Mai 31, 2019
Par Zones Subversives
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Le journaliste et intellectuel de gauche Edwy Plenel propose ses rĂ©flexions sur le mouvement des gilets jaunes. Il en profite pour livrer son regard sur la sociĂ©tĂ© française et sur son Ă©puisement dĂ©mocratique. 

Le mouvement des gilets jaunes reste spontanĂ©, incontrĂŽlable et inventif. Cette rĂ©volte a dĂ©jĂ  permis de faire reculer un pouvoir arrogant. Cette lutte sociale s’invente au jour le jour sans agenda prĂ©Ă©tabli. Cette rĂ©volte s’appuie sur l’auto-organisation et la spontanĂ©itĂ©. Sa composition sociale reste Ă  l’image de la sociĂ©tĂ© française. Le journaliste Edwy Plenel, directeur de Mediapart, s’appuie sur ce mouvement pour analyser la situation politique et sociale en France. Il propose ses rĂ©flexions dans le livre La victoire des vaincus.

 

                    La victoire des vaincus - Edwy PLENEL

 

Les gilets jaunes et la société française

 

De nombreux commentaires ont accompagnĂ© cette rĂ©volte sauvage. « Comme tout surgissement spontanĂ© du peuple, elle dĂ©borde les organisations installĂ©es, bouscule les commentateurs professionnels, affole les gouvernants en place Â», observe Edwy Plenel. Ce mouvement ne doit pas pour autant ĂȘtre idĂ©alisĂ©. Les propos homophobes, misogynes et racistes ne doivent pas ĂȘtre occultĂ©s. Les discours complotistes et confus traversent ce mouvement. NĂ©anmoins, cette rĂ©volte sociale permet aussi de recrĂ©er des solidaritĂ©s et de tisser des liens Ă  travers la lutte. « Comme toute mobilisation populaire, elle brasse la France telle qu’elle est, dans sa diversitĂ© et sa pluralitĂ©, avec ses misĂšres et ses grandeurs, ses solidaritĂ©s et ses prĂ©jugĂ©s, ses espoirs et ses aigreurs, ses beautĂ©s et ses laideurs Â», souligne Edwy Plenel.

Le contexte de la montĂ©e de l’extrĂȘme-droite inquiĂšte fortement. Les discours identitaires, racistes et sĂ©curitaires se diffusent. Dans ce contexte, un mouvement confus risque de renforcer la dĂ©rive populiste. Mais le meilleur moyen de combattre les crispations identitaires reste la lutte sociale et la solidaritĂ© de classe. NĂ©anmoins, les commentateurs qui dĂ©nigrent ce mouvement manifestent un mĂ©pris de classe, depuis leur petit confort intellectuel ou militant.

Leur frilositĂ© relĂšve de la posture Ă©litiste qui dĂ©nigre l’agitation de la plĂšbe. « MĂ©pris de classe, crainte de l’inconnu, refus de l’inĂ©dit, peur de possĂ©dant, confort de sachant, posture d’avant-garde, crispations de politique professionnel : les raisons de ne pas faire le pari de cette colĂšre ont Ă©tĂ© surabondantes Â», raille Edwy Plenel. Un mouvement spontanĂ© reste prĂ©fĂ©rable Ă  une mobilisation classique qui s’appuie sur la vieille gauche, avec ses partis et ses syndicats. Ce mouvement bouscule les certitudes et permet une ouverture des possibles.

 

Le prĂ©sident Macron incarne la longue dĂ©gĂ©nĂ©rescence des institutions de la Ve RĂ©publique. La concentration des pouvoirs aux mains du prĂ©sident dĂ©possĂšde la population de la prise de dĂ©cision. Emmanuel Macron s’appuie sur une base sociale Ă©troite et peut se faire Ă©lire grĂące Ă  un duel face Ă  l’extrĂȘme droite. Sa politique dĂ©fend les intĂ©rĂȘts sociaux minoritaires de la haute-bourgeoisie.

