Juin 2, 2020
Par Attaque
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Argenteuil (Val-d’Oise) : Émeutes aprĂšs qu’un gars est mort pour Ă©viter un contrĂŽle

Le Parisien / lundi 18 mai 2020

Barricades et vĂ©hicules en flammes, arrĂȘts de bus dĂ©truits, commissariat et Ă©tablissement bancaire caillassé  La ville d’Argenteuil (Val-d’Oise) a connu une nuit de tensions. Des Ă©chauffourĂ©es ont Ă©clatĂ© en fin de soirĂ©e entre jeunes et policiers dans le quartier du Val-d’Argent. PrĂ©sentes en nombre, les forces de l’ordre ont essuyĂ© des tirs de mortiers alors qu’ils intervenaient pour des dĂ©gradations sur du mobilier urbain. Les policiers ont rĂ©pliquĂ© par des tirs de gaz lacrymogĂšne, crĂ©ant des tensions avec des habitants du quartier

Ces Ă©vĂšnements font suite au dĂ©cĂšs de Sabri, 18 ans, mort dans un accident de motocross alors qu’il roulait sans casque. Ses proches ont mis en cause le rĂŽle d’une Ă©quipe de la brigade anticriminalitĂ©, dont une voiture aurait Ă©tĂ© prĂ©sente Ă  proximitĂ© du lieu du drame. Depuis, le parquet de Pontoise a ouvert une enquĂȘte pour dĂ©terminer les circonstances de l’accident mortel.

Plus tĂŽt dans la soirĂ©e, le pĂšre de la victime, affirmait « avoir appelĂ© au calme ». Les dĂ©gradations se sont Ă©tendues Ă  un commissariat de police, un Ă©tablissement bancaire et d’autres vĂ©hicules. Une trentaine individus serait Ă  l’origine des dĂ©gĂąts.

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Le Parisien / mardi 19 mai 2020

AprĂšs une premiĂšre nuit de tensions Ă  Argenteuil (Val-d’Oise), consĂ©cutives Ă  la mort d’un jeune motard dans un accident dimanche, de nouveaux incidents ont Ă©clatĂ© dans la nuit de lundi Ă  ce mardi.
Environ 80 personnes, essentiellement des adolescents et de jeunes majeurs, se sont rassemblĂ©es et ont tirĂ© des feux d’artifice, brĂ»lĂ© quelques poubelles et mis le feu Ă  deux ou trois voitures. Aucun affrontement physique direct n’a Ă©tĂ© confirmĂ© lors de ces incidents, survenus principalement sur la Dalle, Ă  la citĂ© Champagne et rue Charcot. Toutefois, trois policiers ont Ă©tĂ© blessĂ©s par les feux d’artifice, dont un sĂ©rieusement touchĂ© Ă  la cuisse. Les forces de l’ordre avaient mobilisĂ© environ 200 personnes, en comptant les renforts de CRS et de gendarmes mobiles. [article payant ; NdAtt.]

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et deux personnes sont condamnées

Le Parisien / mercredi 20 mai 2020
Cinq personnes impliquĂ©es dans les Ă©chauffourĂ©es Ă  Argenteuil ont Ă©tĂ© jugĂ©es ce mercredi en comparution immĂ©diate Ă  Pontoise (Val-d’Oise). Parmi elles, deux jeunes de 20 ans, soupçonnĂ©s d’avoir Ă©tĂ© partie prenante d’un groupe d’une quinzaine de personnes ayant multipliĂ© les tirs de mortiers ou de projectiles sur la la brigade anti-criminalitĂ© (Bac).
Assurant avoir Ă©tĂ© lĂ  par hasard, ils ont Ă©tĂ© condamnĂ©s tous les deux Ă  six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel, qui n’a toutefois pas prononcĂ© de mandat de dĂ©pĂŽt Ă  leur encontre. [
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quelques jours plus tard, deux flics blessés

