Le projet du site de Madaouela au Niger.

 Le Canada est connu pour être le paradis des minières. C’est le pays où l’on compte le plus d’enregistrements de compagnies œuvrant dans le secteur des mines. Voilà que dernièrement, deux minières canadiennes ont confirmé leur fusion. Il s’agit de GoviEx et Denison Mines. Le but est de devenir le leader de l’uranium sur le continent africain. Selon le PDG de Denison Mines, David Cates, ”Cette transaction va fournir à nos actionnaires une exposition importante à la mine de Madaouela au Niger”. Le but est clair. Extirper le plus de ressources possibles pour faire le maximum de profit pour les actionnaires. C’est la continuité du pillage entrepris depuis l’époque coloniale. Le gouvernement du Niger a octroyé, fin janvier 2016, un permis d’exploitation d’uranium à GoviEx pour le site de Madaouela, situé à une poignée de  kilomètres de la mine à ciel ouvert d’Arlit, exploitée par la compagnie française Areva. GoviEx détient aussi les permis d’exploitation de Mutanga en Zambie, pour les projets Falea et Dome, qui sont respectivement au Mali et en Namibie. Deux autres sociétés étrangères ont, elles aussi, obtenus de tels permis. C’est la destruction systématique de l’environnement et des conditions de vie de milliers d’Africains. La mine Arlit, exploitée par Areva, a déjà subit la critique à maintes reprises pour les conditions misérables d’exploitations, de contamination des sols et de destruction de l’environnement. Parions que ce ne sera guère mieux pour les projets mis de l’avant par GoviEx. Le message lancé par la multinationale est clair : le profit avant tout.

La mine à ciel ouvert d’Arlit.