Juin 1, 2021
Par Attaque
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Le François (Martinique) : Pour commĂ©morer la fin de l’esclavage, ils s’en prennent a mĂ©dias, technologie et distribution centralisĂ©e des ressources, qui nous enchaĂźnent tou.te.s

FranceInfo / dimanche 23 mai 2021

Dans la nuit du samedi 22 mai, vers minuit, le prĂ©fet du territoire et le maire du François se sont rendus Ă  Cap-Est, afin de constater les dĂ©gĂąts. Il y a eu trois dĂ©parts de feu Ă  l’entrĂ©e du quartier, dans le local poubelle des rĂ©sidents, dans des coffrets de compteurs d’eau et Ă  Pointe-Cerisier. Des boitiers de tĂ©lĂ©communications ont Ă©galement Ă©tĂ© endommagĂ©s.


C’est dans ce quartier rĂ©sidentiel que des journalistes de plusieurs mĂ©dias (Martinique 1Ăšre et RCI) ont Ă©tĂ© agressĂ©s et menacĂ©s dans l’exercice de leur mission, en marge de la commĂ©moration du 22 mai qui s’était dĂ©roulĂ©e plus tĂŽt sur le site de l’habitation ClĂ©ment (propriĂ©tĂ© du groupe Bernard Hayot).

De son cĂŽtĂ©, le maire franciscain dĂ©plore lui aussi ces agissements perpĂ©trĂ©s par des activistes.  Â» Ce sont des actes inacceptables qui ont entachĂ© la commĂ©moration du 22 mai. S’en prendre Ă  des installations publiques de tĂ©lĂ©phonie notamment, c’est irresponsable. S’en prendre au quartier Cap-Est, c’est s’attaquer Ă  une partie de la sociĂ©tĂ© martiniquaise et Ă  des citoyens franciscains.  Â»

Dans un autre communiquĂ© diffusĂ© sur les rĂ©seaux sociaux par le groupe DMD « Des Martiniquais DĂ©terminĂ©s Â», ces derniers se disent « satisfaits du moment bĂšlĂš et de la marche symbolique du 22 mai 2021 Â», mais ils dĂ©plorent « les violences Ă  l’encontre des journalistes, ainsi que les incendies mineurs mais dĂ©plorables, que des personnes inconnues ont provoquĂ© Â». [
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Les compteurs d’eau incendiĂ©s

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Bordeaux : Lancez 5 fruits ou légumes par jour sur les pandores

France 3 / vendredi 21 mai 2021

Un jeune de 17 ans a Ă©tĂ© interpellĂ© et un policier a Ă©tĂ© blessĂ©, Ă  l’issue de cette soirĂ©e d’échauffourĂ©es. Des Ă©pisodes qui se banalisent au dĂ©tour d’un feu de voiture ou de poubelles, au dĂ©triment des habitants.

Tout a commencĂ© en fin d’aprĂšs-midi, vers 17h30, alors que les policiers interviennent dans la citĂ© pour accompagner l’enlĂšvement d’une voiture volĂ©e qui avait Ă©tĂ© incendiĂ©e. C’est alors que « plusieurs jeunes Â» les prennent Ă  partie et leur jettent des cailloux. Ils rĂ©plique par des gaz lacrymogĂšnes et des tirs de LBD.

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] Un peu plus tard, vers 21h30, la police intervient Ă  nouveau pour sĂ©curiser les pompiers, venus Ă©teindre des feux de scooter et de poubelles. Ils reçoivent, ensemble, toutes sortes de projectiles lancĂ©s par plusieurs dizaines de jeunes, parfois trĂšs jeunes. « On a reçu des aliments congelĂ©s jetĂ©s depuis les immeubles. Des lĂ©gumes congelĂ©s etc
 ça leur sert de projectiles. Quand il y a un mouvement en bas des immeubles, des jeunes y participent depuis leur appartement. Â» explique-t-il.

Lionel Viguier, communication Direction dĂ©partementale de la sĂ©curitĂ© publique 33, explique que vers 21h30 Ă©galement, les Ă©quipes sur place ont Ă©galement essuyĂ© quelques tirs « de feux d’artifice tirĂ©s Ă  tir tendu, c’est ce qu’on appelle des mortiers d’artifice « , « en direction des forces de l’ordre et des pompiers Â».