Le Parisien / mercredi 27 mai 2020

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] Dans la nuit de mardi Ă  mercredi, des heurts ont Ă  nouveau Ă©clatĂ© sur la dalle d’Argenteuil, dans le quartier du Val-d’Argent nord.
Plusieurs personnes ont tentĂ© de s’en prendre au poste de police du quartier, aux alentours de 3 heures du matin. Ils ont cassĂ© deux fenĂȘtres et tentĂ© de soulever le rideau de fer, sans toutefois y parvenir. Pour rappel, des Ă©meutiers avaient dĂ©jĂ  tentĂ© de mettre le feu Ă  ce poste de police avec des palettes, dans la nuit du lundi 18 mai au mardi 19 mai.
Des policiers sont intervenus pour dĂ©loger les malfaiteurs. C’est Ă  ce moment-lĂ  qu’ils ont Ă©tĂ© visĂ©s par des jets de projectiles et des tirs de feux d’artifice. Des bouteilles ont Ă©tĂ© lancĂ©es sur eux depuis les Ă©tages de la tour qui surplombe le poste de police. Un cocktail molotov rempli de clous sera retrouvĂ© plus tard. Bien que protĂ©gĂ©s par un casque, deux policiers de la brigade anticriminalitĂ© d’Argenteuil ont Ă©tĂ© blessĂ©s, l’un au visage, l’autre Ă  la mĂąchoire.

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Nogent-sur-Oise (Oise) : VoilĂ  pour l’adjoint Ă  la sĂ©curitĂ©

Le Parisien / mercredi 27 mai 2020

Si le confinement a Ă©tĂ© tendu dans certains quartiers de Nogent-sur-Oise, le dĂ©confinement semble l’ĂȘtre tout autant. De nouveaux affrontements ont en effet opposĂ© les forces de l’ordre et une quarantaine de personnes, dans la nuit de mardi Ă  mercredi, dans le secteur du quartier des Rochers.
Si la situation n’a rien d’exceptionnel, selon la police, la tension est montĂ©e d’un cran aprĂšs que la maison d’un Ă©lu, Claude Robert, adjoint Ă  la sĂ©curitĂ©, a Ă©tĂ© la cible d’un jet de cocktail Molotov. [
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C’est vers minuit que le commissariat de Creil est averti qu’une bande de jeunes prĂ©parent des objets incendiaires dans le quartier des Rochers, anciennement la Commanderie. Les faits commis contre la maison de l’élu ont lieu en parallĂšle.
Quand la police arrive sur place pour escorter les pompiers, elle est victime de jets d’objets de toutes sortes, dont des cocktails Molotov. Les policiers ont fait usage de lanceurs de balles de dĂ©fense (LBD) afin de rĂ©tablir le calme.
Quatre jeunes ĂągĂ©s de 16 Ă  20 ans sont alors interpellĂ©s par la Brigade anti-criminalitĂ© (BAC) de la police nationale, dont l’un avec des mortiers en poche. DĂ©favorablement connus des services de police, ils ont Ă©tĂ© placĂ©s en garde Ă  vue dans la foulĂ©e. [
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Creil et Nogent-sur-Oise (Oise) : Encore des Ă©meutes et encore un cocktail Molotov chez l’adjoint au maire

Le Parisien / jeudi 28 mai 2020

Aprùs les faits de la veille et l’incendie de la voiture du maire de Creil, la semaine derniùre, la tension commence à monter dans le Bassin creillois.
De l’avis des policiers du commissariat local, la situation est assez rare. « Des violences urbaines Ă  Creil, on connaĂźt, Ă  Nogent aussi. Mais les deux en mĂȘme temps, cela commence Ă  faire beaucoup », souffle l’un d’eux.
Dans la nuit de mercredi Ă  jeudi, de nouvelles violences urbaines ont agitĂ© ces deux communes du sud de l’Oise. La veille, dĂ©jĂ , des faits similaires s’étaient produits Ă  Nogent, oĂč la clĂŽture de l’adjoint Ă  la sĂ©curitĂ© Ă©tait prise pour cible.

Les premiers heurts ont eu lieu dans le secteur du quartier de la Commanderie, oĂč l’adjoint nogentais, Claude Robert, a de nouveau Ă©tĂ© victime d’un jet de cocktail Molotov dans son jardin. PrĂ©venue, la police se rend sur place avant d’ĂȘtre victime de tirs de mortiers. « PlutĂŽt de loin, c’était moins violent que ce que nous avons subi Ă  Creil », commente un officier.
Car vers minuit, c’est dans la rue Henri-Dunant, sur le Plateau Rouher, Ă  Creil, connu comme la place principale du trafic de stupĂ©fiants dans la commune, que sont attirĂ©es les forces de l’ordre. « Sept Ă  huit feux de poubelles avaient Ă©tĂ© allumĂ©s et une fois sur place nous nous sommes fait bombarder par une cinquantaine de jeunes qui tiraient au mortier », poursuit le policier. Une jeune policiĂšre a Ă©tĂ© lĂ©gĂšrement blessĂ©e.

