Juin 16, 2021
Par Attaque
376 visites


Calais (Pas-de-Calais) : La rage contre les frontiÚres et leurs shérifs

France Bleu / mardi 2 juin 2021

« C’est la premiĂšre fois depuis la fin de la Jungle qu’on atteint un tel niveau de violence Â» selon la prĂ©fecture du Pas-de-Calais. Du cĂŽtĂ© du syndicat Alliance Police Nationale, on constate la mĂȘme chose. Sept CRS ont Ă©tĂ© blessĂ©s dans la nuit de mardi Ă  mercredi 2 juin Ă  Calais, lors de violents affrontements avec un groupe de migrants. 

Les escarmouches ont durĂ© toute la nuit, de 3H Ă  8H du matin rapporte la PrĂ©fecture. A l’origine des tensions : une cinquantaine de migrants ont tentĂ© de s’introduire dans la zone du port. Ils ont Ă©tĂ© repoussĂ©s, ce qui a mis le feu aux poudres. Ils sont revenus, plus nombreux. Les autoritĂ©s ont comptĂ© au plus fort des tensions une centaine de personnes dans ce groupe. Pour Manuel Vanoeteghem, CRS calaisien du syndicat Alliance Police Nationale, ils Ă©taient 300.

« On a eu 32 collĂšgues contusionnĂ©s, sept ont dĂ» aller Ă  l’hĂŽpital pour rĂ©aliser des examens complĂ©mentaires. Au moins un s’est vu prescrire 14 jours d’ITT Â» s’effare-t-il. Il dĂ©crit des exilĂ©s « prĂȘts Ă  en dĂ©coudre Â», armĂ©s de « barres de fer Â», jetant pavĂ©s, boites de conserves pleines et vides sur les forces de l’ordre.

*****

Paris : Quand les flics viennent gĂącher la fĂȘte


France Info / dimanche 13 juin 2021

Rebelotte. La police est intervenue, samedi 12 juin au soir, plus d’une heure avant le couvre-feu, pour disperser des centaines de jeunes fĂȘtards agglutinĂ©s pour la deuxiĂšme soirĂ©e consĂ©cutive sur l’esplanade des Invalides, Ă  Paris. Les forces de l’ordre, intervenues pour « non-respect des rĂšgles sanitaires Â», ont Ă©tĂ© la « cible de jets de projectiles Â», a indiquĂ© la prĂ©fecture de police sur Twitter. La prĂ©fecture de police a annoncĂ©, sur Twitter, que trois personnes avaient Ă©tĂ© interpellĂ©es, Ă  23 heures.

A l’heure du dĂ©but du couvre-feu, seules restaient sur place de petites grappes de jeunes qui repartaient progressivement alors que l’esplanade Ă©tait entourĂ©e de camions de police. Violette, 16 ans, a racontĂ© Ă  l’AFP ĂȘtre venue des Hauts-de-Seine avec ses amis, pour une nouvelle soirĂ©e Projet X (du nom d’un film amĂ©ricain de 2012 centrĂ© sur une fĂȘte de jeunes qui tourne mal) Ă  laquelle participaient, selon elle, plus de 1 000 jeunes. « Je suis venue parce que l’annĂ©e derniĂšre c’était vraiment pas mal, ça remplace les festivals. Mais (
) ce [samedi] soir, ça a vraiment tournĂ© court Â», dĂ©plorait-elle.

Vendredi soir, entre 1 500 et 2 000 jeunes s’étaient dĂ©jĂ  rassemblĂ©s sur l’immense pelouse des Invalides, aprĂšs l’annonce sur les rĂ©seaux d’une soirĂ©e Projet X. Les policiers Ă©taient intervenus vers 23 heures et avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© la cible de projectiles, selon une source policiĂšre. Il n’y avait eu vendredi soir ni interpellations ni blessĂ©s.

