Mai 16, 2021
Par Attaque
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Rive-de-Gier (Loire) : En plein dans le mille !

Le Parisien / vendredi 14 mai 2021

L’équipage s’était initialement dĂ©placĂ© pour un tapage nocturne, puis la situation a dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©. Victime d’un jet de projectile dans la nuit de jeudi Ă  vendredi Ă  Rive-de-Gier (Loire), un policier se trouve actuellement en rĂ©animation. Son pronostic vital est engagĂ©, a prĂ©cisĂ© ce vendredi CĂ©dric Esson, le directeur dĂ©partemental de la sĂ©curitĂ© publique de la Loire, lors d’une confĂ©rence de presse. Les auteurs de l’agression, eux, sont en fuite.

Ce fonctionnaire de police ĂągĂ© de 50 ans est intervenu vers 00h20 Ă  Rive-de-Gier, avec des collĂšgues, afin de constater la prĂ©sence d’un groupe de perturbateurs sur la voie publique. Ces derniers Ă©taient accusĂ©s de tapage nocturne, dans le quartier du Grand pont, selon Vincent Bony, le maire PCF de Rive-de-Gier, qui a dit auprĂšs de l’AFP « condamner fermement cette agression inacceptable ».

Le petit groupe composĂ© d’une quinzaine de personnes a vivement rĂ©agi Ă  l’arrivĂ©e des policiers, composĂ© d‘un Ă©quipage de trois fonctionnaires du commissariat de Saint-Chamond chargĂ©s de veiller Ă  l’application du couvre-feu. Visiblement « alcoolisĂ©s », selon CĂ©dric Esson, ces individus leur ont lancĂ© des projectiles, notamment des bouteilles, morceaux de parpaings et canettes en aluminium, en les prenant Ă  partie. Les fonctionnaires ont ripostĂ© en utilisant des grenades lacrymogĂšnes, indique une source policiĂšre au Parisien.

Selon le procureur adjoint de la RĂ©publique de Saint-Etienne, AndrĂ© Merle, Ă©galement sollicitĂ© par l’agence de presse, « les individus ont dans un premier temps refusĂ© de partir, invoquant l’AĂŻd (la fĂȘte musulmane qui marque la fin du ramadan), puis lancĂ© des projectiles en direction des policiers ».

C’est au milieu de ces heurts que le brigadier-chef, qui aurait tentĂ© de rejoindre son vĂ©hicule pour se mettre Ă  l’abri, a reçu un projectile, au niveau de la pommette droite, provoquant une perte de connaissance. Ses collĂšgues, qui allaient amorcer un repli, l’ont trouvĂ© inerte, allongĂ© au sol.

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] Souffrant d’un hĂ©matome sous-dural, le policier a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© Ă  l’hĂŽpital Nord de Saint-Etienne et se trouve aujourd’hui dans un service de rĂ©animation. « Il a subi dans la nuit une intervention au service neurologique du CHU de Saint-Etienne », a prĂ©cisĂ© Ă  l’AFP un reprĂ©sentant du syndicat UnitĂ© SGP Police-FO. [
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Les auteurs prĂ©sumĂ©s du jet de bouteille, quant Ă  eux, ont pris la tangente juste aprĂšs les violences. Une enquĂȘte pour « violences sur personnes dĂ©positaires de l’autoritĂ© publique » a Ă©tĂ© ouverte, mais aucune arrestation n’a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour le moment. L’auteur du tir qui a blessĂ© le fonctionnaire de police risque dix ans de prison, a rappelĂ© le procureur adjoint de la RĂ©publique de Saint-Etienne.

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Saint-Quentin-Fallavier (IsĂšre) : La voiture d’un maton incendiĂ©e

Le Dauphiné Libéré / samedi 15 mai 2021

C’est le mirador qui a donnĂ© l’alerte. Vers 22 h 30 ce samedi 15 mai, l’agent en poste a aperçu un dĂ©part de feu derriĂšre le mess rĂ©servĂ© au personnel du centre pĂ©nitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier. Il a rapidement Ă©tĂ© Ă©tabli qu’il s’agissait d’une voiture incendiĂ©e, celle d’un agent, stationnĂ©e sur le parking clĂŽturĂ© qui est rĂ©servĂ© aux membres du personnel.

Les sapeurs-pompiers de Saint-Quentin-Fallavier sont aussitĂŽt intervenus afin d’éteindre le feu et d’éviter sa propagation Ă  d’autres vĂ©hicules ou mĂȘme au bĂątiment du mess.
Les gendarmes se sont Ă©galement rendus sur place pour procĂ©der aux premiĂšres investigations. Les enquĂȘteurs ont ainsi constatĂ© qu’un second vĂ©hicule avait Ă©tĂ© roulottĂ©.

