Lors du procès ce jeudi à Gap, le procureur a requis six mois de prison avec sursis contre cinq prévenus. A l’encontre des deux autres, il a demandé douze mois de prison, dont huit avec sursis.

Une audience fleuve qui, au bout de quinze heures de temps, n’était toujours pas terminée. A l’extérieur du tribunal, plusieurs centaines de personnes venues soutenir les “7 de Briançon”, ces militants solidaires des migrants mis en cause pour avoir participé à une manifestation transfrontalière le 22 avril. Cette marche, partie d’Italie et arrivée à Briançon (Hautes-Alpes), répondait à l’arrivée dans la région la veille du groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire. Des migrants s’étaient joints à la manifestation, traversant la frontière avec le cortège.

Le parquet avait vite engagé des poursuites pour “aide à l’entrée irrégulière en France”, avec cette circonstance aggravante que les faits auraient été commis en bande organisée. Trois militants passeront neuf jours en détention provisoire avant d’être libérés. Puis, mi-juillet, quatre nouvelles personnes seront mis en cause dans cette affaire.

Jeudi 8 novembre, à Gap, alors que les prévenus risquaient dix ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende, le procureur a finalement abandonné la circonstance aggravante de “bande organisée”. Il a tout de même requis six mois de prison avec sursis simple contre les cinq prévenus dont le casier judiciaire était vierge. Pour un autre, qui devait également répondre de faits d’attroupement, le parquet a demandé douze mois de prison, dont huit avec sursis simple. Pour un autre, à qui étaient également reproché des faits de rébellion, ont été réclamés douze mois de prison, dont huit avec sursis et mise à l’épreuve.

A 23h15 ce jeudi, les plaidoiries de la défense commençaient à peine. Le jugement devrait être mis en délibéré et connu d’ici quelques semaines.

Source: http://cqfd-journal.org/Des-peines-de-prison-requises -