Le mouvement des gilets jaunes est dĂ©clenchĂ© par l’injustice fiscale. Le gouvernement dĂ©cide de supprimer l’ISF (impĂŽt de solidaritĂ© sur la fortune). Cette mesure incarne une politique qui multiplie les cadeaux fiscaux en faveur des riches et des patrons. En revanche, les taxes qui pĂšsent sur le plus grand nombre ne cessent d’augmenter.

Les gilets jaunes insistent sur l’égalitĂ© dans le domaine social comme dans celui de la dĂ©mocratie. Le refus des rĂ©cupĂ©rations politiciennes, le rejet des nĂ©gociations avec le pouvoir, les nouveaux modes d’actions, l’auto-organisation et les assemblĂ©es rĂ©vĂšlent une exigence dĂ©mocratique. « A l’instar de ce peuple anonyme, sans reprĂ©sentants dĂ©signĂ©s ni porte-parole reconnus, qui a surgi aux ronds-points, la dĂ©mocratie est le rĂ©gime du “n’importe qui”. Du moins la dĂ©mocratie dans sa version radicale des origines, avec l’égalitĂ© pour moteur, avant qu’elle ne soit devenue le monopole de la reprĂ©sentation et de ses professionnels de la politique Â», estime Edwy Plenel.

Répression macroniste contre le peuple des gilets jaunes : un état dñ€™urgence qui ne dit pas son nom

 

Peur et répression du pouvoir

 

La violence de la rue et les violences policiĂšres s’accompagnent d’une autre violence. La peur des possĂ©dants provoque un dĂ©chaĂźnement de haine dans les mĂ©dias. « Les gilets jaunes mĂ©ritaient qu’on les mate et qu’on les fasse taire Â», observe Edwy Plenel. « Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois pour toute ! Â», lance le philosophe Luc Ferry aux policiers. Cette haine rappelle les discours contre la rĂ©volte de 2005 dans les quartiers populaires. L’état d’urgence est alors exhumĂ© depuis la guerre coloniale. MĂȘme si, depuis les attentats de 2015, ce dispositif d’exception devient l’ordinaire de la rĂ©pression policiĂšre.

« Racailles ou barbares ce sont les mĂȘmes classes dangereuses qu’ont donc vues les regards affolĂ©s des classes dirigeantes Â», analyse Edwy Plenel. La lutte des classes s’accompagne souvent des discours hostiles des capitalistes. Louis Chevalier, dans le classique Classes laborieuses, classes dangereuses, Ă©voque le discours de haine contre les pauvres supposĂ©s menaçants pour la bourgeoisie.

L’auto-organisation et la spontanĂ©itĂ© peuvent faire songer Ă  la Commune de 1871. Paul Lidsky Ă©voque la panique des intellectuels dans le livre Les Ă©crivains contre la Commune. En dehors de quelques figures comme Gustave Courbet, Jules VallĂšs ou Arthur Rimbaud, les Ă©crivains et journalistes dĂ©testent cette rĂ©volte populaire. MĂȘme George Sand ou Emile Zola dĂ©noncent un mouvement irrationnel et se rĂ©jouissent de la rĂ©pression. « L’affolement manifeste du pouvoir face au caractĂšre inclassable de la rĂ©volte des gilets jaunes rejoint cet effroi de toujours des classes dominantes face au mouvement autonome des classes populaires Â», souligne Edwy Plenel. Le gouvernement fait le choix d’un durcissement de la rĂ©pression. Les violences policiĂšres s’accompagnent de juges qui infligent des peines de prison et d’interdictions de manifester.

Les violences de rue s’expliquent par un pouvoir autoritaire qui campe sur ses positions. Sans appeler Ă  l’émeute, Edwy Plenel rappelle que les droits et libertĂ©s ont Ă©tĂ© arrachĂ©s par des insurrections violentes. « De la RĂ©volution française Ă  Mai 68, en passant par juillet 1830, fĂ©vrier et juin 1848, les grĂšves de 1936 ou les insurrections de la LibĂ©ration, nos RĂ©publiques, nos libertĂ©s, nos droits, nos institutions ont toujours Ă©tĂ© affirmĂ©s, finalement conquis ou progressivement Ă©tendus par ces rĂ©voltes tumultueuses dont les transgressions, les audaces et les outrances permirent d’inventer de nouveaux horizons dĂ©mocratiques et sociaux Â», indique Edwy Plenel. MĂȘme Nicolas Machiavel reconnaĂźt l’importance des « tumultes Â» sociaux pour prĂ©server les libertĂ©s.