AprĂšs les faits de la veille et l’incendie de la voiture du maire de Creil, la semaine derniĂšre, la tension commence Ă  monter dans le Bassin creillois. [
] Quatre personnes avaient Ă©tĂ© interpellĂ©es suite aux incidents de la veille. Mais pour ce commissariat qui souffre dĂ©jĂ  de problĂšme d’effectif rĂ©current, la situation devient compliquĂ©e. [
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Valence : Vengeance contre les flics et l’Etat qu’ils servent

France Bleu / vendredi 29 mai 2020

La nuit a Ă©tĂ© trĂšs agitĂ©e dans le quartier Fontbarlettes Ă  Valence. Les pompiers de la DrĂŽme ont Ă©tĂ© appelĂ©s dĂšs 19 heures pour un feu de poubelle sur la voie publique, avant que les interventions ne s’enchaĂźnent. D’autres poubelles ont Ă©tĂ© incendiĂ©es un peu plus tard rue Guisseppe Verdi et utilisĂ©es comme barricades.

Vers 1h30 du matin, plusieurs individus sont rentrĂ©s dans le bĂątiment de Valence Romans Agglo, sur le site Jacques Brel. Ils ont mis le feu Ă  une salle de rĂ©union. Le principal suspect de cet incendie a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©. Afin de ramener le calme dans le quartier, les policiers de Valence ont reçu le renfort de leurs collĂšgues de MontĂ©limar et de Lyon, mais aussi des gendarmes du Psig (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie). Une trentaine d’hommes au total ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s.

On peut supposer que cette flambĂ©e de violence serait partie d’une vidĂ©o qui tourne en ce moment sur les rĂ©seaux sociaux. Elle aurait Ă©tĂ© tournĂ©e quartier Fontbarlettes, dans la nuit de mercredi Ă  jeudi. On y voit deux policiers interpeller un homme. [
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Mulhouse : Un flics blessé, des caméras incendiées

France Bleu / vendredi 2 mai 2020

Des camĂ©ras de surveillances avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© incendiĂ©es la nuit prĂ©cĂ©dente. Les tensions sont montĂ©es d’un cran jeudi 21 mai dans le quartier des Coteaux Ă  Mulhouse. Un policier a Ă©tĂ© blessĂ© Ă  la tĂȘte, et un trentenaire originaire d’Illzach a Ă©tĂ© interpellĂ©. En fin d’aprĂšs-midi, des pompiers et des policiers, qui intervenaient sur un incendie de voiture, ont Ă©tĂ© la cible de jets de pierres par une vingtaine de jeunes.
Les policiers ont riposté avec des tirs de lanceurs de balles de défense. Un escadron de gendarmes mobiles est arrivé en renfort jeudi soir. [
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Ce week-end, des forces mobiles vont rester prĂ©sentes dans le quartier, pour Ă©viter toute reprise d’incidents. Le trentenaire interpellĂ© a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au parquet de Mulhouse. Il a Ă©tĂ© Ă©crouĂ©, en attendant son jugement en comparution immĂ©diate lundi, devant le tribunal correctionnel. 

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Évreux (Eure) : Ils attendent les flics avec la batte de baseball

La DĂ©pĂȘche d’Evreux / vendredi 22 mai 2020

Vers 2h du matin, les pompiers ont Ă©tĂ© requis pour circonscrire trois feux de containers allumĂ©s en deux endroits diffĂ©rents, l’origine criminelle du sinistre ne faisant pas l’ombre d’un doute. Par mesure de protection, les soldats du feu ont Ă©tĂ© Ă©paulĂ©s, le temps de leur intervention, par six Ă©quipages de police, soit une vingtaine de fonctionnaires au total.
Mais sur place, les forces de l’ordre ont Ă©tĂ© accueillies par des tirs de mortiers d’artifice, une vingtaine d’assaillants se livrant Ă  l’exercice nocturne et pyrotechnique !
Pour garantir leur sĂ©curitĂ© et celle des pompiers, les policiers ont rĂ©pliquĂ© par le jet de grenades lacrymogĂšnes assourdissantes. L’affrontement a durĂ© plusieurs minutes, le temps pour les fonctionnaires de disperser leurs opposants, certains cagoulĂ©s et armĂ©s de battes de base-ball. [
] Pour mĂ©moire, plusieurs jeunes avaient dĂ©jĂ , en pleine pĂ©riode de confinement, multipliĂ© les tirs de mortiers d’artifice Ă  l’encontre des policiers. Cet affrontement faisait suite Ă  l’interpellation d’un individu domiciliĂ© dans le quartier de La Madeleine


