Le mouvement des Gilets jaunes refuse de se soumettre à des représentant.es, se mobilise de manière décentralisée sur des rond-points, dans des assemblées, des maisons du peuple, des caravanes jaunes, etc. réclame le RIC comme possibilité d’intervention populaire directe dans la vie politique. Il vient rencontrer ici une pratique et des théories plus anciennes dites de la « démocratie directe » chère aux libertaires notamment. A Marseille, à la Plaine en particulier, une assemblée de quartier et des collectifs œuvrent depuis des années à s’occuper des affaires de la cité sans passer par des représentant.es, des listes électorales ou toute forme partidaire de représentation politique. Il y a un refus d’éloigner le pouvoir loin des individus et des groupes, dans leur diversité. Gérons la ville nous-même serait une manière de résumer la volonté de prendre collectivement ses affaires en main.

Dans quelle mesure la Maison du Peuple vient-elle s’inscrire dans ce mouvement pour la démocratie directe et la gestion, la création sans intermédiaire ? Peut-on prendre la Ville sans s’obstiner à vouloir prendre la mairie, et s’enfermer dans des calculs politiciens, de conquête et de confiscation du pouvoir, avec son lot de petits-chefs autoproclamé.es ?

Nous proposons ce mardi de réfléchir et d’échanger autour des pratiques de démocratie directe mais aussi de « Municipalisme libertaire » ou « Communalisme » à partir des interventions d’Elise Gaignebet (traductrice de la biographie de Janet Bielh consacrée à Murray #Bookchin, théoricien du municipalisme libertaire), Mathieu Léonard (co-rédacteur du dossier sur le communalisme dans le mensuel #CQFD) et George Lapierre (autour des expériences de communalité au Mexique).


Article publié le 17 Juin 2019 sur Mars-infos.org