Janvier 28, 2021
Par Le Monde Libertaire
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Le noir nous va si bien, à ce qu’il paraît. Alors voyons un peu, du drapeau noir de l’anarchie au noir du crêpe voilant nos deuils, ce que peut nous réserver ce dossier spécial « Mourir, c’est partir beaucoup ». D’accord, parlons-en, nous a-t-il été répondu. Mais alors sans façon, ou plutôt cent mais alors cent sans. Car il y a bien des façons d’en parler, de la camarde. On peut même arriver à s’en humuser ! La sienne, celle des autres, de celles et ceux qu’on aime, la mort tout court, celle qui survient sur le tard, ou qui tombe trop tôt. Elle vient à nouveau d’éclaircir nos rangs, la faucheuse, soit dit au passage, en nous privant de notre compagnon Alexandre Skirda, l’anar du quai Saint-Michel.

Un petit mot pour faire remarquer que, ce mois-ci, les terrains de lutte font les morts… Et pourtant, on est sûr·e·s, nous, au CRML que les luttes ne sont pas refroidies par les mesures sanitaires et tout le tintouin. C’est l’occasion de faire un signe en direction du petit frangin, le ML en ligne, qui s’avère peut-être un relais mieux approprié pour vos actualités militantes, groupes, liaisons et individuel·le·s des quatre coins de la francophonie.

Quatre coins… avant de finir entre quatre planches ? Cette subtile transition nous amène à prononcer un dernier mot sur le dossier du mois. La mort, qu’on n’en parle ou non, qu’on la redoute ou qu’on s’en fiche, c’est tout de même une composante essentielle de… la vie, et pourtant, à bien des égards, on peut se demander si l’humain d’aujourd’hui, à l’heure des technologies transhumanistes, ne fait pas tout pour ne pas avoir à la regarder en face. Et malgré tout… Attention, spoiler alerte ! La mort, qu’on n’en parle ou non, qu’on la redoute ou qu’on s’en fiche, une chose est certaine. La mort, tôt ou tard, personne n’y échappe. Voilà une raison qui nous a paru assez valable pour lui consacrer un dossier.

Christophe




Source: Monde-libertaire.fr