 

  

Idéalisme de gauche

 

Edwy Plenel reste un personnage attachant et sympathique. Le voir ferrailler face aux crapules rĂ©actionnaires sur les plateaux tĂ©lĂ©s se rĂ©vĂšle souvent rĂ©jouissant. D’autant plus que la plupart des figures de la gauche intellectuelle et politique semblent moins enthousiastes Ă  dĂ©fendre les gilets jaunes face aux attaques du pouvoir. Cette rĂ©volte spontanĂ©e, en dehors des partis et des syndicats, se rĂ©vĂšle beaucoup trop dĂ©routante pour une vieille gauche plus attachĂ©e Ă  la gestion d’Etat plutĂŽt qu’aux mouvements de lutte autonomes.

NĂ©anmoins, Edwy Plenel tient Ă  rester une figure respectable de la gauche morale. L’ancien trotskiste tient Ă  rester fidĂšle Ă  son hĂ©ritage rĂ©volutionnaire. Mais il veut aussi rester dans le cadre de la RĂ©publique et de ses valeurs qu’il semble idĂ©aliser. Son livre s’appuie sur des rĂ©fĂ©rences Ă©clectiques. Edwy Plenel peut citer dans le mĂȘme souffle Karl Marx et Pierre MendĂšs-France, mais aussi Walter Benjamin et Edgar Morin. Ce qui rĂ©vĂšle un relativisme intellectuel et une confusion politique. Si le mouvement des gilets jaunes entretient un certain Ă©clectisme, Edwy Plenel reste dotĂ© d’une solide culture politique qui devrait lui Ă©viter une certaine confusion. NĂ©anmoins, le journaliste veut dĂ©fendre en mĂȘme temps la rue et les institutions, sans dĂ©passer certaines contradictions.

Son rapport Ă  Emmanuel Macron s’inscrit dans la mĂȘme veine. Edwy Plenel n’est clairement pas portĂ© vers l’auto-critique. Mais son livre rappelle son soutien au candidat Macron. Le jeune Ă©narque a publiĂ© un article dans la revue Esprit contre le prĂ©sidentialisme. Ce qui suffit Ă  susciter l’enthousiasme d’un Edwy Plenel bien naĂŻf. Le journaliste considĂšre alors Macron comme un vĂ©ritable disciple du philosophe Paul Ricoeur, et non comme un banal politicien arriviste qui veut Ă©taler sa culture.

Edwy Plenel reste un indĂ©crottable idĂ©aliste de gauche qui a tendance Ă  confondre ses rĂȘves avec la rĂ©alitĂ©. On peut mĂȘme critiquer le regard unilatĂ©ral du journaliste au sujet des gilets jaunes. Philippe Corcuff pointe le manque d’objectivitĂ© de Mediapart. Les aspects nĂ©gatifs du mouvement sont systĂ©matiquement gommĂ©s. MĂȘme si Edwy Plenel tient Ă  rappeler un article de son journal sur l’influence de l’extrĂȘme droite. Surtout, il propose un livre d’intervention qui relĂšve plus de la propagande que de l’analyse objective. 

Edwy Plenel conserve Ă©galement une vision idĂ©aliste de la dĂ©mocratie. D’ailleurs, le journalisme d’investigation ne fait que pointer les travers de l’ordre dĂ©mocratique, sans s’attaquer Ă  la racine des problĂšmes. Avec l’affaire Benalla, les journalistes pointent pertinemment une dĂ©rive autoritaire du pouvoir. Mais ils semblent aussi dĂ©fendre une rĂ©pression Ă  visage humain qui tabasse les gens en respectant les valeurs de la RĂ©publique. La dĂ©fense du prĂ©fet Grimaud en Mai 68 relĂšve de la blague. Un prĂ©fet, mĂȘme sympa, garde pour fonction d’écraser les mouvements sociaux pour dĂ©fendre l’ordre social. Quel que soit son degrĂ© de dĂ©licatesse. 

