La guerre, les bombes, les viols, la faim, l’exil forcĂ©, et encore d’autres abominations. L’invasion de la Russie sur l’Ukraine est dĂ©gueulasse, reflet d’une politique expansionniste, avide de pouvoir et de richesse. La guerre ne peut ĂȘtre autre chose qu’une vĂ©ritable boucherie, et ce sont toujours les mĂȘmes qui trinquent. D’un cĂŽtĂ©, la rĂ©pression fĂ©roce envers les mouvements contre la guerre en Russie et les consĂ©quences des sanctions Ă©conomiques qui amĂšneront toujours plus de pauvretĂ©. De l’autre cĂŽtĂ©, des milliers de morts en Ukraine, des villes bombardĂ©es en permanence, des citoyens qui s’érigent en dĂ©fense territoriale, organisant check-point et rĂ©pression de ceux qui refusent la conscription, de celles et ceux qui volent dans les magasins pour Ă©viter de crever la dalle.

La guerre exacerbe les relents patriotiques et la fiertĂ© d’un sentiment europĂ©en alors que ces mĂȘmes dĂ©mocraties qui aujourd’hui dĂ©fendent la paix sont celles qui entretiennent les guerres aux quatre coins du monde. Pour tout cela, nous n’avons pas envie de brandir le drapeau Ukrainien, de vanter les mĂ©rites de son prĂ©sident, ou encore de nous solidariser des armĂ©es nationales ukrainiennes. Nous voulons au contraire affirmer une position antimilitariste, anticapitaliste, et internationaliste.

Les Etats se crĂ©ent et se maintiennent grĂące Ă  des logiques territoriales, par l’imposition d’une identitĂ© nationale, de frontiĂšres, du commerce et des nĂ©gociations. Faire la guerre Ă  ses voisins pour dĂ©fendre son bout de gras, faire la guerre Ă  ses ennemis pour montrer sa puissance, exploiter ses habitant.e.s et toutes les ressources possibles Ă  des fins capitalistes quitte Ă  rendre les gens malades et pourrir tous les coins de la terre. DĂ©jĂ  ici on nous prĂ©pare Ă  la crise Ă©conomique Ă  venir, au renouveau du nuclĂ©aire et de l’industrie miniĂšre.

Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres ! L’entreprise ThalĂšs, par exemple, semble avoir fait un chiffre d’affaire impressionnant cette annĂ©e, comme l’explique une salariĂ©e en grĂšve. Celle-ci se plaint, sans une once de cynisme, de ne pas avoir vu son salaire augmenter. Et n’oublions pas toutes les autres qui se remplissent les poches sur le sang des gens : Airbus, Herakles-Safran, ou encore Dassault…

A Toulouse, le complexe militaro-industriel est l’une des principale source de richesse de la ville. Ainsi, chaque entreprise (ou presque), qui produit dans le militaire, produit aussi dans le civil, pour se faire une meilleure image, pour rentabiliser les profits, ou pour accĂ©lĂ©rer les recherches. En gros, une entreprise qui produit des airbags pour « sauver des vies Â» peut aussi ĂȘtre la mĂȘme qui produit des explosifs.

L’État Français fait son business sur la guerre actuelle. Il a vendu ses armes jusqu’en 2020 Ă  la Russie et remporte le pactole en les vendant actuellement en « soutien Â» Ă  l’Ukraine.

Refuser la guerre et s’y opposer semble pour nous la seule solution possible pour enrayer la machine de mort. Saboter leur propagande guerriĂšre qui se dĂ©roule au nom de la « dĂ©mocratie Â», rendre visible que la guerre est prĂ©sente partout autour de nous.

Ainsi nous voulons affirmer que la guerre est un outil et une consĂ©quence du systĂšme capitaliste lui-mĂȘme ; par ailleurs il nous apparait important de dĂ©battre Ă  propos de la situation particuliĂšre qui se dĂ©roule actuellement en Ukraine, et de rĂ©flĂ©chir Ă  la maniĂšre dont la guerre se construit et se prĂ©pare ici, Ă  Toulouse, ville Ă  la pointe de la technologie militaire.




Source: Iaata.info