*****

Sens (Yonne) :  Magasins et voitures pris pour cible

France Bleu / dimanche 6 juin 2021

Vitrines cassĂ©es, poubelles et voitures brĂ»lĂ©es
 c’est la scĂšne dĂ©couverte par les habitants et les commerçants du quartier des Chaillots Ă  Sens ce dimanche 6 juin, aprĂšs une nouvelle nuit de violences urbaines. DĂ©jĂ  en mars dernier, le quartier avait Ă©tĂ© le thĂ©Ăątre de saccages. Cette fois-ci, ce sont trois magasins – un salon de coiffure (dĂ©jĂ  visĂ© en mars), une station-service et un magasin d’antennes et tĂ©lĂ©surveillance -, des poubelles et cinq voitures qui ont Ă©tĂ© pris pour cible par une trentaine de jeunes, avec notamment des tirs de mortiers, entre minuit et 3 heures. Il n’y a pas eu de blessĂ©.
« Tout est cassĂ© Ă  l’intĂ©rieur, les vitrines, les ordinateurs, mĂȘme le garage a Ă©tĂ© visĂ© Â», raconte la gĂ©rante de la station-service, dĂ©pitĂ©e. C’est la premiĂšre fois qu’elle fait face Ă  une telle violence. Les jeunes sont mĂȘme allĂ©s jusqu’à scier un poteau de camĂ©ra de vidĂ©o-surveillance. Elle avait justement remplacĂ©e et placĂ©e en hauteur aprĂšs les violences d’il y a trois mois.
ArrivĂ©es sur place, les forces de l’ordre ont Ă©tĂ© accueillies par des jets de pierres.
« Tout est prĂ©mĂ©ditĂ©, des cailloux, une scie, tout ça ne se ramasse pas sur la route Â», estime Jean Pierre Crost, adjoint Ă  la sĂ©curitĂ© Ă  la mairie de Sens. La sous-prĂ©fecture Ă©voque mĂȘme un guet-apens. Comme en mars dernier, la prĂ©fecture annonce des renforts de police dĂšs ce dimanche soir et dans la semaine. Mais du cĂŽtĂ© de la mairie, on espĂšre surtout des renforts Ă  plus long terme. De son cĂŽtĂ©, le syndicat de police Alliance dĂ©plore de nouveau dans un communiquĂ© un manque d’effectifs.
Pour l’heure, il n’y a eu aucune interpellation mais une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte par le parquet d’Auxerre et a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  la police de Sens.

*****

Vaulx-en-Velin (MĂ©tropole de Lyon) : Ils attirent les flics dans un piĂšge

Lyon Mag / dimanche 13 juin 2021

Aux alentours de minuit ce vendredi Ă  Vaulx-en-Velin, plusieurs personnes ont incendiĂ© des poubelles ainsi que des vĂ©hicules dans le quartier de La Soie-La Balme. Lorsque les policiers sont arrivĂ©s sur place, ils ont Ă©tĂ© visĂ©s par des projectiles, notamment par des mortiers d’artifice, comme on peut le voir sur une vidĂ©o qui circule sur les rĂ©seaux sociaux. [
]

*****

Lyon : Voir les choses en grand

Lyonmag / vendredi 30 avril 2021

Ce jeudi soir, un homme ùgé de 25 ans a été interpellé peu aprÚs 18h sur les berges de SaÎne, au niveau du quai Saint-Vincent dans le 1er arrondissement de Lyon.
Selon nos informations, l’individu a Ă©tĂ© apprĂ©hendĂ© par deux policiers municipaux Ă  moto alors qu’il Ă©tait en train de rĂ©aliser un immense tag sur les murs des bords de la riviĂšre. Son message, d’aprĂšs des tĂ©moins, Ă©tait sans Ă©quivoque : « ACAB Â», pour “All cops are bastard Â» ou en français « tous les policiers sont des bĂątards Â» (sic).
L’individu a Ă©tĂ© ramenĂ© au commissariat du 1er arrondissement et placĂ© en garde Ă  vue. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour dĂ©gradation et outrage.

*****

Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) : Vague de tags anti-police

Ouest-France / mercredi 16 juin 2021

Surprise, lundi matin, pour quelques riverains de la gendarmerie et alentour quand ils ont dĂ©couvert des tags sur les murs et portes extĂ©rieurs de leurs habitations. Des slogans insultants et menaçants plus ou moins bien orthographiĂ©s vis-Ă -vis des forces de l’ordre. « C’est inadmissible d’écrire de telles mĂ©diocritĂ©s. Il n’y a plus aucun respect des institutions ; il va falloir remettre de l’ordre dans tout cela », dĂ©clare un groupe d’habitants. Pour Gilbert Doucet, maire, bien qu’aucuns bĂątiments communaux n’aient eu Ă  subir les mĂ©faits des tagueurs, ces tags sont inacceptables. « C’est du vandalisme. C’est nettement orientĂ© contre la gendarmerie. Il y a entre six Ă  sept maisons de particuliers concernĂ©es ainsi que le mur de la gendarmerie », insiste le maire. Lundi, la gendarmerie enregistrait les plaintes des propriĂ©taires. Une enquĂȘte est en cours pour retrouver le ou les tagueurs nocturnes.

*****

Contre les yeux de la police

Les Hautes-RiviÚres (Ardennes) : Les lampadaires-caméras sciés

L’Ardennais / dimanche 6 juin 2021

Dans la nuit de samedi Ă  dimanche, deux lampadaires supports de camĂ©ras ont Ă©tĂ© sciĂ©s Ă  Newet. C’est le troisiĂšme acte de vandalisme depuis mai. [article payant ; NdAtt.]