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Angers : Tout le monde se roue sur les flics

Ouest-France / mardi 19 mai 2020

Tout part d’un contrĂŽle de police, dans le centre-ville d’Angers, aux alentours de minuit et demi, dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 mai. Les policiers s’intĂ©ressent Ă  deux hommes, dans une voiture. Mais ces derniers refusent d’obtempĂ©rer et prennent la fuite. Direction : le quartier de Monplaisir.
Les forces de l’ordre sur leurs traces, ils finissent par abandonner le vĂ©hicule place de l’Europe. Les policiers ne lĂąchent pas l’affaire et poursuivent les suspects. C’est Ă  ce moment-lĂ  qu’une cinquantaine de personnes s’oppose Ă  leur interpellation et prend Ă  partie les fonctionnaires de police.
Dans l’échauffourĂ©e, ces derniers subissent des tirs, en provenance du groupe, qui n’ont pu ĂȘtre prĂ©cisĂ©ment localisĂ©s. « Des tirs de petits plombs ou de billes », comme le prĂ©cise le commissaire divisionnaire Jean Hayet, directeur dĂ©partemental de la sĂ©curitĂ© publique.
Pour l’instant, donc, la nature des projectiles reste Ă  dĂ©terminer. Seule certitude, toujours selon Jean Hayet : « Nous ne sommes pas sur du tir de gros calibre, de mortier ou de l’explosif. » Autre point : aucun dĂ©gĂąt, ni blessĂ© n’est Ă  dĂ©plorer parmi les protagonistes.
Les deux suspects, qui n’ont pas encore Ă©tĂ© identifiĂ©s, courent toujours. Une enquĂȘte, exploitant notamment les dispositifs de vidĂ©osurveillance, est en cours.

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Villejuif (Val-de-Marne) : Quand la Bac se fait reconnaĂźtre

actuVal-de-Marne / mercredi 20 mai 2020

Alors qu’ils Ă©taient en patrouille dans la citĂ© Lamartine, dans la commune de Villejuif (Val-de-Marne), plusieurs policiers de la Bac (brigade anticriminalitĂ©) ont Ă©tĂ© attaquĂ©s par plusieurs individus. Selon une source policiĂšre, plusieurs dizaines de personnes ont tendu un guet-apens aux forces de l’ordre, dans leur voiture au moment des faits. Les assaillants s’en sont pris au vĂ©hicule et ont l’ont caillassĂ©. La voiture banalisĂ©e des policiers a Ă©tĂ© endommagĂ©, mais l’attaque n’a pas fait de blessĂ©. 

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Amiens : Des tirs de mortiers contre les keufs

France Bleu / mercredi 20 mai 2020

Des policiers ont Ă©tĂ© visĂ©s par des tirs de mortiers d’artifice dans la nuit de mardi Ă  mercredi, dans le quartier Nord d’Amiens. Un peu avant trois heures, des dĂ©tonations ont retenti boulevard de Roubaix.
Il y a eu des tirs en l’air et des tirs dirigĂ©s vers une patrouille de police. Des agents qui ont aussi rĂ©pliquĂ©. Il n’y a eu aucun blessĂ© et la tension est vite retombĂ©e.  Il n’y a pas eu non plus d’interpellation pendant la nuit.