Selon les informations du DauphinĂ© LibĂ©rĂ©, cet incident survient au lendemain d’une agression. Vendredi 14 mai, en fin de journĂ©e, des individus encagoulĂ©s sont arrivĂ©s aux abords de ce mĂȘme parking du centre pĂ©nitentiaire, caillassant des agents et leurs vĂ©hicules, avant de prendre aussitĂŽt la fuite. PrĂ©venus, les gendarmes Ă©taient intervenus pour lĂ  aussi faire les constatations et recueillir les tĂ©moignages de deux agents, trĂšs Ă©prouvĂ©s.

Alors que les investigations ne font que débuter, un important dispositif de gendarmerie a été déployé pour la nuit autour du centre pénitentiaire, ainsi que sur les différents axes routiers.

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Paris : Si je ne peux pas caillasser les bleus, c’est pas ma fĂȘte !

Le Parisien / dimanche 2 mai 2021

La « rave party » n’aura pas durĂ© longtemps. Samedi soir, 300 fĂȘtards se sont retrouvĂ©s au parc de Bercy, sono crachotante, biĂšre Ă  la main et masque sous le menton. Mais la fĂȘte sauvage a rapidement Ă©tĂ© interrompue par l’intervention des forces de l’ordre.
Des Ă©chauffourĂ©es ont rapidement Ă©clatĂ© entre les deux camps. Des projectiles ont Ă©tĂ© lancĂ©s en direction des policiers qui ont rĂ©pliquĂ© avec des gaz lacrymogĂšnes et des tirs de LBD. « Les forces policiĂšres, c’est que de la violence. Ils sont armĂ©s et nous non », s’indigne un participant, dĂ©nonçant une intervention « dĂ©mesurĂ©e ». « On revendique juste la fĂȘte libre », assĂšne-t-il.
Trois personnes ont Ă©tĂ© interpellĂ©es dont l’organisatrice prĂ©sumĂ©e de l’évĂ©nement. La jeune femme a Ă©tĂ© placĂ©e en garde Ă  vue. Le matĂ©riel sono a Ă©tĂ© saisi.

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Haut-Corlay (Cîtes-d’Armor) : Teufeurs contre flics

France Bleu / samedi 1er mai 2021

La rave-party aura finalement durĂ© deux heures. AprĂšs une installation vers 23 heures vendredi 30 avril sur la commune du Haut-Corlay (CĂŽtes-d’Armor), la musique a Ă©tĂ© coupĂ©e vers 1 heure du matin. Plus de 500 teufeurs Ă©taient prĂ©sents sur place. Du matĂ©riel a Ă©tĂ© saisi mais aucune personne n’a Ă©tĂ© interpellĂ©e. « On attendait beaucoup plus de personnes, probablement plusieurs milliers« , rĂ©agit HĂ©lĂšne Croze, directrice de cabinet du prĂ©fet des CĂŽtes d’Armor, « pour prĂ©venir la venue de nouveaux participants, les gendarmes sont intervenus sur site pour saisir le son vers 1h30« .

Sept gendarmes ont Ă©tĂ© agressĂ©s durant un affrontement avec des teufeurs, cinq d’entre eux ont Ă©tĂ© blessĂ©s et transportĂ©s Ă  l’hĂŽpital de Saint-Brieuc, avec, parmi eux, un colonel de gendarmerie. « Ils ont Ă©tĂ© pris pour cible par les participants et violemment attaquĂ©s« , poursuit HĂ©lĂšne Croze. 300 infractions Covid ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es sur place mais Ă©galement quatre infractions pour dĂ©tention de stupĂ©fiants et deux dĂ©lits de conduite sous stupĂ©fiants. « 65 gendarmes restent prĂ©sents sur site, et des contrĂŽles sont effectuĂ©s sur les axes en amont pour s’assurer qu’aucun nouveau participant ne tente de venir sur le site occupĂ© Â» ajoute la directrice de cabinet. 

Au total, 500 fĂȘtards se sont rĂ©unis vers 23 heures aprĂšs un jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre. Un cortĂšge de dizaines de voitures, fourgon et camping-cars s’était Ă©lancĂ© vers 19 heures depuis Langueux, prĂšs de Saint-Brieuc. Les jeunes conducteurs venaient du Gers, des PyrĂ©nĂ©es Atlantique et de tout l’Ouest de la France.

