Décembre 10, 2020
Par Dijoncter
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Des enfants qui apprennent sans école cela nous parait fou-dingue, nous avons peine à l’imaginer. Aurions nous oublié que l’être humain est une bestiole extraordinaire conçue physiologiquement et biologiquement pour apprendre perpétuellement ? Et/ou peut être que l’enfant est un être humain …

//Vivre sans école//

Apprendre et vivre sans école, c’est tout simplement apprendre et vivre à son rythme, sans horaires imposés, sans matières imposées, sans être interrompu. La notion du temps et du libre arbitre du choix pour soi-même est très importante.

On se consacrera à ce qui nous intéresse, on parle en français de familles non-scolaire (non-sco), d’apprentissage autonome, apprentissage automotivé ou encore autodéterminé.

C’est à dire que l’enfant apprend en fonction de ses envies, de sa propre motivation. L’enfant est considéré dans sa créativité, son authenticité, il est un être libre penseur et il peut garder toute sa confiance en lui. Le jeu et le plaisir ne sont pas dissociés de son travail, qui lui même n’est pas dissocié de son existence, de sa vie.

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//Les enfants peuvent apprendre par eux mêmes//

On peut facilement observer que les enfants sont passionnément désireux de comprendre le plus possible le monde qui les entoure, qu’ils sont très doués pour cela et qu’ils le font à la manière de scientifiques, en créant de la connaissance à partir de l’expérience. Les enfants observent, s’interrogent, découvrent, élaborent et ensuite ils testent les réponses aux questions qu’ils se posent. Quand on ne les empêche pas de faire toutes ces choses, ils continuent à les faire et ils deviennent de plus en plus compétents. – John Holt [1]

//Je vis donc j’apprends,
une véritable croyance chez les ’PAS D’ECOLE’//

La non-scolarisation, (vous avez peut être entendu ’le unschooling’), signifie ne pas dépendre des méthodes scolaires. C’est à dire pas de plans de leçon, pas de programme, pas de devoirs, pas de quiz ou tests, pas besoin de mémoriser, et pas de notes.

Au lieu de cela, l’accent est mis sur une vie riche et stimulante.

Une vie ensemble remplie d’opportunités, de possibilités et d’expériences.

Dans la pratique, c’est très différent d’une famille non-sco à une autre.

Et, les intérêts de chaque famille permettent tous les types d’apprentissage : histoire, mathématiques, écriture, musique, lecture, sciences, et toutes les choses de la vie. Ce n’est en aucuns cas considéré comme des « matières », mais simplement comme des choses intéressantes, amusantes, fascinantes… quelque chose que nous avons envie de découvrir plus avant ou pas.

Une chose en entraîne une autre et la vie suit son cours. Les enfants apprennent, les adultes apprennent aussi et encore. La vie est pleine de possibilités partout où nous regardons.

//pour aller plus loin//

#Un aperçu du film Unique, de Hélène Douay : (durée : 3min43)

Il s’agit d’un documentaire qui présente es familles de divers horizons, poussées par des raisons différentes, qui ont toutes choisi de ne pas scolariser leurs enfants.

#Le témoignage audio de Freddy qui n’a pas scolarisé ses 3 filles.

HistoiresdeDarons 25. (durée : 54min26)

//qu’est ce qui dérange quant à l’absence de scolarité//

Nous pouvons considérer la non-scolarisation comme un choix subversif parce que cela induit une remise en question de la société existante et surtout de nous même, qui avons tous et toutes été à l’école ou presque.

Puisse qu’effectivement notre société occidentale est construite sur la norme ‘école ‘qui nous prépare à la norme ‘travail’ . Ainsi quand on refuse l’école tel quelle est, indirectement on refuse le travail tel qu’il est.

Ce n’est pas qu’une histoire d’école ou pas école, cela va plus loin. C’est une philosophie, un réel choix de vie, un regard sur le monde vivant, c’est une recherche d’équilibre.

Au delà de l’aspect ‘pédagogique’, refuser l’école telle qu’on la connaît actuellement, c’est choisir de vivre avec les enfants, que l’on soit parents biologiques ou non.

Vivre sans école, c’est tout simplement prendre une décision, assumer celle-ci et partir à l’aventure pour concevoir autre chose.

Mais ce qui me semble important dans le hors-école, c’est que les parents non-scolarisants, ainsi que les ami.es ou personnes qui gravitent autour de ces enfants que l’on veut libres, soient dans la cohérence avec eux et elles mêmes.

Ils et elles ne font pas que critiquer ou se plaindre d’un système, ils et elles décident d’en inventer un autre. De créer un futur différent, d’ouvrir des possibles.

Ils et elles ne se battent non pas contre mais POUR quelque chose.




Source: Dijoncter.info