C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris la disparition de notre camarade Catherine Grupper, dans la nuit du 6 au 7 novembre. Nous pensons bien sûr à notre ami libraire, son compagnon, à sa famille et à ses proches, et nous nous souvenons de toutes ses luttes passées.

Militante à l’École émancipée, au Mrap et au réseau Ras l’Front, Catherine était de tous les combats antiracistes, en particulier aux côtés de celles et ceux qu’on appelait les « sans-papiers » et pas encore les migrant·e·s, comme lors de l’occupation de l’église Saint-Bernard en 1996, puis les années suivantes pour appeler à se rassembler chaque année pour conserver la mémoire de cet événement.

Catherine était aussi aux côtés des antifascistes radicaux, et, avec la discrétion qui la caractérise, leur a toujours apporté un solide soutien, que ce soit lorsque du procès de camarades antifascistes du Scalp et de la CNT suite à un affrontement avec des Identitaires en 2004 à Paris, ou pour permettre l’impression de notre tout premier schéma de l’extrême droite française, avant même l’existence de la Horde.

À propos de notre collectif, qu’elle a toujours soutenu, c’est grâce à Catherine que nous avons pu organiser plusieurs projections-débats au cinéma La Clef :  avec le faussaire résistant Adolfo Kaminsky, pour la présentation du documentaire Acta Non Verba…

Enfin, Catherine était aussi très engagée dans le soutien aux prisonniers politiques, qu’il s’agisse des militants d’Action directe, de Georges Ibrahim Abdallah, des camarades italiens, de Mumia Abou-Jamal ou de notre camarade antifasciste Yves Peirat.

Son engagement total,  son soutien indéfectible et son incroyable énergie militante vont cruellement nous manquer, tout autant que sa voix et son sourire qui nous accompagneront longtemps sur les luttes et dans les manifs.

La Horde


Article publié le 10 Nov 2019 sur Lahorde.samizdat.net