AprĂšs plusieurs heures Ă  tenter de semer les forces de l’ordre, ils ont fait un premier arrĂȘt Ă  Cohiniac, Ă  une vingtaine de kilomĂštres au sud de Saint-Brieuc, vers 21 heures. Sur un place, un agriculteur qui surveillait son champ avait dĂ©posĂ© un amas de lisier. Les teufeurs ont ensuite repris la route avant de s’installer sur la commune du Haut-Corlay, malgrĂ© des contrĂŽles de gendarmerie.  [
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Cannes (Alpes-Maritimes) : Barbecue au poste de la municipale

20 Minutes / lundi 10 mai 2021

La tension ne semble pas vouloir retomber. Depuis la soirĂ©e de jeudi, particuliĂšrement agitĂ©e Ă  la FrayĂšre aprĂšs des saisies de cannabis et l’interpellation d’un dealer prĂ©sumĂ©, ce quartier sensible de l’ouest de Cannes vit au rythme de nouveaux incidents. AprĂšs de nouveaux jets de pierre, samedi sur des vĂ©hicules des forces de l’ordre, dimanche soir, plusieurs feux de containers ont nĂ©cessitĂ© l’intervention des secours. L’un d’eux avait Ă©tĂ© positionnĂ© juste devant le poste de police municipale dont la façade a Ă©tĂ© calcinĂ©e.

« Ă‡a a commencĂ© dĂšs 20 h 30, avec un groupe d’individus masquĂ©s ou cagoulĂ©s qui ont mis le feu Ă  plusieurs poubelles, a racontĂ© Ă  20 Minutes, ce lundi matin sur place, Yves Daros, le directeur de la police municipale de Cannes. Pour notre poste de police, on va appliquer ‘la thĂ©orie du carreau cassé’. On va tout de suite passer un coup de karcher et un coup de peinture et ce sera terminĂ© dans la journĂ©e Â».

Ces derniĂšres heures, on ne parle en tout cas que de ça dans ce quartier de la citĂ© des festivals, Ă  quelques kilomĂštres de la Croisette, qui bĂ©nĂ©ficie, depuis 2018, d’une « opĂ©ration de requalification urbaine Â» d’envergure, portĂ©e notamment par la ville et la communautĂ© d’agglomĂ©ration. « C’était redevenu tranquille, soupire cette habitante. Il y a toujours des trafics, on le sait. Mais c’est malheureux de voir Ă©clater toute cette violence. Â»

Jeudi soir, certains Ă©voquaient des scĂšnes dignes d’une « guĂ©rilla urbaine ». Plusieurs poubelles Ă©taient incendiĂ©es sur l’avenue des Buissons-ardents, qui longe le quartier, des vĂ©hicules de police ont Ă©tĂ© caillassĂ©s et une camĂ©ra de vidĂ©osurveillance a Ă©tĂ© dĂ©tĂ©riorĂ©e. Depuis le dĂ©but, trois policiers nationaux ont Ă©tĂ© blessĂ©s, selon le syndicat Alliance 06. [
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Fréjus (Var) :

France Info / samedi 9 mai 2021

FrĂ©jus se rĂ©veille ce dimanche 9 mai aprĂšs une nouvelle nuit de chaos. Les Ă©chauffourĂ©es ont durĂ© jusqu’à 3 heures du matin avant que le calme ne revienne dans ce quartier situĂ© Ă  cheval sur la commune de Saint-RaphaĂ«l (Var).
Bilan : 4 policiers lĂ©gĂšrement blessĂ©s, des voitures brĂ»lĂ©es, du mobilier urbain dĂ©gradĂ©, une dizaine de vitrines de magasins brisĂ©es. Mais pas d’autres blessĂ©s Ă  dĂ©plorer d’aprĂšs les pompiers.
Un vĂ©hicule de la police municipale incendiĂ© Ă©tait garĂ© et vide, en marge de l’artĂšre oĂč se sont concentrĂ©es les violences et a Ă©tĂ© incendiĂ© au moment de la dispersion des fauteurs de trouble.
La police scientifique est sur place pour constater les dégùts. [
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Que s’est-il passĂ© ? Dans la nuit de samedi Ă  dimanche, plusieurs dizaines d’hommes cagoulĂ©s et masquĂ©s, environ une soixantaine, ont participĂ© Ă  ces violences dans le quartier de la Gabelle Ă  FrĂ©jus (Var).
Un vĂ©hicule de la police municipale incendiĂ© Ă©tait garĂ© et vide, en marge de l’artĂšre oĂč se sont concentrĂ©es les violences. La voiture a Ă©tĂ© incendiĂ©e au moment de la dispersion des fauteurs de trouble, d’aprĂšs la police.
Certains habitants ont filmĂ© les scĂšnes. Dans cette vidĂ©o prise du haut d’un appartement, on distingue une rue presque complĂštement barrĂ©e par les flammes, des vĂ©hicules sont incendiĂ©s et du mobilier urbain.
Lassés par ces nuisances sonores, certains habitants ont appelé la police qui a été prise à partie.
Sur place, les fonctionnaires de police ont essuyé des jets de projectiles. Ils ont dû appeler des renforts pour faire face à ce déchaßnement de violences urbaines.
Dans ces diffĂ©rentes vidĂ©os prises la nuit derniĂšre et partagĂ©es sur YouTube, on entend des tirs d’artifices, on voit Ă©galement des feux de poubelles, des voitures en flammes, des vitrines de magasins fracassĂ©es. [
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D’aprĂšs le procureur de Draguignan, Patrice Camberou, contactĂ© ce dimanche matin, ce sont des rĂ©pliques Ă  des actions de lutte contre le trafic de drogue.
Le magistrat prĂ©cise que les camĂ©ras de vidĂ©osurveillance sont systĂ©matiquement dĂ©truites depuis quelques semaines dans ce secteur. Des violences rĂ©currentes Ă  FrĂ©jus : les 16 et 25 avril derniers, ainsi qu’en mars, ce quartier avait dĂ©jĂ  subi des actes similaires. [
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Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) : Si, les vidéos mettent des gens dans la merde

