Dans le cadre des « vacances apprenantes », nouveau concept du gouvernement Macron, des policiers sont allé dans les écoles de l’Essonne pour faire « découvrir le matériel des policiers » et jouer aux « questions réponses ». Sur twitter, la police montre des photos d’une matraque et d’un casque de police posés face à des enfants de primaire. Un bourrage de crane sécuritaire dès le plus jeune âge. S’agit-il d’apprendre aux petits à donner des coups de matraque ?

Cet exercice n’est pas le premier. Chaque année, lors d’un événement baptisé « les rencontres de la sécurité », la police met en place des stands pour aller « au contact de la population », et organise dans la rue des ateliers pour les enfants en leur faisant essayer du matériel de police.

Ce genre d’opération porte un nom : la contre-insurrection. C’est une doctrine militaire visant à obtenir le soutien de la population dans le cadre d’un conflit entre les forces armées et un mouvement insurgé. Il s’agit de mener des actions de propagande, en parallèle des actions de répression, pour obtenir l’adhésion des habitants, et donc isoler les opposants. Cette doctrine, élaborée en France, a été utilisée lors des guerre coloniales. Puis exportée dans de nombreux régimes autoritaires.

Dans un contexte de remise en cause générale des violences d’Etat, cette opération publicitaire organisée par la police dans les écoles n’a rien d’anodin.


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Article publié le 14 Juil 2020 sur Nantes-revoltee.com