*****

Charleville-MéziÚres : Quatre caméras abattues, le maire dans tous ses états

France Info / lundi 31 mai 2021

Quelques heures aprĂšs les actes de vandalisme Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres, l’enquĂȘte avance. Des camĂ©ras de vidĂ©osurveillance ont Ă©tĂ© vandalisĂ©es et des poubelles incendiĂ©es dans le quartier Manchester. Les policiers ont interpellĂ© cinq personnes Ă  Ronde Couture pour des dĂ©gradations de camĂ©ras, lĂ  encore lundi. Elles ont Ă©tĂ© placĂ©es en garde Ă  vue. Comme espĂ©rĂ© par le maire, le prĂ©fet des Ardennes a demandĂ© le renfort de CRS et de patrouilles mobiles.

Le quartier de Manchester Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres a connu dimanche 30 mai dans l’aprĂšs-midi un Ă©pisode de violence. Plusieurs camĂ©ras de vidĂ©osurveillance ont Ă©tĂ© dĂ©coupĂ©es par une bande de jeunes cagoulĂ©s. Les poteaux avec des camĂ©ras de surveillance ont Ă©tĂ© sciĂ©s, et des poubelles brĂ»lĂ©es au rond-point de la route de Warcq. Un Ă©pisode violent qui amĂšne la mairie Ă  rĂ©agir, en augmentant dĂšs ce lundi la prĂ©sence policiĂšre. Des feux de poubelles ont Ă©galement Ă©tĂ© signalĂ©s, laissant des traces sur le bitume.

ContactĂ©, lundi 31 mai le maire (LR) Boris Ravignon, de Charleville-MĂ©ziĂšres fulmine contre ces actes. « Cela n’a rien de classique, c’est un scandale. Des Ă©quipes cagoulĂ©es ont dĂ©coupĂ© quatre dispositifs en plein jour avec des disqueuses, de maniĂšre successive, des camĂ©ras principales du quartier. Il s’agit d’un dĂ©fi lancĂ© Ă  la loi rĂ©publicaine. Le message c’est : on ne veut plus que vous sachiez ce qui se passe. C’est inacceptable, on va s’organiser et essayer de regagner ce terrain et affirmer la loi Â». [
]

Ils s’en tirent bien, mĂȘme s’ils se balancent les uns les autres

extraits de France Info / mercredi 2 juin 2021

Le quartier de Manchester Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres a connu dimanche 30 mai et lundi 31 mai deux Ă©pisodes de violence. Plusieurs camĂ©ras de vidĂ©osurveillance ont Ă©tĂ© dĂ©coupĂ©es par une bande de jeunes dissumulĂ©s derriĂšre leur capuche. Les poteaux sur lesquels Ă©taient installĂ©es les camĂ©ras ont Ă©tĂ© sciĂ©s Ă  l’aide d’une disqueuse, et des poubelles ont Ă©tĂ© brĂ»lĂ©es, rue des MĂ©sanges et du 11 novembre.

Cinq individus avaient Ă©tĂ© interpellĂ©s, mais seuls, trois d’entre-eux Ă©taient convoquĂ©s devant la justice ce mercredi aprĂšs-midi en comparution immĂ©diate pour « des dĂ©gradations aggravĂ©es Â» par deux circonstances. Un 4Ăšme auteur a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©. Il est mineur et a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă  ce titre au juge des enfants. Des mesures Ă©ducatives devraient ĂȘtre prononcĂ©es Ă  son encontre. Un cinquiĂšme individu, interpellĂ© lundi Ă  14 heures en mĂȘme temps que les autres, a Ă©tĂ© mis hors de cause.

[
] Selon le procureur, leur action Ă©tait prĂ©parĂ©e. Ils avaient prĂ©vu des tenues de rechange, ils ont laissĂ© leur vĂ©hicule et leurs effets personnels de cĂŽtĂ© pour ne pas ĂȘtre identifiables et pour faciliter leur fuite. Ils portaient des casquettes et des capuches pour ne pas ĂȘtre reconnus. Ils n’avaient sur eux, ni carte identitĂ©, ni tĂ©lĂ©phone, ni sacoche pour ne pas ĂȘtre identifiĂ© lors de la commission des faits. Leur voiture Ă©taient garĂ©e plus loin avec Ă  bord leurs effets personnels mais aussi des tenues de rechange. 

[
] Finalement, le tribunal a dĂ©clarĂ© les trois jeunes prĂ©venus coupables de l’ensemble des infractions qui leur Ă©taient reprochĂ©es, Ă  savoir les dĂ©gradations aggravĂ©es et la participation Ă  une association de malfaiteurs. En consĂ©quence, ils ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă  210 heures de travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral Ă  effectuer en 18 mois, ce qu’avait requis le procureur. Si ce TIG n’est pas effectuĂ©, ils Ă©coperont de 6 mois d’emprisonnement. [
]




Source: Attaque.noblogs.org