France Bleu / jeudi 6 mai 2021

En marge d’une manifestation de lycĂ©ens, ce mercredi devant la citĂ© scolaire de Saint-Nazaire, une femme de 38 ans a taguĂ© un vĂ©hicule de police. Surprise par les forces de l’ordre, cette Nazairienne a alors tentĂ© de retourner la bombe aĂ©rosol contre un agent avant de le frapper « violemment au tibia« . Elle a finalement Ă©tĂ© interpellĂ©e quelques heures avant un lycĂ©en, soupçonnĂ© d’avoir jetĂ© des projectiles sur les policiers.

La trentenaire arrĂȘtĂ©e par les enquĂȘteurs de la sĂ»retĂ© urbaine, rue Pierre de Coubertin, a Ă©tĂ© dans un premier temps placĂ©e en garde Ă  vue avant d’ĂȘtre dĂ©fĂ©rĂ©e en comparution immĂ©diate devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire. SoupçonnĂ©e de violences sur personnes dĂ©positaires de l’autoritĂ© publique et de dĂ©gradations volontaires de bien public, cette femme a finalement obtenu un dĂ©lai d’un mois de la Justice pour prĂ©parer sa dĂ©fense.

Au lendemain de ces violences, une autre personne a Ă©tĂ© interpellĂ©e. AccusĂ© d’ĂȘtre l’auteur « de violences rĂ©pĂ©tĂ©es par des jets de projectiles Â» en direction des forces de l’ordre, un lycĂ©en majeur a Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă  vue. L’homme, dĂ©jĂ  connu des services de police, avait Ă©tĂ© filmĂ© par un tĂ©moin de la scĂšne. La vidĂ©o s’était ensuite retrouvĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux et avait Ă©tĂ© reprise par la chaĂźne d’information en continu, CNews.

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Quetigny (CĂŽte-d’Or) : Les gendarmes vont voir les scooters en feu et
 leur bagnole brĂ»le !

France Bleu / dimanche 9 mai 2021

Une voiture de la gendarmerie a Ă©tĂ© retrouvĂ©e consumĂ©e par les flammes Ă  Quetigny (CĂŽte-d’Or), ce dimanche 9 mai 2021. Les gendarmes ont Ă©tĂ© appelĂ©s pour un feu de scooter prĂšs de l’avenue du Cromois, vers 17 heures. C’est trois minutes aprĂšs ĂȘtre sortis du vĂ©hicule qu’ils le dĂ©couvrent en train de brĂ»ler.

Aucun gendarme n’a Ă©tĂ© blessĂ©. Quant au Peugeot Partner, il n’a mis que quelques minutes Ă  ĂȘtre ravagĂ© par le feu, selon les enquĂȘteurs. Des investigations sont en cours, la piste criminelle est pour l’instant privilĂ©giĂ©e. Aucun lien n’est Ă©tabli, Ă  ce jour, avec les violences qui ont eu lieu dans la nuit de samedi Ă  dimanche dans les quartiers dijonnais des GrĂ©silles et de Junot, ainsi qu’à ChenĂŽve.

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Yvelines : Aucune trĂȘve pour les flics !

Le Parisien / lundi 10 mai 2021

Aucune trĂȘve sur le front des violences urbaines. Ce dimanche et la nuit qui a suivi ont Ă©tĂ© Ă©maillĂ©s de violences contre les forces de l’ordre Ă  plusieurs endroits du dĂ©partement, suivant la tendance bien Ă©tablie depuis plusieurs mois.