La critique des travers du macronisme adopte surtout une posture morale. Edwy Plenel s’indigne des nominations d’ambassade qui sont le fait du prince. Mais cette critique n’adopte pas un point de vue de classe. Les ambassadeurs, quels que soient leurs qualitĂ©s, seront toujours des grands bourgeois. Les bassesses et flagorneries de la sociĂ©tĂ© de cour n’intĂ©ressent pas les prolĂ©taires. Edwy Plenel ne veut pas supprimer la classe dirigeante, mais simplement la rendre plus morale.

  Manifestation des «gilets jaunes» aux Champs-Élysées (Paris), le 24 novembre 2018. | Bertrand Guay / AFP

Limites de la révolution démocratique

 

Edwy Plenel reste un inlassable dĂ©fenseur d’une dĂ©mocratie idĂ©alisĂ©e. Il Ă©voque Ă©videmment la question sociale soulevĂ© par les gilets. Mais il s’attarde surtout sur les enjeux dĂ©mocratiques. Edwy Plenel Ă©voque Gambetta et les lois fondatrices de la IIIRĂ©publique, notamment sur l’école. Mais il oublie que l’instruction obligatoire vise avant tout Ă  domestiquer les ouvriers et les colonisĂ©s pour leur apporter la civilisation des LumiĂšres. Au-delĂ  de cette idĂ©alisation rĂ©publicaine, Edwy Plenel se penche sur les questions dĂ©mocratiques.

Il rejoint alors le discours de la vieille gauche citoyenniste, bien critiquĂ©e par Samuel Hayat. Edwy Plenel reprend cette illusion, partagĂ©e par certains gilets jaunes, sur la rĂ©forme institutionnelle. C’est l’idĂ©e selon laquelle de simples concertations citoyennes et de meilleures procĂ©dures suffisent Ă  rĂ©gler les problĂšmes. Cette vision occulte les clivages entre les classes sociales qui ne partagent pas les mĂȘmes intĂ©rĂȘts.

Edwy Plenel reprend les analyses de Marx sur le bonapartisme, mais il oublie malheureusement son analyse de classe. Il adopte le vocabulaire populiste. Il se contente d’opposer le bon peuple Ă  l’oligarchie. Mais le terme peuple se distingue de celui de prolĂ©tariat. Le peuple comprend Ă©videment les ouvriers, les employĂ©s, les chĂŽmeurs et les salariĂ©s prĂ©caires. Mais le terme de peuple vise aussi Ă  englober les cadres et les petits patrons pour crĂ©er un ensemble homogĂšne face Ă  « l’oligarchie Â» ou « la caste Â». Le mouvement des gilets jaunes montre au contraire que ces groupes sociaux ne partagent pas les mĂȘmes intĂ©rĂȘts. Les cadres ont immĂ©diatement rejetĂ© un mouvement qui porte sur la vie chĂšre et qui ne les concerne pas. Les petits patrons ont dĂ©fendu les baisses de taxes, mais beaucoup moins l’augmentation du SMIC. Le peuple reste une fiction pour clientĂ©lisme Ă©lectoral, mais ce n’est pas une rĂ©alitĂ© sociale.

Lorsque Marx critique le bonapartisme, il s’attaque Ă  l’Etat. Edwy Plenel se contente de fustiger les dĂ©rives du prĂ©sidentialisme. Il ne propose aucune analyse de classe de l’Etat. L’administration reste pourtant hiĂ©rarchisĂ©e, avec ses catĂ©gories et ses statuts. Mais le journaliste pointe uniquement le plus haut sommet de la pyramide. Pire, il reprend certaines analyses douteuses de La BoĂ©tie. Il Ă©voque la servitude volontaire. Cette thĂ©orie peut dĂ©crire la routine de la soumission. Mais elle Ă©lude les contraintes sociales qui pĂšsent sur les individus. Si les salariĂ©s obĂ©issent Ă  leur patron, c’est avant tout pour conserver leur maigre revenu. Mais ils savent trĂšs bien que le patron les exploite. La servitude n’est donc pas uniquement volontaire. L’Etat repose avant tout sur une hiĂ©rarchie imposĂ©e entre dirigeants et dirigĂ©s, entre exploiteurs et exploitĂ©s.

