Au fil de la scolarité, la part des enfants d’ouvriers se réduit alors que celle des cadres s’accroît. Comment expliquer ce phénomène ? Extrait du Centre d’Observation de la société.

Au fil de la scolarité, la part des enfants d’ouvriers se réduit alors que celle des enfants de cadres s’accroît. Aujourd’hui, la quasi-totalité des enfants suivent la filière générale du collège, quelle que soit leur origine sociale. Cela signifie que la part des enfants des différentes catégories sociales au collège est représentative de la composition sociale des parents d’élèves dans la population totale. À ce niveau de scolarité, on compte ainsi un peu plus d’un quart d’enfants d’ouvriers et 18 % d’enfants de cadres supérieurs selon les données 2017-2018 du ministère de l’Éducation nationale.

Ceux qui ne suivent pas la filière générale au collège (moins de 3 % du total) sont orientés en section générale d’enseignement adapté (Segpa) : parmi eux, on trouve plus de 40 % d’enfants d’ouvriers et à peine 2 % d’enfants de cadres. Les inégalités sociales se forment donc pour partie dans l’enseignement primaire [1].

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>> Du collège aux filières d’excellence, la disparition des enfants d’ouvriers

Article publié le 2 septembre 2019


Article publié le 02 Sep 2019 sur Solidaires.org