Les Ă©chauffourĂ©es ont continuĂ© environs jusqu’à 22h30, et lĂ , « Ă§a s’est calmĂ© Â». Il explique que la police assure alors « une prĂ©sence pour Ă©viter d’autres attroupements et que ça recommence
 Â»
Une soirĂ©e « malheureusement banale Â» selon Bruno Vincendon. Une agitation qui pourrait bien se reproduire aprĂšs ce nouveau dĂ©confinement et l’approche de l’étĂ©. « On craint un Ă©tĂ© bordelais trĂšs agitĂ©. C’est un peu Ă  qui enverra le plus de projectiles (d’un quartier Ă  l’autre, NDLR ). Les quartiers ont Ă©tĂ© un peu sous cloche pendant le confinement. » d’oĂč cette impression que la tension va monter dorĂ©navant. D’autant que les renforts annoncĂ©s par le ministre de l’IntĂ©rieur ne seront lĂ  qu’en septembre, aprĂšs l’étĂ©. [
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Rennes : Le couvre-feu transforme la fĂȘte en Ă©meute 

Ouest-France / jeudi 20 mai 2021

Ce mercredi 19 mai, Ă  Rennes, environ un millier de personnes ont bravĂ© le couvre-feu, pour poursuivre la fĂȘte. À 22 h, la situation a dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© sur la place Sainte-Anne, nĂ©cessitant l’intervention des forces de l’ordre. PassĂ© 21 h, le masque est tombĂ©, souvent. Les forces de l’ordre interviennent une heure plus tard, aprĂšs qu’un feu a Ă©tĂ© allumĂ© au cƓur de la place, entre l’église et le Couvent des Jacobins, alors que serveurs et gĂ©rants de bars plient encore leurs terrasses. Dans le brasier, des palettes de bois et du matĂ©riel de chantier trouvĂ© sur le site en cours d’amĂ©nagement. Du mobilier de bar brĂ»le dans les flammes Ă©galement. En rĂ©ponse, pour disperser la foule, la police use de gaz lacrymogĂšne. Des balles de caoutchouc sont tirĂ©es. À 22 h15, la place se vide. « Vous ne pouvez pas rentrer chez vous ? » rĂ©pĂšte une policiĂšre aux personnes encore prĂ©sentes. Aux balcons, quelques habitants crient leur colĂšre contre les forces de l’ordre. Les pompiers arrivent sur place aux alentours de 22 h 30 pour Ă©teindre le feu. Dans la rue, quelques-uns observent encore la scĂšne, le temps de finir la boisson dĂ©jĂ  entamĂ©e. Un serveur soupire : « C’est allĂ© trop vite ». Il craint que « ça se rĂ©pĂšte dans les prochains jours ». Il regarde, impuissant, « une table et deux chaises » partir en fumĂ©e.

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Flers (Orne) : La caserne des gendarmes prise pour cible

Ouest-France / samedi 29 mai 2021

Vendredi 28 mai 2021 vers 23 h, des tirs de mortier d’artifice ont visĂ© la caserne de gendarmerie de Flers, ville de 15 000 habitants, dans l’Orne. Avant de toucher les bureaux, les projectiles ont frappĂ© les volets du bĂątiment oĂč logent les familles des militaires. « Elles Ă©taient terrorisĂ©es et choquĂ©es », tĂ©moigne un gendarme.
Les malfrats ont pris la fuite, semant la désolation sur leur passage, incendiant des voitures, une tractopelle et un fourgon utilitaire. Neuf véhicules ont été réduits en cendres à Flers et dans la commune voisine de La Selle-la-Forge.


Ce groupe d’une dizaine de personnes a ensuite bloquĂ© l’accĂšs au quartier avec des barres de fer, demandant aux pompiers de « faire demi-tour ». L’un des vĂ©hicules a Ă©tĂ© touchĂ©, sans faire de blessĂ©, mais les pompiers ont dĂ» attendre l’arrivĂ©e des forces de l’ordre pendant une heure avant de pouvoir intervenir.