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Montargis (Loiret) : Chaises et caddies pleuvent sur les flics, mais trois personnes sont interpellées

La RĂ©publique du Centre / samedi 23 mai 2020

Trois personnes ont Ă©tĂ© interpellĂ©es ce vendredi 22 mai au matin, aprĂšs les tirs de mortier dont ont Ă©tĂ© victimes des policers montargois, dans la nuit de mercredi Ă  jeudi, rue Alsace-Lorraine, dans le quartier de La ChaussĂ©e. Un mineur avait Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă  vue  Ă  l’issue de l’échauffourĂ©e et ses complices prĂ©sumĂ©s, qui avaient pris la fuite, Ă©taient depuis activement recherchĂ©s. Les quatre auteurs prĂ©sumĂ©s, dont seulement deux sont majeurs, sont soupçonnĂ©s d’avoir tentĂ© de blesser les fonctionnaires par des tirs de mortier d’artifice, engin utilisĂ© par les pyrotechniciens. L’un d’entre-eux aurait Ă©galement filmĂ© la scĂšne avec son tĂ©lĂ©phone portable.
Les quatre agents, qui patrouillaient en voiture dans le quartier cette nuit-lĂ , n’ont pas Ă©tĂ© blessĂ©s, mais ont Ă©tĂ© visĂ©s par divers autres projectiles, pavĂ©s, chaises ou caddie. Ils ont dĂ©posĂ© plainte.
Le procureur de la RĂ©publique, LoĂŻc Abrial, a demandĂ© le placement en dĂ©tention provisoire des deux majeurs, ĂągĂ©s de 24 et 19 ans, mais le juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention les a placĂ©s sous contrĂŽle judiciaire, ce vendredi soir. Ils sont convoquĂ©s devant la justice le 10 juillet. Les deux mineurs, ĂągĂ©s de 16 ans, ont Ă©tĂ© mis en examen et comparaĂźtront devant le juge des enfants ultĂ©rieurement.

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Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) : Guet-apens pour les policiers 

Le Parisien / mardi 19 mai 2020

Deux abribus qui volent en éclats et cinq conteneurs poubelles incendiés. Voilà le bilan matériel des vives tensions apparues, lundi soir, à Issy-les-Moulineaux, entre une bande de jeunes et des fonctionnaires de police.

Vers 23 heures, des poubelles ont d’abord Ă©tĂ© rassemblĂ©es puis incendiĂ©es au beau milieu de la chaussĂ©e de l’avenue de Verdun. Un incendie volontaire aux airs de guet-apens. Car sitĂŽt arrivĂ©e sur place, la patrouille de police appelĂ©e pour sĂ©curiser l’intervention des sapeurs-pompiers a Ă©tĂ© prise pour cible par une dizaine d’individus.
« Les policiers ont Ă©tĂ© visĂ©s par des jets de pierre et des tirs de mortiers, prĂ©cise une source. Au point de devoir demander les renforts d’autres fonctionnaires. »
Le face-Ă -face, tendu, a durĂ© plusieurs minutes. À son terme, neuf individus, dont cinq mineurs, ont Ă©tĂ© interpellĂ©s puis placĂ©s en garde Ă  vue, oĂč ils se trouvaient encore ce mardi. Le plus vieux d’entre eux est ĂągĂ© de 22 ans et le plus jeune, d’à peine 14 ans. Tous sont soupçonnĂ©s d’avoir pris part, Ă  des degrĂ©s divers, Ă  ces violences et Ă  la destruction du mobilier urbain.

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Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) : Surprise !

Le Parisien / jeudi 28 mai 2020

De sĂ©rieuses Ă©chauffourĂ©es ont Ă©clatĂ© mercredi soir Ă  Noisy-le-Sec. Dans le quartier de BĂ©thisy, « l’un des plus durs de la ville » selon le maire (UDI) Laurent Rivoire, une cinquantaine de personnes se sont attaquĂ©es Ă  la police municipale, qui Ă©tait venue pour faire cesser des jets de pĂ©tards et disperser les trop nombreux habitants prĂ©sents sur les lieux.
La tension est montée crescendo. Les effectifs municipaux débordés ont dû faire appel à des renforts de la police nationale. Une trentaine de fonctionnaires étaient sur place au plus fort des violences. Les policiers ont continué à essuyer des jets de projectiles et des tirs de mortiers. Ils ont riposté par les tirs de grenades lacrymogÚnes.
Puis tous se sont repliĂ©s et quatre suspects ont Ă©tĂ© interpellĂ©s et placĂ©s en garde Ă  vue. Lors des arrestations, un policier municipal ĂągĂ© d’une trentaine d’annĂ©es a chutĂ© et s’est lĂ©gĂšrement blessĂ© Ă  la jambe.

