Voilà maintenant 1 semaine que l’école met à l’abri un couple et leurs 3 enfants sans qu’aucune autre solution ne leur ait été proposée. Pendant qu’enseignants, personnels de l’école et parents se relaient pour accueillir le mieux possible la famille, aidés par la solidarité des commerçants du quartier, le collectif Paul Bert regarde les fenêtres des logements de fonction inoccupés de la cité scolaire Lacassagne…

Des logements vides, des autorités compétentes immobiles et des températures extérieures qui chutent… Une salle de motricité ou un dortoir d’école n’est pas une solution d’hébergement et la solidarité citoyenne et éducative ne peut venir pallier des carences de l’État. Il est urgent que la mise à l’abri en période hibernale soit respectée !

Depuis le 14 janvier, l’école Paul Bert est occupée par le collectif Paul Bert composé de parents d’élèves, d’enseignants, de personnels de l’école et d’habitants du quartier, pour permettre à la famille, dont deux enfants sont scolarisés dans l’école et l’aîné au collège Lacassagne, de dormir à l’abri.

Cette solution extrême est rendue nécessaire du fait de l’attente trop longue pour appliquer une loi de la République qui prévoit, que cette famille se voit proposer une solution d’hébergement. Pourtant l’ensemble des démarches ont été effectuées et malgré la décision du 6 août 2019 de la commission de médiation droit au logement opposable du département du Rhône notifiant que la famille « est reconnue prioritaire et devant être accueillie dans une structure d’hébergement ou dans une résidence hôtelière à vocation sociale », rien n’a été fait.

Le collectif Paul Bert réclame de toute urgence que l’Etat et les collectivités locales respectent le Code de l’action sociale et des familles (artL345-2-2), ainsi que la Convention internationale des Droits de l’Enfant ratifiée en 1989 par la France. Nous exigeons un hébergement de toute urgence pour ces 3 enfants et leurs parents. La satisfaction de ces besoins fondamentaux est indispensable pour le repos, la santé ainsi que pour une scolarité profitable à ces enfants.

Dans 52 jours, le premier tour de l’élection municipale désignera de nouveaux élus pour gérer humainement ces situations et assurer le relais avec la Préfecture, représentant de l’Etat. Nous sommes plus qu’attentifs et vigilants quant aux propositions et engagements des candidats aux élections municipales et métropolitaines à cette heure.

En attendant qu’une solution leur soit proposée, l’école de la République, lieu communal, restera l’abri de cette famille à l’initiative bienveillante des seuls parents, enseignants, personnels de l’école !

Le collectif Paul Bert


Article publié le 23 Jan 2020 sur Rebellyon.info