L’Etat n’est pas davantage un outil neutre au service de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Edwy Plenel reprend la rengaine de la dĂ©fense des services publics, des Ă©coles aux commissariats. Mais les services publics sont avant tout au service d’un certain public : la bourgeoisie. Ils doivent permettre la reproduction sociale et la bonne marche de la sociĂ©tĂ© capitaliste.

Sur de nombreux sujets, Edwy Plenel reste engluĂ© dans l’idĂ©alisme de la vieille gauche. Il perçoit bien la nouveautĂ© et la spontanĂ©itĂ© des gilets jaunes. Mais il n’imagine pas que ce mouvement peut ouvrir d’autres possibilitĂ©s d’existence. Dans sa dĂ©fense audacieuse de la violence de rue, Edwy Plenel estime que les insurrections doivent simplement permettre de gagner un peu plus de libertĂ©s. Les mouvements sociaux doivent se contenter de faire pression sur les gouvernements pour mieux orienter les politiques publiques. Mais la multiplication des rĂ©voltes peut aussi permettre d’inventer une sociĂ©tĂ© sans classes et sans Etat. Seule une rupture avec l’ordre existant peut permettre de rĂ©ellement rĂ©gler les problĂšmes politiques et sociaux.

Source : Edwy Plenel, La victoire des vaincus. A propos des gilets jaunes, La DĂ©couverte, 2019 

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VidĂ©o : Edwy Plenel : « La catastrophe, c’est que tout continue comme avant », publiĂ© sur le site du magazine Regards le 18 mars 2019

VidĂ©o : Le grand face Ă  face : Edwy Plenel, Ă©mission diffusĂ©e sur France Inter le 2 mars 2019 

Vidéo : Edwy Plenel et les Gilets Jaunes, émission C à Vous du 5 mars 2019

VidĂ©o : La moustache qui fait trembler la RĂ©publique, Ă©mission Les terriens du samedi du 30 mars 2019 

VidĂ©o : Edwy Plenel: « On humilie des gens qui, depuis 4 mois, se dĂ©placent rĂ©guliĂšrement les samedis », diffusĂ© sur BFM TV le 17 mars 2019 

Vidéo : Edwy Plenel, Réflexions sur les Gilets Jaunes, diffusé sur LCI

VidĂ©o : Marie DosĂ©, Edwy Plenel, Edith Bouvier dans l’Ă©mission C Politique, la suite du 4 fĂ©vrier 2019 

VidĂ©o : Edwy Plenel – On n’est pas couchĂ©, Ă©mission du 22 dĂ©cembre 2018 

VidĂ©o : Gilets jaunes: le long bouillonnement de la sociĂ©tĂ©, Les grands dĂ©bats du Festival de Mediapart mis en ligne le 28 mars 2019 

Radio : Patrick Cohen, avec Edwy Plenel, François Dubet et Bertrand Blier, Ă©mission diffusĂ©e sur Europe 1 le 10 mars 2019 

Radio : Les IndignĂ©s, Edwy Plenel et GrĂ©goire Bouillier, Ă©mission diffusĂ©e sur France Inter le 8 avril 2019 

Radio : Ă©mission avec Edwy Plenel diffusĂ©es sur France Culture 

Ulysse Baratin et Pierre Benetti, Entretien avec Edwy Plenel, publiĂ© dans la revue en ligne En attendant Nadeau 

Edwy Plenel , «La Victoire des vaincus» : un livre Ă  propos des gilets jaunes, publiĂ© sur le site Mediapart le 6 mars 2019 

Marie-Laure Thomas , Edwy Plenel : “Un engagement radicalement dĂ©mocratique”, publiĂ© sur le site du journal La Marseillaise le 10 mars 2019 

Laurent Joffrin, La vraie couleur d’un gilet, publiĂ© sur le site du journal LibĂ©ration le 9 avril 2019

Henri Weber, «À propos des gilets jaunes»: rĂ©ponse Ă  Edwy Plenel, publiĂ© sur le site Slate le 24 avril 2019 




Source: Zones-subversives.com