Car, de leur cĂŽtĂ©, les deux policiers venus sur les lieux ont, eux aussi, Ă©tĂ© contraints de rebrousser chemin en attendant du renfort. « L’attente nĂ©cessaire pour ces renforts a jouĂ© en faveur des Ă©meutiers », dĂ©plore MichaĂ«l MĂ©tairie, secrĂ©taire dĂ©partemental du syndicat SGP Police-Force OuvriĂšre, qui dĂ©nonce « le manque de moyens allouĂ©s Ă  la police de l’Orne ». Au final, une trentaine de gendarmes et de policiers ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s sur le terrain, jusqu’à 4 h du matin. « C’était un groupe de six Ă  dix personnes, trĂšs mobile, qui n’est jamais venu au contact des forces de l’ordre », souligne-t-on Ă  la prĂ©fecture.

Trois hommes ont Ă©tĂ© interpellĂ©s au milieu de la nuit. « L’enquĂȘte du commissariat de police de Flers pour « dĂ©gradation par moyen dangereux » va essayer de dĂ©terminer leur Ă©ventuelle implication », indique le parquet d’Argentan. Mais faute d’élĂ©ments probants, ces trois jeunes majeurs ont Ă©tĂ© relĂąchĂ©s samedi sans garde Ă  vue.
Reste Ă  savoir ce qui a dĂ©clenchĂ© cette flambĂ©e de violence. Quelques heures auparavant, un FlĂ©rien impliquĂ© dans un trafic de stupĂ©fiants avait Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ©. Faut-il y voir un lien de cause Ă  effet ? « Sans que ce soit prouvĂ©, on peut quand mĂȘme penser qu’il y a un rapport, estime Lori Helloco, premier adjoint de Flers, lui aussi sur le terrain pendant la nuit. L’histoire rĂ©cente des violences urbaines Ă  Flers montre qu’il y a souvent eu du grabuge Ă  la suite d’une incarcĂ©ration d’un dealer ou d’un fauteur de troubles
 » En 2015, des cocktails molotov avaient Ă©tĂ© lancĂ©s sur la maison du maire et le commissariat et en 2017, quatorze voitures avaient Ă©tĂ© incendiĂ©es en une nuit. Le parquet d’Argentan reste prudent. « C’est une hypothĂšse plausible, mais sans aucune certitude de lien direct. »

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Argenteuil (Val-d’Oise) : Tensions à un an de la mort d’un jeune

Le Parisien / mardi 18 mai 2021

Épisode de tensions cette nuit Ă  Argenteuil. Plusieurs voitures et poubelles ont Ă©tĂ© incendiĂ©es et des tirs de mortiers d’artifice ont visĂ© les forces de l’ordre, a appris le Parisien d’une source policiĂšre. Les violences urbaines ont dĂ©butĂ© vers 22h30 lundi soir et se sont poursuivies jusqu’à environ 1h30 du matin tout autour du rond-point de la Dalle dans le quartier du Val-d’Argent Nord.

Ce mardi matin, dĂšs 7 heures, la dizaine de vĂ©hicules brĂ»lĂ©s, principalement le long de l’allĂ©e Guy-de-Maupassant, ont Ă©tĂ© retirĂ©s et les places de stationnement nettoyĂ©es. Si bien qu’en milieu de matinĂ©e, seules les traces de brĂ»lĂ© subsistaient au sol. Et pourtant, « c’était la guerre sous mes fenĂȘtres, confie une mĂšre de famille. Il y avait le feu partout, tout autour de la dalle. Mon fils Ă©tait dans la rue avec ses copains et je lui ai dit de remonter tout de suite quand j’ai vu la police. »

Des vidĂ©os postĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux montrent des vĂ©hicules en proie aux flammes, dont certains retournĂ©s sur le toit. Les pompiers sont Ă  chaque fois intervenus pour Ă©teindre les divers incendies sous la protection des effectifs de police nationale et municipale mobilisĂ©s. « On les a vus faire avec le camion, souffle une dame Ă  sa fenĂȘtre. Ils ont cassĂ© le carreau et lancĂ© le jerricane dedans. Je n’avais jamais vu ça de ma vie ».

