Février 6, 2017
Par Rebellyon
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Les prolongations de l’état d’urgence se suivent, faisant de cet état d’exception la règle. Inutile contre le terrorisme, il sert surtout à couvrir et étendre la répression.

L’état d’urgence t’invite à fêter l’anniversaire d’une de ses nombreuses prolongations. Pour ne pas oublier que cette situation n’a rien de normal, d’utile ou d’acceptable, pour que cette énième anniversaire ne passe pas inaperçu, pour que nous puissions en discuter ensemble… rendez-vous pour un goûter d’anniversaire festif, pacifique et ironique. Place des Terreaux, vendredi 24 février, à 20h. Les gâteaux, chapeaux, cotillons, bonbons, masques, ballons, instruments de musique, esprits critiques… sont bienvenus.

Trois mois, six mois, un an, un an et demi… Les prolongations de l’état d’urgence se suivent et l’exception s’installe. L’état d’urgence est répété, chaque fois plus long, chaque fois moins justifié, chaque fois plus utilisé à des fins détournées… Pour ne pas oublier que cette situation n’a rien de normal, d’utile ou d’acceptable, pour que cette énième anniversaire ne passe pas inaperçu, pour que nous puissions en discuter ensemble… rendez-vous pour un goûter d’anniversaire festif, pacifique et ironique.

Nous nous souvenons des attentats et des victimes du massacre du Bataclan il y a un an, et tenons à saluer leur mémoire. Nous saluons aussi celle des victimes de tant d’autres massacres, perpétrés autant par des forces réactionnaires comme Daesh, que des Etats « légitimes », l’Etat français inclus, souvent oubliées ou même niées par les commémorations officielles menées à grands renforts médiatiques.

L’état d’urgence proclamé le 13 novembre 2015, au nom de la « guerre contre le terrorisme », état d’exception, est rapidement devenu la règle. Une étape supplémentaire a été franchie lors de la dernière modification de la loi : l’élection d’une nouvelle Assemblée ou d’un nouveau gouvernement ne met désormais pas fin à l’état d’urgence. Ce dispositif a servi avant tout à enraciner, à généraliser et à banaliser une répression croissante, dont les populations racisées des quartiers populaires sont les victimes de longue date et continuent de faire les frais, répression qui s’est étendue aux travailleurs en lutte, aux militants écologistes, aux citoyen.ne.s solidaires des migrants et à tant d’autres.

C’est pourquoi nous demandons la levée immédiate des mesures d’exception, et nous condamnons la répression, les violences policières, l’islamophobie et le racisme d’État dont il est depuis un an et trois mois la nouvelle couverture. En solidarité avec toutes les victimes de cette répression, nous appelons à faire toutes et tous front pour défendre les libertés d’expression, de réunion, de manifestation, etc., droits démocratiques chaque jour un peu plus attaqués. L’autoritarisme actuel ira croissant si nous n’y mettons pas un terme, c’est pourquoi nous vous appelons à nous rejoindre, afin que ce funeste anniversaire ne passe pas inaperçu et que nous puissions y réfléchir ensemble, pour un goûter d’anniversaire tout en cotillons et en ironie.

Rendez-vous place des Terreaux, vendredi 24 février, à 20h. Les gâteaux, chapeaux, cotillons, bonbons, masques, ballons, instruments de musique, esprits critiques… sont bienvenus.

Le collectif ENS de Lyon en Lutte.




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