Aux Mureaux, un major de police a Ă©tĂ© blessĂ© aprĂšs que le vĂ©hicule dans lequel il se trouvait a Ă©tĂ© visĂ© par des jets de projectiles dans le quartier des Musiciens. Il a Ă©tĂ© touchĂ© au visage. Selon le rapport rĂ©digĂ© par les fonctionnaires, leurs agresseurs Ă©taient ĂągĂ©s d’une dizaine d’annĂ©es


À Poissy, en plein aprĂšs-midi, une Ă©quipe de la police municipale a Ă©tĂ© attaquĂ©e Ă  deux pas du centre-ville alors qu’elle intervenait pour une affaire banale au domicile d’un riverain.

Un peu plus tard dans la soirĂ©e, les tirs de mortier d’artifice ont Ă©clatĂ©. À Élancourt, peu avant minuit, des inconnus ont visĂ© une voiture de police en se positionnant sur le toit d’un immeuble. GrĂące Ă  la portĂ©e de ces engins qui peuvent griĂšvement brĂ»ler ou blesser leurs victimes, les auteurs ont eu le temps de s’enfuir avant que les policiers ne grimpent sur le toit.

Puis, vers 0h30, c’est une Ă©quipe de la Bac qui a subi une salve de mortiers alors qu’elle sĂ©curisait l’intervention des pompiers square Wallon. Il n’y a pas eu de blessĂ©.

Depuis plusieurs mois, les policiers sont confrontĂ©s Ă  des violences urbaines qui font rage quasiment toutes les nuits, notamment dans le secteur de Saint-Quentin-en-Yvelines. Une situation difficilement explicable qui suscite la lassitude et la colĂšre dans les rangs des forces de l’ordre, dĂ©jĂ  plombĂ©es par un contexte national difficile.

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Val-d’Oise : Tout le monde se rue sur les bleus

Le Parisien / samedi 9 mai 2021

Des reprĂ©sentants des forces de l’ordre ont Ă©tĂ© malmenĂ©s ces derniers jours dans le Val-d’Oise. Un quotidien malheureusement rĂ©current mais contre lequel le gouvernement a dĂ©cidĂ© de se mobiliser. Dimanche en fin d’aprĂšs-midi, le ministre de l’IntĂ©rieur GĂ©rald Darmanin est venu rencontrer des policiers d’Herblay et de Sarcelles, rĂ©unis pour l’occasion Ă  Cergy. Ces agents, sous le choc, avaient Ă©tĂ© la cible de menaces dans des circonstances complĂštement diffĂ©rentes.

Vendredi soir tout d’abord, un Ă©quipage est venu en renfort dans le quartier des Doucettes, afin d’assister des collĂšgues chargĂ©s d’intervenir dans un dossier de garde d’enfants. Il s’agissait de mettre en sĂ©curitĂ© des petits faisant l’objet d’une mesure de placement. Les policiers du commissariat de Sarcelles, venus en soutien ont Ă©tĂ© les cibles de tirs de mortiers peu avant minuit. La scĂšne a Ă©tĂ© filmĂ©e et diffusĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux, assortie d’appels Ă  la violence. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte. Les fonctionnaires n’ont pas Ă©tĂ© blessĂ©s mais leur vĂ©hicule est endommagĂ©.

Dans la nuit de vendredi Ă  samedi, vers 3 heures du matin, c’est Ă  Herblay-sur-Seine qu’une autre attaque se dĂ©roulait. Alors qu’ils tentaient de contrĂŽler une voiture occupĂ©e par deux femmes, des policiers voient le vĂ©hicule prendre la fuite. Ils le prennent en chasse jusqu’au secteur dit du « Trou-Poulet », sur un terrain occupĂ© par la communautĂ© des gens du voyage. Les deux femmes se garent et descendent de voiture. Les policiers les suivent alors Ă  pied mais ils sont aussitĂŽt pris Ă  partie par une vingtaine de personnes. Les fonctionnaires se replient Ă  l’intĂ©rieur de leur vĂ©hicule. Ce qui n’arrĂȘte pas vraiment les violences puisque la voiture sera secouĂ©e, frappĂ©e et caillassĂ©e. Usant de moyens de dĂ©sencerclement, la patrouille rĂ©ussira finalement Ă  Ă©loigner les agresseurs et Ă  quitter les lieux. Un seul agent a Ă©tĂ© lĂ©gĂšrement blessĂ© mais tous sont trĂšs choquĂ©s par la scĂšne. Sur place, un homme de 26 ans, particuliĂšrement actif dans l’agression, a pu ĂȘtre interpellĂ©. Il a Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ© dimanche devant le parquet du tribunal de Pontoise et placĂ© en dĂ©tention prĂ©ventive pour tentative d’homicide sur personne dĂ©positaire de l’autoritĂ© publique. [
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Rillieux-la-Pape (métropole de Lyon) : Les flics tombent dans un traquenard

Le ProgrĂšs / dimanche 9 mai 2021

Les policiers ont de nouveau Ă©tĂ© pris pour cible Ă  Rillieux-la-Pape, lors de deux incidents survenus samedi et dans la nuit de samedi Ă  dimanche. Il Ă©tait 18 h 30 lorsqu’un premier incident s’est produit au niveau de l’avenue du GĂ©nĂ©ral-Leclerc. Deux Ă©quipages, l’un de la police nationale, l’autre de la police municipale, ont essuyĂ© des jets de projectiles. Les voitures des forces de l’ordre ont Ă©tĂ© sĂ©rieusement abĂźmĂ©es mais aucun policier n’a Ă©tĂ© blessĂ©. Les policiers ont ripostĂ© en utilisant des grenades lacrymogĂšne et de dĂ©sencerclement.