Aucun blessĂ© n’est Ă  dĂ©plorer parmi les forces d’intervention et les diffĂ©rents sinistres ont pu ĂȘtre circonscrits. Aucune interpellation n’avait encore eu lieu ce mardi matin. « Ce sont des individus trĂšs mobiles et il est trĂšs difficile pour les forces de l’ordre d’apprĂ©hender dans de bonnes conditions de sĂ©curitĂ© », explique une source au Parisien.

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] C’est dans ce mĂȘme quartier que rĂ©sidait Sabri, dĂ©cĂ©dĂ© il y a un an jour pour jour le 17 mai 2020, sans qu’aucun lien ne soit Ă©tabli Ă  ce stade entre ce drame et les violences. Le jeune homme de 18 ans, est mort dans un accident de moto survenu Ă  proximitĂ© d’une voiture de police dans un autre quartier de la ville.
Pour la majoritĂ© des habitants, en revanche, le lien avec le dĂ©cĂšs du jeune homme ne fait aucun doute : « Tous les gens du quartier ont vu dans les mĂ©dias que les policiers avaient Ă©tĂ© blanchis et que les parents avaient dĂ©posĂ© plainte. Un policier a mĂȘme dit Ă  ma voisine hier soir que les jeunes fĂȘtaient l’anniversaire de la mort de Sabri. Le terme n’est pas adaptĂ©, pensez aux parents ! Si on faisait ça Ă  mon fils, je serais contente que les jeunes du quartier le dĂ©fendent », poursuit une habitante croisĂ©e Ă  l’arrĂȘt de bus, dĂ©cidĂ©e Ă  participer Ă  la manifestation « pour la VĂ©ritĂ© » du samedi 22 mai. [
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Plougastel-Daoulas (FinistÚre) : Le flics municipal joue le shérif, mais sa voiture en paye les frais

Le Télégramme / samedi 22 mai 2021

À 21 h 30, soit aprĂšs le couvre-feu, dans la nuit de jeudi Ă  vendredi, le policier municipal de Plougastel-Daoulas est intervenu sur le chantier de l’école Mona Ozouf. Sur place, deux serrures ont Ă©tĂ© fracturĂ©es et une dizaine de mineurs prennent Ă  partie le reprĂ©sentant de l’ordre. Tandis qu’il se dirige vers le toit du bĂątiment afin de vĂ©rifier qu’aucun jeune n’y a accĂ©dĂ© et constater d’éventuel dĂ©gĂąt, les jeunes s’en prennent Ă  son vĂ©hicule de service, brisant les vitres Ă  l’aide de parpaings.

Les gendarmes sont prĂ©venus mais, en raison de la restructuration des services, la brigade du Conquet (soit Ă  plus de 40 km de Plougastel) n’interviendra qu’à 23 h 30. En attendant, le policier municipal a pu apprĂ©hender l’un des jeunes et obtenu l’identitĂ© des autres. Tous ont Ă©tĂ© verbalisĂ©s pour non-respect du couvre-feu et dĂ©faut de masque, les parents ont Ă©tĂ© prĂ©venus.
Une plainte a également été déposée pour outrage à agent et dégradation de matériel de police.

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Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) : « AprĂšs les pneus, le pare brise Â»

actuSeine-Saint-Denis / lundi 24 mai 2021

« AprĂšs les pneus, le pare brise Â». Nathalie Voralek, adjointe Ă  la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en charge de la sĂ©curitĂ© et de la tranquillitĂ© publique a retrouvĂ© sa voiture avec le pare-brise enfoncĂ©, dimanche 23 mai 2021. 

« La loi du plus fort, l’intimidation voilĂ  le mode de fonctionnement de certains » [comme
 la police municipale de Saint-Denis, qu’elle dirige, par exemple ! NdAtt.], a-t-elle dĂ©noncĂ© sur twitter en publiant la photo des dĂ©gĂąts. Un acte de vandalisme qui n’est pas le premier puisque l’élue a dĂ©jĂ  retrouvĂ© sa voiture avec les pneus crevĂ©s.

