Janvier 4, 2021
Par Le blog de anars 56
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Des poulets en stock

 

 

 

 

Encore une période sombre pour nos chers et tendres gallinacés.

 

Le 25 mars 2020, notre prĂ©fet adorĂ© du Morbihan donne son accord Ă  l’agrandissement du poulailler de Plaudren. 6 autres projets d’agrandissement, construction de fermes usines sont Ă©galement dĂ©posĂ©s, rien que dans la dĂ©partement, Saint Guyomard, Plumelin, BernĂ©, Priziac, LangoĂ«lan, NĂ©ant sur Yvel.

 

Dix huit projets ont été acceptés discrÚtement au mois de décembre 2019 en Bretagne, 100 poulaillers sont prévus pour la région.

 

L’objectif du plan volaille en rĂ©gion Bretagne est de conquĂ©rir le marchĂ© français pour faire face Ă  la concurrence internationale. La marchandise (poulets), issue des Ă©levages bretons, sera distribuĂ©e aux collectivitĂ©s, restauration scolaire, EHPAD
, sous couvert de poulets Ă©levĂ©s en France donc « locaux Â».

 

Quel exemple voulons-nous donner Ă  nos enfants et Ă  nos anciens, de ce modĂšle agricole ??

 

 

Un exemple d’élevage intensif

 

La capacitĂ© d’élevage de Plaudren accueillera 178 800 volatiles, sur une surface de 6 000 m2, soit 30 poulets au mĂštre carrĂ©, leur alimentation proviendra de France pour le blĂ© et du BrĂ©sil pour le soja, oĂč est le local ?

 

Les fientes seront stockĂ©es dans un hangar Ă  proximitĂ© de l’élevage, en attente d’un transfert vers des centres de mĂ©thanisation et une autre partie pour les Ă©pandages.

 

Le lieu de stockage des fientes n’aura pas besoin de filtration d’air, considĂ©rant que la capacitĂ© de l’élevage ne dĂ©passe pas les 200 000 poulets. Il n’y a pas si longtemps, le seuil d’obligation d’installation des filtres Ă  particules Ă©tait de 150 000 poulets.

 

La pollution Ă©mise par le stockage des fientes augmentera les Ă©missions d’ammoniac dans l’air et les Ă©pandages pollueront les sols et les riviĂšres, ce qui favorisera la perte massive de la biodiversitĂ© par les Ă©pandages et l’apparition de maladie pulmonaire par l’inhalation de particules d’ammoniac. (Voir lien : airbreizh)

 

 

Un systĂšme d’élevage capitaliste

 

La rĂ©gion Bretagne octroie pour les 100 projets d’élevage une subvention de 50 000 euros Ă  chacune des entreprises, soit 5 millions d’euros.

 

Cet argent provient de subventions publiques, donc du contribuable. Celui-ci n’est pas informĂ© de la destination de ses propres impĂŽts. Si le ou la contribuable Ă©tait au courant, accepterait-il de contribuer Ă  ce modĂšle agricole ?

 

Outre le fait que l’entrepreneur touche des subventions, ce qui, Ă  mon avis, n’est pas suffisant vu l’ampleur de la mise en place de ce modĂšle d’élevage, il va devoir emprunter aux banques (CrĂ©dit agricole) et encore s’endetter.

 

Les bĂ©nĂ©fices de l’élevage iront en majeure partie aux grands groupes agroalimentaires, tels que Doux, Le gaulois, DUC, GAD, Tilly-Sabco, sans oublier les groupes cĂ©rĂ©aliers boursiers, qui profiteront de cette manne financiĂšre.

 

Ce modĂšle est conseillĂ© par la Chambre d’agriculture, gĂ©rĂ© majoritairement par la FNSEA et par le ministĂšre de l’agriculture, qui envoie des commerciaux pour imposer leur modĂšle capitaliste d’élevage. Tout ce beau monde est Ă  la botte des multinationales agroalimentaires et chimiques.

 

Il va de soi que cette filiale de fermes usines ne pourvoira pas au plein emploi. Nous avons constatĂ© que la seule ferme de Plaudren embauchera un salariĂ© et un mi-temps du fait de l’automatisation de ce systĂšme d’élevage.

 

SantĂ© et nutrition, bien-ĂȘtre animal

 

Bon ! Je ne suis pas mĂ©decin ni nutritionniste, ce paragraphe sera fait de constations et petites recherches.

 

Les poulets issus de ces fermes usines sont nourris avec des cĂ©rĂ©ales qui proviennent de l’agriculture conventionnelle. Des pesticides et fongicides vont ĂȘtre utilisĂ©s pour la croissance des blĂ©s, maĂŻs et soja, voire des OGM pour le soja provenant du BrĂ©sil, tous ces produits nous les retrouverons dans la chair du poulet. En mangeant ces mĂȘmes volatiles nous ingĂ©rons ces produits, pour les mangeurs de viande !

 

Les poulets sont modifiĂ©s pour une croissance rapide, 38 Ă  40 jours, pour l’élevage intensif, deux fois plus vite qu’il y a 30 ans.

 

Le lendemain de l’éclosion des Ɠufs, les poussins se retrouvent par centaine de milliers, enfermĂ©s dans d’énormes usines, sans voir la lumiĂšre du jour.

 

La promiscuitĂ© affaiblit leurs muscles et leurs os, on retrouve des poulets avec des pattes cassĂ©es et souffrant de maladies cardiovasculaires par manque d’exercices.