Avant de prendre le chemin de l’hĂŽpital Jean-Verdier, Ă  Bondy, il a fait un dĂ©tour par le poste de police pour retirer son gilet pare-balles. C’est alors qu’il s’est aperçu qu’un projectile s’était fichĂ© dans la partie ventrale de son Ă©quipement.

L’un des policiers aurait-il pu effectuer une manipulation malencontreuse ? « Une vĂ©rification a Ă©tĂ© effectuĂ©e sur chacune des armes des policiers prĂ©sents lors de cette intervention, tant du cĂŽtĂ© de la police nationale que municipale. Il ne manquait aucune balle dans ces armes », indique une source proche du dossier. Provient-elle alors de l’un des Ă©meutiers ? L’expertise balistique le dĂ©terminera.
Un policier qui a pu voir une photo du projectile indique : « L’aspect de la cartouche ne ressemble pas Ă  celles que nous utilisons. Il s’agit bien d’une vraie ogive, et pas du plomb de fusil de chasse ». « Son gilet pare-balles lui a trĂšs certainement sauvĂ© la vie », ajoute un fonctionnaire de police. [
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A Noisy-le-Sec, la police municipale comprend une trentaine d’agents armĂ©s (agents de surveillance de la voie publique compris). C’est l’une des prioritĂ©s du maire qui veut la faire monter encore en puissance : « J’espĂšre que les opposants politiques vont apporter un message de soutien Ă  la police municipale et l’encourager Ă  continuer l’action, car nous avons eu de bons rĂ©sultats en termes de baisse de la dĂ©linquance. » [
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Yvelines : Commissariat visé, bus bloqués, flic caillassés

Le Parisien / lundi 18 mai 2020

Soir aprĂšs soir, les quartiers populaires des Yvelines continuent d’ĂȘtre le thĂ©Ăątre de violences. Durant la nuit de dimanche Ă  lundi, les incidents les plus graves sont survenus Ă  Sartrouville, dans le quartier des Indes, oĂč les policiers ont de nouveau Ă©tĂ© victimes d’un guet-apens. Un fonctionnaire a Ă©tĂ© lĂ©gĂšrement blessĂ© par un tir de feu d’artifice lors des affrontements.

Il est prĂšs de 1 heure du matin, quand les pompiers arrivent rue du Berry, sous la protection de la police, pour Ă©teindre des feux de dĂ©tritus qui bloquent deux autobus. Les forces de l’ordre escortent les bus, jusqu’à la sortie de la citĂ© des Indes. Mais sur le trajet du retour, les fonctionnaires essuient des tirs de mortiers de feux d’artifice provenant d’un groupe d’une trentaine de personnes. Les policiers ripostent en faisant usage Ă  dix reprises de leur lanceur de balles de dĂ©fense et en lançant dix grenades de dĂ©sencerclement. Le groupe est dispersĂ©, aucun blessĂ© n’est signalĂ©.

Cinquante minutes plus tard, les hostilitĂ©s reprennent rue De Lattre-de-Tassigny : les gardiens de la paix sont de nouveau bombardĂ©s avec des fusĂ©es de feux d’artifice. La riposte est intense : vingt-trois tirs de lanceur de balles de dĂ©fense et vingt et une grenades. L’un des policiers est lĂ©gĂšrement blessĂ© Ă  la main par un tir de mortier d’artifice.

D’autres incidents sont Ă  dĂ©plorer Ă  Montigny-le-Bretonneux. Vers 3 heures, une patrouille de police de passage rue Alfred-de-Vigny a essuyĂ© un tir provenant d’un groupe, avant de riposter et disperser ses agresseurs.

La veille, c’est Ă  Trappes que les incidents les plus spectaculaires ont eu lieu. Dans la nuit de samedi Ă  dimanche, le commissariat de la ville, implantĂ© au cƓur de la citĂ© des Merisiers, a Ă©tĂ© la cible d’une vingtaine de tirs de mortier d’artifice. Les fusĂ©es ont Ă©tĂ© lancĂ©es en direction du portail d’entrĂ©e des voitures avant d’atterrir dans la cour. Les policiers ont dispersĂ© les assaillants en ripostant avec des grenades incapacitantes.