Un entĂȘtement qui ne doit rien au hasard selon elle. « C’est clairement ma qualitĂ© d’élue Ă  la sĂ©curitĂ© qui est visĂ©e. DĂ©jĂ  la mise en place de l’extension des horaires, la brigade cynophile, l’armement, le fait que les policiers municipaux commencent Ă  intervenir dans les citĂ©s avaient dĂ©jĂ  eu pour consĂ©quence des dĂ©tĂ©riorations sur mon vĂ©hicule« , indique-t-elle.

Une dĂ©gradation qui intervient deux jours Ă  peine aprĂšs l’inauguration du nouveau centre de supervision urbaine (CSU) de la Ville et ses 93 camĂ©ras. « Je pense que la visite de la semaine derniĂšre en compagnie du maire, du bailleur et de la police nationale dans mon quartier couplĂ©e Ă  l’annonce de l’ouverture du CSU sont les raisons pour lesquelles mon pare brise a Ă©tĂ© vandalisĂ© dans le but de m’intimider ». [
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Angers : Dùs que les flics pointent le bout du nez


Ouest-France / mercredi 26 mai 2021

Les locaux de l’association d’aide Ă  la personne Anjou Accompagnement, avenue Jean-XXIII, dans le quartier de La Roseraie Ă  Angers, ont Ă©tĂ© vandalisĂ©s dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 mai. Des vitres ont Ă©tĂ© brisĂ©es, des objets jetĂ©s Ă  l’intĂ©rieur et des extincteurs vidĂ©s ​confirme Eric Bouillard, procureur de la RĂ©publique. Un scooter a Ă©galement Ă©tĂ© incendiĂ© et les flammes ont noirci la façade du local associatif.

Les pompiers, appuyĂ©s par la police, sont intervenus peu avant 23 heures samedi soir. Les forces de l’ordre ont alors Ă©tĂ© prises Ă  partie. Selon des tĂ©moins, des feux d’artifice ont Ă©tĂ© tirĂ©s en direction des policiers et des projectiles ont Ă©tĂ© lancĂ©s dans leur direction depuis les fenĂȘtres des immeubles alentours. Personne n’a Ă©tĂ© blessĂ©. Une enquĂȘte est ouverte pour identifier les auteurs des dĂ©gradations contre les locaux d’Anjou accompagnement.

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Montbéliard et environs (Doubs) : Comme une traßnée de poudre

L’Est RĂ©publicain / samedi 29 mai 2021

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] À partir de 22 h 30 et telle une traĂźnĂ©e de poudre, des voitures qui se trouvaient entre Bethoncourt et Grand-Charmont, Ă  la lisiĂšre de MontbĂ©liard, ont Ă©tĂ© ciblĂ©es par une Ă©pidĂ©mie de gestes mal intentionnĂ©s : trois vĂ©hicules incendiĂ©s d’un cĂŽtĂ©, huit autres (stationnĂ©s dans une mĂȘme rue Ă  proximitĂ©) ont vu leurs pneus ĂȘtre crevĂ©s.

Faut-il y voir le geste d’un seul auteur voire d’une mĂȘme Ă©quipe ? Les gendarmes, qui avaient prĂ©vu durant la nuit de samedi Ă  dimanche, de redoubler de vigilance pour Ă©viter une nouvelle flambĂ©e du genre, tenteront de rĂ©pondre Ă  cette question. De leur cĂŽtĂ©, les policiers enquĂȘtent aussi sur des faits de nature similaire. Peu aprĂšs 22 h 15, une voiture en feu Ă©tait signalĂ©e avenue du 8-Mai, dans le quartier des Champs Montants Ă  Audincourt, puis, peu avant minuit rue du Docteur Flamand. Simple hasard ou premiĂšre Ă©tape d’une sĂ©rie qui a mis forces de l’ordre et pompiers sur le grill ? Les effets nĂ©fastes d’une mĂ©tĂ©o rayonnante se font, dĂ©jĂ , ressentir


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Lyon : « Lapidez les keufs Â» 

Lyonmag / mardi 18 mai 2018

« Lapidez les keufs Â» ou encore « Un bon flic est un flic mort Â». Ces tags ont Ă©tĂ© mis Ă  jour en bas de la montĂ©e de la Chana et sur le quai Pierre Scize dans le 5e arrondissement de Lyon. Une dĂ©couverte qui intervient Ă  la veille d’une « Marche citoyenne Â» pour la police devant l’AssemblĂ©e nationale Ă  Paris. A noter que ce slogan visant les patrons, les banques et les fachos fait rĂ©fĂ©rence aux paroles d’une chanson de l’artiste « Youri Â» intitulĂ©e « Jour de manif Â». [
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Marseille : Idem !