Dans un second temps, il Ă©tait 1 h 30 lorsque la police a reçu un appel signalant des dĂ©gradations en cours commises sur une voiture, rue Michelet, dans le quartier des Alagniers. Un Ă©quipage de police municipale s’est rendu sur place. Mais il s’agissait en fait d’un guet-apens.
À leur arrivĂ©e, les policiers ont Ă©tĂ© bloquĂ©s par un vĂ©hicule mis en travers de leur chemin. Ils se sont retrouvĂ©s face Ă  une dizaine de personnes armĂ©es de barres de fer et ont essuyĂ© des jets de pierres. L’une des pierres a brisĂ© une vitre de leur vĂ©hicule et blessĂ© un des trois policiers de l’équipage au genou. Il s’est vu dĂ©livrer une ITT (IncapacitĂ© temporaire de travail) de 5 jours. Des effectifs de la police nationale ainsi qu’une section de CRS ont Ă©tĂ© appelĂ©s en renfort pour sĂ©curiser le quartier.

Des tags anti-police ont Ă©tĂ© dĂ©couverts sur les murs de la MJC situĂ©e Ă  proximitĂ©. TracĂ©es Ă  la peinture indĂ©lĂ©bile, ces inscriptions comportaient des menaces nominatives envers des policiers de Rillieux.

Enfin, pour parachever la nuit, deux vĂ©hicules ont Ă©tĂ© brĂ»lĂ©s, l’un sur un parking situĂ© en face du 10, rue AndrĂ©-le-Notre et l’autre, secteur Mont-Blanc. [
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Corbeil-Essonnes (Essonne) : Les bleus sont toujours l’équipe adverse

Le Parisien / lundi 3 mai 2021

Ce samedi soir, les habitants de Corbeil-Essonnes ont entendu de nombreux pĂ©tards et fumigĂšnes prĂšs du stade des TarterĂȘts. Les spectateurs du tournoi de foot amateur de la coupe d’Afrique interquartiers (appelĂ©e « CAN ») fĂȘtaient la victoire de leur Ă©quipe dans le match CĂŽte d’Ivoire-AlgĂ©rie. Mais vers 21 heures, les pĂ©tards se sont dirigĂ©s vers un groupe de policiers Ă  proximitĂ©.

Quelques minutes plus tĂŽt, deux voitures de la brigade spĂ©cialisĂ©e de terrain (BST) de Corbeil-Essonnes contrĂŽlent un suspect au niveau du 29, avenue LĂ©on-Blum, prĂšs d’un point de deal connu. Deux numĂ©ros plus loin, au 27, un autre homme commence Ă  jeter des projectiles sur les policiers pour gĂȘner l’intervention. Il prend la fuite vers le stade de foot oĂč se joue la CAN et harangue la foule.

Les policiers le suivent. Ils font alors face Ă  prĂšs de 200 spectateurs qui se retournent contre eux. « Et ce malgrĂ© l’intervention de deux mĂ©diateurs sur place qui essaient de les raisonner
 » souffle une source policiĂšre. Ces mĂ©diateurs auraient eux-mĂȘmes subi les rĂ©probations de la foule.

Les spectateurs hostiles tirent au mortier et lancent des pierres sur les fonctionnaires, qui rĂ©pliquent avec des grenades lacrymogĂšnes et des tirs de lanceur de balles de dĂ©fense. Ils parviennent Ă  reculer jusqu’au parc AimĂ©-CĂ©saire avant de quitter le quartier. Le calme reviendra grĂące Ă  l’arrivĂ©e de renforts. Aucune interpellation n’a eu lieu et aucun fonctionnaire n’a Ă©tĂ© blessĂ©. [
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Les Ulis (Essonne) : Flics et politiciens hors du quartier !