 

Les poulets sont tellement entassĂ©s, que des maladies apparaissent, l’éleveur va devoir utiliser des antibiotiques pour prĂ©venir et combattre toute propagation des maladies.

 

Pour l’humain, les mĂ©thodes intensives d’élevage de poulets contribuent Ă  l’apparition et Ă  la propagation de maladies telles que la grippe aviaire, avec des consĂ©quences pouvant ĂȘtre mortelles. Sans oublier les Ă©missions d’ammoniac qui sont trĂšs irritantes pour le systĂšme respiratoire, la peau, et les yeux. A forte concentration, ce gaz peut entraĂźner des ƓdĂšmes pulmonaires. L’ammoniac est un gaz mortel Ă  trĂšs forte dose.

 

Les poulets issus de fermes usines sont aussi une cause commune d’intoxication alimentaire par les bactĂ©ries telles que la salmonellose, la campylobacteriose


 

La plupart des Ă©leveurs de ce systĂšme ne consomme pas leurs propres productions. N’est-ce pas Ă©trange ?

 

Un poulet Ă©levĂ© en intensif n’a pas ou trĂšs peu de propriĂ©tĂ© nutritive, sa chair est fade et molle. Les personnes qui en mangent ne sont pas rassasiĂ©es du fait de manque protĂ©inique.

 

L’aspect du poulet est flasque, la chair se dĂ©tache de l’os et n’a aucun goĂ»t.

 

L’os est cassant, en cause le manque d’exercice.

 

Certains restaurateurs donnent une dĂ©finition au mot « restaurant Â», se restaurer.

 

Restaurer, c’est rĂ©parer, soigner, donc pourquoi se faire du mal en mangeant cette viande ??

 

Émission d’ammoniac dans l’air

 

Luttes et collectifs

 

Des militant.e.s se sont regroupé.e.s, en collectifs pour contrer le phénomÚne du toujours plus grand et du toujours plus de profits.

 

Pour le poulailler de Plaudren un collectif de 13 personnes membres adhĂ©rents et plus de 150 personnes soutiennent le collectif. Des associations ont rejoint le groupe comme Eau et RiviĂšres, les Faucheurs-euses volontaires, les Amis-ies de la ConfĂ©dĂ©ration Paysanne, les Pisseurs-euses Involontaires de Glyphosate, l’association d’aide aux Victimes des pesticides, Extinction RĂ©bellion, toutes et ous militent contre les Ă©levages intensifs.

 

Sans oublier, L214, 269 Life France, VĂ©gĂ©talisons nos assiettes, VĂ©gan et VĂ©gĂ©tariens, eux aussi luttent contre les fermes usines et pour le bien-ĂȘtre animal.

 

Le 17 juin 2020, plus de 200 personnes se sont rĂ©unies devant la mairie de Plaudren Ă  l’appel du collectif «  De l’air pour les poulets Â». Il dĂ©nonce la prolifĂ©ration de fermes usines de poulets et autres mĂ©ga centres de dĂ©tention animales.

 

Le 23 juillet 2020, nous nous sommes rĂ©unis devant la prĂ©fecture de Vannes pour dĂ©poser un recours en justice contre le poulailler de Plaudren. Pour l’instant pas de rĂ©ponse !

 

Pouvons-nous faire confiance en la justice, qui à mon sens, est à la botte de l’État et du systùme capitaliste.

 

Le 23 juillet Ă  Vannes, nous Ă©tions plus ou moins 100 personnes, pour dĂ©poser le recours, j’ai senti des tensions entre militant.e.s de la ConfĂ©dĂ©ration Paysanne et antispĂ©cistes. Je ne vous Ă©crirais pas l’histoire, elle est trop longue !

 

Ses tensions me dĂ©solent, alors que nous avons tous et toutes intĂ©rĂȘt Ă  militer ensemble. La lutte premiĂšre est contre l’industrialisation et l’intensification de l’élevage.

 

Tous-tes sont invités à participer aux réunions et manifestations.

 

Les dissensions servent l’État et le monde capitaliste, nous aurions plus de poids face Ă  eux, tous-tes regroupĂ©s-Ă©es.

 

 

En bref et conclusion

 

En militant contre ces projets nous montrons que d’autres solutions sont possibles, pour le bien-ĂȘtre des personnes et le bien-ĂȘtre animal, le consommateur aura le choix de lĂ  oĂč il voudra aller.

 

J’ai appris dans les mĂ©dias, le 6 novembre 2020, que des cas de grippe aviaire, sont apparus dans 45 dĂ©partements Français, il est vraiment urgent d’arrĂȘter de produire quoi que se soit, Ă  grande Ă©chelle.

 

Dans cet article, tout n’est pas Ă©crit, je vous laisse le choix d’aller voir les liens ci dessous.

 

R.

 

Liens :

https://www.facebook.com/nopplaudren/

https://www.l214.com/poulets-eleves-pour-la-viande-dits-poulets-de-chair

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=7592&PHPSESSID=5bm5ru80up01e5qj9juptmssp7

https://www.eau-et-rivieres.org/n%C3%A9ant-sur-yvel-un-projet-avicole-trop-hors-sol

https://www.269life-france.com/

https://www.airbreizh.asso.fr/vers-une-strategie-de-surveillance-de-lammoniac-en-bretagne/

https://pig.log.bzh/

https://www.faucheurs-volontaires.fr/




Source: Anars56.over-blog.org