La Provence / jeudi 20 mai 2021

 Alors mĂȘme que la journĂ©e d’hier Ă©tait marquĂ©e par une marche citoyenne Ă  Paris en soutien aux policiers, une quinzaine de jours aprĂšs le meurtre du brigadier Éric Masson Ă  Avignon, deux tags ont Ă©tĂ© dĂ©couverts hier matin Ă  l’angle du quai de Rive-Neuve et de la rue du Chantier (1er). L’un indiquait « un bon flic est un flic mort Â» et le second « lapidez les keufs Â».

Les deux peintures ont Ă©tĂ© rapidement effacĂ©es par les services de la voirie mais la prĂ©fecture de police, considĂ©rant ces Ă©crits comme « abjects Â», a saisi, en vertu de l’article 40 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, la procureure de la RĂ©publique de Marseille, Dominique Laurens. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte au commissariat de Noailles et, selon nos sources, les investigations vont miser beaucoup sur l’exploitation des images captĂ©es par les camĂ©ras de vidĂ©oprotectio pour tenter de mettre un ou des noms sur les auteurs de ces menaces et provocation Ă  la violence envers les policiers qui pourraient avoir agi en pleine nuit.

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Chalamont (Ain) : « Vous ne nous protĂ©gez plus, vous tuez Â»

extrait du ProgrĂšs / dimanche 23 mai 2021

Dimanche matin 23 mai, c’est le maire, Bruno Charvieux, de passage devant la gendarmerie, qui a dĂ©couvert que les façades de la gendarmerie Ă©taient recouvertes de tags. C’est la troisiĂšme fois que cela se produit. [
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Yssingeaux (Haute-Loire) : Des tags bien inspirés

La commĂšre43 / vendredi 28 mai 2021

Jeudi, plusieurs tags ont Ă©tĂ© dĂ©couverts dans le centre-ville d’Yssingeaux. Dans la rue des FossĂ©s, l’avenue de la Marne et jusqu’à l’hĂŽpital, des grilles de commerces et les murs de l’hĂŽpital ont servi de support pour diffĂ©rents tags.

Selon des camĂ©ras, on aperçoit trois silhouettes qui agissent vers 3 heures du matin dans la nuit de mercredi Ă  jeudi. Certains tags relevaient d’insultes vis-Ă -vis des forces de l’ordre. Outre des commerces, l’hĂŽpital a aussi Ă©tĂ© tagué  ainsi qu’un vĂ©hicule. Les services techniques du centre hospitalier ont depuis nettoyĂ© les traces. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte par les gendarmes.

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A l’intĂ©rieur des prisons

Maison d’arrĂȘt d’Aiton : Mutinerie en taule

Le Dauphiné / lundi 31 mai 2021

Dix sapeurs-pompiers sont intervenus Ă  la maison d’arrĂȘt d’Aiton pour un dĂ©but d’incendie, ce lundi aprĂšs-midi, 31 mai. Tout a commencĂ© par une mutinerie, Ă  15 heures, avant qu’un feu ne soit dĂ©clarĂ© Ă  17 heures. Un dĂ©tenu, intoxiquĂ© par les fumĂ©es, a Ă©tĂ© transportĂ© Ă  l’hĂŽpital.

actupenit / lundi 31 mai 2021

Cinq dĂ©tenus du centre pĂ©nitentiaire d’Aiton se sont retrouvĂ©s sur le toit de la prison ce lundi aprĂšs-midi. La direction de la prison a dĂ» faire appel au Équipes RĂ©gionales d’Intervention et de SĂ©curitĂ© de Lyon (ÉRIS69) afin de mettre un terme Ă  l’incident.
ArrivĂ©es sur place, les hommes de l’unitĂ© d’élite de la PĂ©nitentiaire vont procĂ©der Ă  la maitrise des dĂ©tenus et Ă  leur rĂ©intĂ©gration.




Source: Attaque.noblogs.org