Le Parisien / mercredi 5 mai 2021

Pendant plusieurs heures, mardi soir, le quartier des Amonts aux Ulis (Essonne) a Ă©tĂ© enfumĂ© par les gaz lacrymogĂšnes. La soirĂ©e a Ă©tĂ© Ă©maillĂ©e d’affrontements entre une soixantaine de personnes et les policiers, dans le secteur du Berry et des BergĂšres.
« Certains immeubles ont dĂ» ĂȘtre Ă©vacuĂ©s tellement il y avait de gaz, raconte une habitante du secteur. Les pompiers sont venus car certains ont cru Ă  un incendie Ă  cause de la fumĂ©e. Une famille a mĂȘme dĂ» dormir ailleurs ! » Sur les rĂ©seaux sociaux, une autre habitante se plaint d’avoir reçu une cartouche de flash-ball dans sa vĂ©randa.

Les heurts ont fait suite Ă  l’interpellation d’un trafiquant de drogue prĂ©sumĂ©, vers 18 heures, par la brigade anticriminalitĂ© (BAC) des Ulis. Une intervention « violente », selon une habitante, qui affirme que « les policiers ont portĂ© des coups de poing pour le faire plier dans leur voiture ».
Une heure et demie plus tard, les effectifs reviennent pour une perquisition. La situation se tend, car une vingtaine de jeunes les attendent au pied de l’immeuble.
Selon une source policiĂšre, le groupe leur aurait lancĂ© des pierres, des parpaings et leur aurait tirĂ© dessus au mortier d’artifice. « Les jeunes se sont interposĂ©s car la descente de police avait Ă©tĂ© musclĂ©e », nuance une habitante.

Le maire (PS), Clovis Cassan, et trois Ă©lus de la majoritĂ© municipale se trouvaient Ă©galement sur place en fin de journĂ©e ce mardi pour tenter d’apaiser la situation. Ils se sont assez rapidement retrouvĂ©s encerclĂ©s par les lacrymogĂšnes et les policiers. [
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La violence monte crescendo et atteint son apogĂ©e peu aprĂšs 20 heures. Une bonne cinquantaine d’émeutiers fait dĂ©sormais face aux policiers. Pour contenir la foule, une cinquantaine d’agents sont appelĂ©s en renfort.
Sur des vidéos du quartier, que nous avons pu visionner, on peut voir de nombreux policiers arriver casqués et accompagnés de chiens. Ils sont visés directement par des tirs de mortier qui explosent à leurs pieds.
« Deux policiers ont Ă©tĂ© blessĂ©s par des jets de pavĂ©s, indique une source policiĂšre. L’un s’est vu dĂ©livrer 10 jours d’ITT pour une fissure au coude. Ses muscles et ses tendons sont touchĂ©s ». L’autre a Ă©tĂ© blessĂ© Ă  l’avant-bras. Aucune interpellation n’a eu lieu lors de ces incidents. Le pare-brise d’un vĂ©hicule de police a Ă©tĂ© brisĂ©. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte et confiĂ©e Ă  la sĂ»retĂ© urbaine de Palaiseau. [
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Lyon : VoilĂ  la cavalerie antikeufs !

extrait de Lyon Capitale / vendredi 30 avril 2021

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] Mais quelques instant plus tard, deux motos surgissent, montĂ©es chacune par deux individus : un Ă  l’avant, l’autre Ă  l’arriĂšre. Il n’y a plus qu’un seul policier dans la voiture de police. Les autres sont allĂ©s chercher une autre moto susceptible d’avoir Ă©tĂ© abandonnĂ©e suite Ă  un rodĂ©o dans le bois du boulevard de Balmont. Tout de suite, le policier reconnaĂźt l’un d’eux : il s’agit du mĂȘme qui les provoquait juste avant. Il est Ă  prĂ©sent Ă  bord d’une autre moto.

Mais la situation dĂ©rape complĂštement quand les deux passagers arriĂšres des motos allument des mortiers d’artifices
 et les lancent sur le vĂ©hicule de police. S’ensuit une course poursuite oĂč la police est traquĂ©e et ciblĂ©e par les tirs de mortier. L’un des tirs, lancĂ© Ă  moins d’un mĂštre, touche la vitre passager de la voiture. AprĂšs plusieurs manƓuvres, les motos s’échappent. Bilan : un vĂ©hicule de police endommagĂ©. Le policier n’a pas Ă©tĂ© blessĂ© prĂ©cise un communiquĂ© des forces de l’ordre.

Le lendemain des faits, la BAC intervient aux adresses connues de l’individu reconnu : il n’est pas chez lui. Se sachant recherchĂ©, il s’est prĂ©sentĂ© lui-mĂȘme au commissariat du 9e arrondissement mercredi 29. Il est placĂ© en garde Ă  vue immĂ©diatement, et ne reconnaĂźt que la conduite de la moto sans rodĂ©os. Il est prĂ©sentĂ© Ă  la police ce vendredi 30 avril. Les trois autres conducteurs courent toujours dans la nature, et ne peuvent aujourd’hui pas ĂȘtre identifiĂ©s, prĂ©cise la police.

