La campagne d’Amadiya bombardée par l’aviation turque, le 25 juillet 2019.
Texte provenant de Rojinfo. Lien vers l’original, ici

Le 27 mai 2019, l’État turc a lancé une opération appelée « Griffe », envahissant les régions de Khakurkê (dans la province de Hewlêr), Bradost et d’autres au Sud-Kurdistan (Irak). Cette vague d’offensives s’inscrit dans le cadre de ce qu’il appelle « l’effort de lutte contre le PKK ». Cependant des zones d’habitation sont systématiquement visées, causant la mort de nombreux civils.
Depuis cette date, l’aviation turque a bombardé 50 zones de Bradost, Qandil et Behdinan. Cinq civils ont été tués et 16 autres blessés dans ces attaques d’invasion au cours des deux derniers mois.
Le premier jour de l’opération « Griffe », l’armée turque a posé 30 hélicoptères dans les montagnes de Khakurkê, débarquant des centaines de soldats. Des affrontements ont éclaté avec la guérilla du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) qui a répliqué aux attaques.
Le lendemain du lancement de l’opération, soit le 28 mai, le président irakien Berhem Saleh s’est rendu en Turquie où il a tenu une réunion à huis clos avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, réunion à laquelle étaient également présents le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, et le chef des services de renseignement (MIT), Hakan Fidan.
Collaborant avec l’armée turque, le Gouvernement régional du Kurdistan (KRG) a déployé 15 véhicules d’équipement militaire et un grand nombre de peshmergas dans les régions de Bradost et Berbizina.

Article publié le 26 Juil 2019 sur Ucl-saguenay.blogspot.com