Des affrontements ont Ă©galement eu lieu la mĂȘme nuit, dans le quartier du Valibout, Ă  Plaisir, oĂč les violences se multiplient depuis dĂ©jĂ  plusieurs jours. Des conteneurs poubelles ont Ă©tĂ© incendiĂ©s, vers minuit et demi, rue Robespierre : Ă  leur arrivĂ©e sur place, les policiers ont reçu des mortiers de feu d’artifice. Ils ont ripostĂ© avec quatre coups de lanceur de balles de dĂ©fense et dix grenades. Bilan : la voiture de la brigade anticriminalitĂ© est criblĂ©e de dix-sept impacts et un fonctionnaire est blessĂ© superficiellement Ă  la main par un Ă©clat de mortier. [
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et ça continue


Le Parisien / samedi 23 mai 2020

C’est devenu la donne quotidienne pour les policiers des Yvelines, qui ont, une nouvelle fois essuyĂ© des jets de projectiles et les tirs de mortier dans la nuit de vendredi Ă  samedi aux quatre coins du dĂ©partement.

Aux Mureaux d’abord, oĂč vers 20 h 30, une patrouille de la brigade anticriminalitĂ© s’est retrouvĂ©e face Ă  une trentaine d’individus au niveau de la rue Jean-Jacques Rousseau. Les policiers ont alors Ă©tĂ© visĂ©s par divers projectiles. Des impacts ont Ă©tĂ© relevĂ©s sur le cĂŽtĂ© passager de leur vĂ©hicule. Un jeune homme ĂągĂ© de 17 ans, identifiĂ© comme l’un des auteurs des tirs, a Ă©tĂ© interpellĂ©.

A Plaisir, ensuite, oĂč un Ă©quipage a Ă©tĂ© pris pour cible vers 22 h 30 par une vingtaine de personnes. Un policier a lĂ©gĂšrement Ă©tĂ© blessĂ© au pied par un jet de pierre. Mais ce n’était que le premier acte. Une heure plus tard, les policiers sont alertĂ©s au sujet d’un groupe de jeune qui dĂ©ambule dans la mĂȘme rue avec des barres de fer. De retour sur place, les forces de l’ordre essuient des tirs de mortier d’artifice. Trois fonctionnaires ont Ă©tĂ© blessĂ©s et un jeune homme de 17 ans interpellĂ© en possession d’un mortier.

Au mĂȘme moment Ă  Aubergenville, il est signalĂ© un tapage important provoquĂ© par un groupe en plein barbecue. Sur place, les policiers dĂ©couvrent prĂšs de trente participants. L’un d’eux vise le vĂ©hicule de police avant de prendre la fuite provoquant au passage la blessure Ă  la cheville de l’un des policiers qui s’étaient mis Ă  sa poursuite.

Du cĂŽtĂ© de Maurepas,une derniĂšre intervention musclĂ©e s’est dĂ©roulĂ©e vers 1 h 30. Une vingtaine de personnes avaient disposĂ© des poubelles au milieu de la chaussĂ©e de façon Ă  bloquer la circulation. Les policiers ont, lĂ  encore, fait l’objet de tirs de mortiers d’artifice.

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Montpellier : Les super-flics du RAID ne sont pas invincibles

France 3 / lundi 25 mai 2020

Un policier du RAID a Ă©tĂ© blessĂ© ce lundi 25 mai 2020, vers 6 heures du matin, lors d’une intervention sur l’avenue du Professeur Louis Ravaz, dans le quartier populaire des CĂ©vennes Ă  Montpellier. Une voiture lui a foncĂ© dessus. Trois individus ont Ă©tĂ© interpellĂ©s. Dans un communiquĂ©, le syndicat UnitĂ© SGP Police HĂ©rault Ă©voque une « violence gratuite« . [
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Le policier a eu le tibia fracturĂ©. Selon des sources syndicales policiĂšres, le RAID Ă©tait venu prĂȘter assistance Ă  la police judiciaire sur commission rogatoire, aprĂšs de longs mois d’enquĂȘte sur une affaire d’échange de coups de feu remontant Ă  2019.

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Prison de Fresnes : La carriĂšre de la matonne commence bien

Le Parisien / mardi 26 mai 2020

Elle commence Ă  peine dans le mĂ©tier. Mais on ne sait plus maintenant si elle continuera dans cette voie. Une surveillante stagiaire a Ă©tĂ© agressĂ©e lundi par un dĂ©tenu Ă  la prison de Fresnes. La fonctionnaire, apparemment blessĂ©e au visage et Ă  un bras, a dĂ» ĂȘtre conduite Ă  l’hĂŽpital pour qu’on lui pose des points de suture. Ses jours ne sont pas en danger.

