Octobre 15, 2021
Par Brest Media Libre
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Jeudi 7 octobre, des conseillers et conseillères Pôle emploi du Finistère étaient attendu.es pour parler de la réforme de l’assurance chômage dont le décret a été publié… Les dirigeant.es de Pôle emploi avaient choisi une salle au coeur du Stade brestois (1) pour tenir la messe managériale à propos de cette réforme qui devrait entraîner une baisse moyenne de l’indemnisation de 24% pour les usagers et usagères, . Alors que les réformes de l’Assurances chômage et la casse du Service public de l’emploi sont justifiées par des contraintes budgétaires, l’encadrement commence par marquer contre son camp…

C’est sur ce terrain que différents collectifs mobilisés contre la réforme de l’assurance chômage se sont mobilisés ce jeudi matin pour rencontrer des conseillers et conseillères de Pôle emploi afin de créer des liens pour :

*le retrait de la réforme de l’assurance chômage

*moins de pression sur les agents de pole emploi et la fin des réponses sécuritaires.

*la fin des radiations et l’arrêt des stigmatisations et des pressions sur les chômeurs.

*l’arrêt de la publication par Pôle emploi d’offres d’emploi illégales.

*des moyens humains pour un vrai service public de l’emploi et l’arrêt de la sous traitance.

Les collectifs s’étaient déjà sont rendus dès vendredi 1er octobre au Pôle emploi « Marine » de Brest pour exprimer leur refus de la réforme et obtenir des informations sur son application, notamment sur la manière dont les agent.es allaient devoir l’appliquer. La directrice avaient été dans l’incapacité de répondre à leurs questions. Jeudi 7 octobre toujours, une conseillère ignorait le projet de doter les agent.es de « bracelets d’alerte » (2). Cette mesure indique pourtant clairement ce à quoi le gouvernement et dirigeant.es de Pôle emploi s’attendent : pendant que certaines personnes sont poussées dans des situations de détresse sociale, ceux et celles qui les contrôleront seront exposées à des gestes de désespoir. Et pendant ce temps, où seront les vraies responsables ?

Les collectifs ont pour leur part informé les conseillers et conseillères présentes de leurs droits en cas de situation dangereuse. Plutôt que d’appeler les flics, mieux vaut arrêter de travailler et exercer son droit de retrait ! En cas de souffrances au travail, ils leurs ont aussi proposé de contacter Kbal, le Collectif brestois pour l’autonomie des luttes !

1« Cette salle dédiée aux exploits sportifs de Brest est idéale pour créer des réceptions originales et donner à votre l’entreprise l’impulsion dont elle a besoin »

2 Assurance-Chômage : Pôle emploi commande des bracelets d’alerte anti-agression pour ses employés franciliens





Source: Brest.mediaslibres.org