Novembre 16, 2020
Par Filmothèque Des Cinémas Zadistes
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Détournements vs Capture

Dans la guerre médiatique un prestige entoure l’ennemi (le pouvoir qui sépare les corps), ce qui lui permet de se maintenir à l’abri des tentatives de dépassements de son dispositif. En effet, une pensée pessimiste qui se base sur une analyse (fondée) du fonctionnement capitaliste voudrait que rien ne soit possible, qu’aucune nouvelle image ne puisse échapper au Spectacle. C’est d’abord que l’idéologie dominante du « réalisme capitaliste tire sa puissance de la façon qu’a le capitalisme de subsumer et de consumer toute l’histoire qui précède» (Fisher), de cette capacité à intégrer les images qui ne lui appartiennent pas. Les appareils de propagande du capitalisme ont une capacité d’absorption. face à cette capacité de capture, les cinéastes zadistes procède à une guerrilla de détournements et de retournements des images déjà existantes. Les films sont  réalisés avec des images récupérées sur internet, des images pillés dans l’histoire du cinéma. Il participe d’un « communisme cinématographique» (Debord) qui correspond à la pratique du détournement qui s’empare d’images déjà existantes pour en créer de nouvelles, sans référence aux auteurs originels. Un processus qui entraine la disparition de la propriété privée des mots et du langage.

– détournement de l’histoire du cinéma pour la réalisation d’une communication intense

Lettre à un camarade, Signé X, 2018

– retournement des images médiatiques

[Détournement] Nicolas Hulot appelle à l’Occupation & à rejoindre les Comités de soutien, Bure Acuire, 2017

– détournement des dispositifs de capture

Vent d’ouest, Anonyme, 2018




Source: Cinemaszadistes.noblogs.org