C’est au tour du géant mondial de l’ingénierie Altran de tenter de baisser ses salaires. Dans un courrier adressé aux salariés le 18 septembre 2020, la multinationale française qui emploi 56 000 salariés à travers le monde annonce : « Nous négocions, d’une part un accord de performance collective (APC) (…) d’autre part un accord visant à mettre en place le dispositif gouvernemental d’activité partielle de longue durée. »

Cet APC devrait concerner près de 2000 salariés sur le site de Blagnac (Toulouse), spécialisé en ingénierie aéronautique et baisser leurs salaires d’environ 12% d’après les syndicats.

Mais ce n’est pas tout. Dans ce même courrier Altran confirme l’existence du projet Toulouse Engineering Center consistant, selon les patrons à « créer un centre d’ingénierie mondial basé à Toulouse pour accélérer le redémarrage de nos activités locales ». Cette entité qui est pour l’heure une coquille vide devrait accueillir d’ici octobre ou novembre les 2 000 salariés de la branche aéronautique d’Altran, explique un syndicaliste interrogé par Actu Toulouse.

« L’objectif pour Altran est de pouvoir récupérer, avec cette nouvelle structure, du Crédit d’impôt recherche… C’est légal, mais cela contraindrait les salariés à basculer dans une nouvelle structure juridique. Nous perdrions ainsi tous les accords négociés auparavant dans le cadre de l’Unité économique et sociale (UES) d’Altran », explique la même source syndicale. Les syndicats s’y opposent, rappelant les bénéfices réalisés cette année par le groupe Altran, filiale de Capgemini.


Article publié le 22 Sep 2020 sur Rapportsdeforce.fr