de l’envoi de vos courrier, ce tableur partagé. Le format collaboratif de ce document permet un enregistrement automatique et donne la possibilité à chacun.e de le mettre à jour.

Il s’agit d’y indiquer le nom de votre assemblée locale, de votre collectif/association locale ou organisation nationale, le nom du/des parlementaires auxquel.le.s vous envoyez le courrier, et la date de l’envoi.

Dans un second temps, vous pourrez compléter ce tableau collectif en effectuant un suivi : si votre député.e /sénateur.rice vous répond, indiquez le dans le tableau, de même s’il/elle s’est prononcé pour ou contre ces dispositions qui restreignent notamment le droit à la santé des exilé.e.s.


Article publié le 14 Nov 2019 sur Solidaires.org