Juin 25, 2022
Par Dijoncter
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Retour sur une nuit de violence et de répression contre la fête et la musique.

Mardi soir, la fête de la musique célébrait ses 40 ans. Cette édition anniversaire avait été dédiée par son créateur, l’ancien ministre socialiste Jack Lang, à Steve Maia Caniço, un jeune homme tué par une opération policière pendant l’édition 2019. C’est à leur manière bien à que les flics lui ont rendu hommage en laissant une nouvelle fois déferler leur violence contre des fêtard·es dijonnais·es.

Pendant toute la soirée, les policiers municipaux et nationaux ont été à la chasse aux musiques électroniques. Sous prétexte d’interdiction des musique amplifiées, c’est en réalité les sound-system de musiques alternatives qui ont été ciblés, comme si la quasi-totalité des autres concerts, tous styles confondus, n’avaient pas eux aussi utilisés des amplis.

Peu avant la fermeture des bars, la violence policière s’est déchainées contre les dernier·es fêtard·es de la rue Berbisey. Probablement vexés que des passant·es leurs rappelent que la police tue, et que leur présence sur les lieux était inutile, des policiers municipaux appuyés par des renforts de policiers nationaux (en tout plusieurs dizaines d’agents), ont chargé une première fois la rue, gazeuses et matraques en main. S’en sont suivies plusieurs autres attaques, gazages de passants, matraquages, arrestations jusque dans des locaux associatifs, et passages à tabac en pleine rue. Au moins trois personnes ont été interpellées sur les lieux, et on compte de nombreux·es blessé·es.




Source: Dijoncter.info