L’agression a eu lieu le midi lors de la distribution du repas. La surveillante se trouvait avec des dĂ©tenus « auxiliaires » quand l’attaque a eu lieu juste aprĂšs l’ouverture de la porte d’une cellule. Le prisonnier, ĂągĂ© de 26 ans, a assĂ©nĂ© sans dire un mot plusieurs coups avec un pic artisanal en bois. La gardienne « ne doit son salut qu’aux dĂ©tenus auxiliaires qui l’accompagnaient », prĂ©cise le syndicat FO pĂ©nitentiaire. [
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En septembre dernier, un détenu au profil psychiatrique inquiétant avait été condamné à sept ans de prison à Créteil pour avoir frappé un mois plus tÎt à coups de barres de fer quatre surveillants. Une agression ultra-violente qui avait choqué les gardiens. [
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Strasbourg : L’intention anti-flic est bonne, mais il y a 19 interpellĂ©s

Le Parisien / mercredi 27 mai 2020

Dix-neuf hommes ont été interpellés et placés en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi dans un quartier populaire de Strasbourg, aprÚs des violences urbaines, a-t-on appris de source policiÚre. Ces incidents se sont produits dans le quartier du Neuhof, dans le sud-est de la ville.

Mardi soir, les pompiers ont Ă©tĂ© appelĂ©s vers 23 heures pour un feu de poubelles. Ils ont Ă©tĂ© caillassĂ©s Ă  leur arrivĂ©e sur les lieux. Les forces de l’ordre sont intervenues et « des personnes ont Ă©tĂ© interpellĂ©es suite Ă  cet Ă©pisode », a-t-on ajoutĂ©.

Les 19 personnes interpellĂ©es sont des hommes, majeurs et mineurs, a dĂ©taillĂ© cette mĂȘme source. Tous sont encore en garde Ă  vue. Aucun pompier n’a Ă©tĂ© sĂ©rieusement blessĂ© mais des dĂ©gĂąts matĂ©riels sur un de leurs vĂ©hicules Ă©taient Ă  dĂ©plorer, a-t-on indiquĂ©. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte.

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Limoges : Deux personnes interpellĂ©es pour les Ă©meutes d’avril

France Bleu / vendredi 22 mai 2020

Deux suspects viennent d’ĂȘtre rattrapĂ©s par la police, suite aux violences urbaines du 22 avril dernier dans le quartier de Beaubreuil, Ă  Limoges. L’antenne de la mairie annexe avait Ă©tĂ© incendiĂ©e, ainsi que plusieurs voitures, et des camĂ©ras de viĂ©doprotection avaient Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©gradĂ©es volontairement. 

Ces jeunes ĂągĂ©s de 18 et 25 ans ont  Ă©tĂ© interpellĂ©s mardi dernier, presque un mois aprĂšs les faits, lors d’une opĂ©ration de sĂ©curisation menĂ©e sur rĂ©quisition du procureur de la RĂ©publique de Limoges.
Ces deux individus, connus des services de police, avaient Ă©tĂ© identifiĂ©s formellement lors des affrontements avec les forces de l’ordre survenues au lendemain d’une interpellation « musclĂ©e Â» Ă  Beaubreuil. Ils Ă©taient depuis visĂ©s par des fiches de recherche. 
Le plus jeune, interpellĂ© avec une forte somme d’argent sur lui, est soupçonnĂ© d’avoir jetĂ© une pierre sur un policier municipal. Il comparaĂźtra devant le tribunal de Limoges au mois de novembre, pour violences volontaires sur un agent chargĂ© d’une mission de service public.
L’homme de 25 ans est quant Ă  lui poursuivi pour des violences envers les forces de l’ordre, mais aussi pour trafic de stupĂ©fiants. Lors de son arrestation, il Ă©tait en possession de rĂ©sine de cannabis et avait aussi une trĂšs forte somme d’argent sur lui. Il a Ă©tĂ© placĂ© en dĂ©tention provisoire, jusqu’à son procĂšs en comparution immĂ©diate, prĂ©vu lundi prochain. [
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Source: Attaque.noblogs.org