Juin 14, 2021
Par Le Monde Libertaire
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« Si je trouve le Dieu des chrĂ©tiens, je suis perdu : c’est un despote et comme tel, il est rempli d’idĂ©e de vengeance ; sa bible ne parle que de punition atroce. Je ne l’ai jamais aimĂ© ; je n’ai mĂȘme jamais voulu croire qu’on l’aimĂąt sincĂšrement.»
Stendhal, Le rouge et le noir, 1830

Dans une circulaire du mois de mars dernier, François, le reprĂ©sentant de Dieu (l’absent) sur cette terre Ă©crivait qu’il allait serrer les boulons financiers aux 4 000 employĂ©s laĂŻcs du Saint-SiĂšge en gelant toutes les primes d’anciennetĂ©.

C’est la goutte d’eau qui a fait dĂ©border le bĂ©nitier.

2000 des 4000 employĂ©s laĂŻcs ont signĂ© une lettre ouverte pour dĂ©noncer les « traitements inĂ©galitaires », « les privilĂšges » et « les objectifs mortifĂšres » qui leur sont imposĂ©s par François.C’est un expert dans le domaine de la manipulation. Le boniment est sa seconde nature. Dame, il parle au nom de son Dieu alors, il en est tout « aurĂ©olĂ© » sic ! C’est pourquoi, il se permet de rebatte en permanence des poncifs Ă©culĂ©s et vieux comme son Église et sa religion dont, il se fait le prĂ©dicateur et l’apĂŽtre fidĂšle.

Urbi et orbi

Non content d’exploiter les travailleurs, de faire du profit, François, ce patron est Ă  la pointe de la lutte de classe. Certes, il pratique l’exploitation et comme cela ne suffit pas, il met en scĂšne la crĂ©dulitĂ© des travailleurs avec la bĂ©nĂ©diction « urbi et orbi » de son Dieu trĂšs peu misĂ©ricordieux mais surtout atrabilaire, pour que les pauvres crachent quelques centimes additionnels dans les bĂ©nitiers.
Il s’agit de faire tomber « un pognon de dingue » dans les coffre de la banque vaticane. Il faut bien que quelqu’un paie les pertes engendrĂ©es par les errements, les scandales financiers occasionnĂ©s par la spĂ©culation, les placements hasardeux et blanchiment d’argent.
Et quoi de mieux que de se payer sur les travailleurs ! Pour renflouer les caisses de cet organisme de bienfaisance (sic) !
François, tu es pire que les patrons des multinationales, tu es un des leurs.

Les administrateurs (laĂŻcs et cardinaux) de cette banque, les bien pensants, affublĂ©s de robes (rouge, blanche, ou noire) et de complets vestons ne disent pas la banque vaticane, mais l’institut pour les Ɠuvres de religions (IOR), Ă  qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession, tant ils ont des gueules de victimes. Si on s’y laisse prendre on serait capable de leur verser une obole !

Il y a Ɠuvres de religion et Ɠuvres de religions

Cette oeuvre de religion n’est pas contrairement Ă  ce que ces malfrats veulent bien nous faire croire. Elle gĂšre 7 milliards d’euros et reprĂ©sente 15 000 clients rĂ©partis dans 112 pays. Comme quoi, la manne financiĂšre, ce pognon de dingue n’a pas de frontiĂšre et afflue en cascade dans les coffres de l’ IOR.
Le conseil d’administration de l’IOR est composĂ© : d’une commission cardinalice au sein de laquelle siĂšgent 5 cardinaux ;
d’un conseil de surintendance au sein duquel siùgent 6 laïcs (chefs d’entreprises et financiers)
Le prĂ©sident de l’ IOR , depuis juillet 2014 est un financier français, Jean-Baptiste de Franssu,
Les Ɠuvres de religions ne s’adressent pas aux plus dĂ©munis de la planĂšte mais bien Ă  cette faune de vampires qui ne sont surtout pas des philanthropes mais bien des spĂ©culateurs.
Si les milliardaires et les actionnaires mettent de l’argent dans l’IOR, ce n’est pas par charitĂ© pour venir en aide aux pauvres, c’est bien pour faire en sorte qu’en retour les dividendes tombent dans leurs escarcelles.

Croix de fer croix de bois, si tu mens tu ira en enfer !

Le jĂ©suite François aura beau psalmodier que : « l’église est pauvre et est au service des pauvres », il prĂȘche dans le dĂ©sert car, tous ses actes prouvent le contraire.
C’est sans doute pour cela que l’ IOR a investi 200 millions de dollars en 2014 dans 49 logements de luxe dans le quartier londonien de Chelsea, pour loger les pauvres !
Que lors de la journĂ©e mondiale des pauvres le 17 novembre 2019, François a insistĂ© sur le fait que « les pauvres sont le trĂ©sor de l’Église » ! LĂ  encore, le jĂ©suite pratique la restriction mentale, il ment tout en disant la vĂ©ritĂ©.
Certes, les trois milliards de pauvres dans le monde en apportant leurs oboles, ne serait-ce que quelques euros ou dollars cela reprĂ©sentent plusieurs milliards. Oui, ils sont le trĂ©sor de l’église.

Tu as la solution François

Mais, bordel Ă  queue, charrette Ă  bras, sacrĂ© bordel de vierge enceinte, pourquoi, aller chercher dans la poche des plus pauvres l’argent pour renflouer les caisses de l’ IOR et verser des dividendes aux actionnaires, mĂȘme si tu mens en disant qu’il n’y a pas de dividendes distribuĂ©s aux actionnaires. Alors que tu as la solution, François.
Il suffit que tu invoques ton Dieu ou ton Jésus, les faiseurs de miracles et le tour est joué.
N’a-t-il pas multiplier les pains, changer l’eau en vin, permis les pĂȘches miraculeuses… ! Alors pourquoi ne lui demandes-tu pas pour une fois de faire le bien et d’arroser copieusement tous les pauvres de la planĂšte, d’une pluie permanente de dollars ou d’euros ?
Mais toi François, ce que tu fais c’est prier pour que les pauvres se multiplient car plus ils seront nombreux plus les retombĂ©es financiĂšres seront juteuses. Et pour les inciter Ă  verser leur obole, tu leur fais miroiter le bonheur Ă©ternel, Ă  condition qu’ils acceptent leur condition docilement et qu’ils t’obĂ©issent religieusement. Car, plus ils seront malheureux en ce bas monde, plus ils seront heureux dans l’autre monde !
François, tu es un escroc, Ă  la tĂȘte d’une entreprise mafieuse ! Tu mĂ©rite l’enfer et encore ce serait trop beau pour toi. Car, comme dit un de tes con/frĂšre, le cardinal de Bernis :
« Je prĂ©fĂšre le paradis pour son climat, mais l’enfer pour ses frĂ©quentations. »




Source: Monde-libertaire.fr