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Amiens : Le conteneur Ă  poubelles pour bloquer la rue

Le Courrier Picard / samedi 15 mai 2021

La soirée du vendredi 14 mai a de nouveau connu un moment de tension quartier Sud-Est à Amiens.
Un conteneur à poubelles a été incendié au beau milieu de la rue Marcel-Paul, en arrivant par la rue de Cagny.
Les pompiers d’Amiens venus de la caserne Ferry toute proche sont intervenus. Ils n’ont pas confirmĂ© une information faisant Ă©tat d’un accueil par des jets de cailloux, mais l’intervention bien que de « routine » Ă©tait toutefois tendue a-t-on appris.
Samedi 15 mai, tÎt dans la matinée, les services de la Ville avaient déjà nettoyé la chaussée.

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Villefranche-sur-SaĂŽne : Et mĂȘme si les flics sont allĂ©s le chercher chez lui


Lyon Mag / dimanche 16 mai 2021

Un jeune de 16 ans s’est Ă©vadĂ© du tribunal Ă  Villefranche-sur-SaĂŽne ce samedi, alors qu’il allait ĂȘtre dĂ©fĂ©rĂ© devant un juge pour enfants rapporte Le ProgrĂšs.
L’adolescent, dĂ©jĂ  connu des services de police, est suspectĂ© d’avoir mis le feu Ă  un container dans la nuit de jeudi Ă  vendredi dans le quartier de Belleroche. Il avait Ă©tĂ© interpellĂ© Ă  son domicile le lendemain.
Le mineur, qui a pris la fuite par une grille de sortie utilisĂ©e le week-end selon le quotidien, est toujours recherchĂ© par les forces de l’ordre. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte.

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Dijon : ACAB

Le Bien Public / vendredi 7 mai 2021

« Je dĂ©plore et je condamne », dĂ©clare ce vendredi le pasteur Landry-Ogoula, de l’église Ă©vangĂ©lique AssemblĂ©e de Dieu Ă  Dijon.
Dans la matinĂ©e, il a dĂ©couvert que contre le rideau mĂ©tallique du lieu, rue Tabourot-des-Accords, avait Ă©tĂ© taguĂ©. Ceci avec la mention « Acab [
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Contre les yeux de la police

Reims : Le poteaux mĂ©talliques d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’autrefois


France Info / lundi 3 mai 2021

C’est une vidĂ©o hallucinante qu’a envoyĂ© un internaute Ă  France 3 Champagne-Ardenne. Dimanche 2 mai, un individu cagoulĂ© a tronçonnĂ© un poteau portant une camĂ©ra de surveillance, au coeur du quartier Wilson, Ă  Reims.

La vidĂ©o ne dure que vingt-sept secondes. On y voit un homme, cagoulĂ©, dĂ©placer une poubelle avant de s’attaquer, Ă  l’aide d’une tronçonneuse, Ă  un poteau portant Ă  son sommet une camĂ©ra de vidĂ©o-surveillance. Quelques instants plus tard, le poteau s’écrase au sol et l’homme se dirige vers un autre individu, cagoulĂ© lui aussi, et qui tournait autour de la scĂšne en scooter. [
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Selon le voisin auteur de la vidĂ©o, « ce n’est pas la premiĂšre fois que cela arrive. La camĂ©ra a Ă©tĂ© installĂ©e en dĂ©cembre et ils avaient dĂ©jĂ  fait tomber le poteau une premiĂšre fois. Cette camĂ©ra gĂȘne leur trafic de drogue Â».

De son cĂŽtĂ©, Xavier Albertini, l’adjoint Ă  la sĂ©curitĂ© de la Ville de Reims est lui bien loin de tomber de sa chaise. « Nous avons 217 camĂ©ras de vidĂ©o-surveillance Ă  Reims et cela nous arrive une, deux voire trois fois par an. C’est le procĂ©dĂ© habituel, ils utilisent une tronçonneuse thermique parce qu’il faut savoir que le mat est renforcĂ©. C’est bien la preuve que ces camĂ©ras filment des images qui dĂ©rangent Â», explique-t-il. Et d’ajouter: « il y a des dĂ©tecteurs de vibrations sur les camĂ©ras, tout a Ă©tĂ© filmĂ© et mĂȘme si les individus Ă©taient cagoulĂ©s, cela nous donnera des indications. Nous avons dĂ©posĂ© plainte et une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte par la Police Nationale. De notre cĂŽtĂ©, nous rĂ©installerons bien sĂ»r au plus vite cette camĂ©ra. Il faut savoir que la rĂ©installation de l’ensemble coĂ»te quand mĂȘme entre 7.000 et 10.000 euros. Â» [
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Source: Attaque.noblogs.org