« Histoires de femmes, femmes d’Histoire »… peut-être vous attendez-vous à lire un article sur Louise Michel, Nathalie Lemel, Rosa Parks, Emma Goldmann, May Piqueray, Angela Davis, Olympe de Gouges, Leymah Gbowee, Voltairine de Cleyre, Malala Yousafzaï, Germaine Berton, Lucy Parson, Alexandra David Néel, Harriet Tubman, Phoolan Devi … Nous avons préféré parler de toutes ces femmes anonymes qui luttent.
Femmes qui inventent de nouvelles formes de combat : Chiliennes qui ridiculisent la loi anti-masques avec leurs cagoules bariolées, décorées. Parisiennes qui médiatisent les cortèges en chorégraphiant la lutte.
Femmes qui se battent : Kurdes des milices YPJ (Yekîneyên Parastina Jin, « Unités de défense de la femme ») qui s’inventent une nouvelle réalité, une nouvelle place comme le firent les Mujeres libres espagnoles qui combattaient les franquistes au pays inventeur du machisme.
Femmes qui luttent quotidiennement contre ce patriarcat d’un autre âge si bien ancré dans nos sociétés : contre les violences faites aux femmes qui font toujours trop de victimes. Pour l’égalité des salaires toujours pas acquise. Pour abattre tous ces symboles comme l’expression juridique – pour qui louait une salle, un local – « en bon père de famille » qui ne fut abandonnée qu’en août 2014.
Nous ne parlerons pas de cette « grande avancée » qui place trois femmes en tête des intentions de vote à Paris. Dans cette bataille pour un trône, nous souhaitons revenir sur un article du Monde libertaire du mois de février : nous n’avions naturellement pas prévu ce qu’il allait arriver en publiant un texte sur le désormais célèbre activiste russe Piotr Pavlenski. Nous ne regrettons nullement ce coup de projecteur offert dans la mesure où les actions évoquées alors nous semblaient conformes à l’esprit libertaire. Il en est tout autrement pour la sordide affaire de l’ex candidat aux couleurs du monarque. Attaquer un individu sur sa vie privée, sur ses pratiques sexuelles entre personnes adultes consentantes, nous laissons cela aux charognards. Nous n’oublions pas les vraies victimes, les victimes collatérales que sont les personnes de l’entourage du politicien ciblé.

Mais the show must go ! … Approchez, Mesdames et Messieurs, le grand cirque électoral a planté son chapiteau sur toutes les mairies. Venez admirez nos jongleurs de promesses, nos dresseurs de projets d’un soir, nos acrobates des alliances et toute la troupe des clowns tristes.

Mais pas dans ces colonnes. Nous ne vous parlerons que du communalisme…


Article publié le 21 Fév 2020 sur Monde-libertaire.fr