Mai 19, 2016
Par Paris Luttes
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Dans le journal “Le Monde”, des professeurs des Beaux-Arts signaient une tribune collective “Non, M. Cazeneuve, nos étudiants n’ont pas à payer votre dérive sécuritaire !” pour soutenir médiatiquement, de manière symbolique, les étudiant.e.s de l’école qui tentèrent d’occuper de manière ludique et pérenne, la place de la République en construisant un “château commun”. Des étudiant.e.s, victimes de violences policières, la nuit de l’évacuation, le 28 avril.

Extrait du texte signé : “la foule bigarrée nassée pendant des heures boulevard Diderot le jour de la fête du travail a eu raison de répliquer : “Nous sommes tous des casseurs”. En réalité, le gouvernement dont vous faites partie, Monsieur Cazeneuve, projette dans cette figure fantasmatique le reflet de sa propre radicalisation répressive”.

Et pourtant… quelques jours après, ces professeurs se liguaient contre ces mêmes élèves, allant même jusqu’à les accuser de : manipulation. Selon eux, les étudiant.e.s auraient instrumentalisé les violences policières qu’ils auraient subi, pour légitimer l’occupation des Beaux-Arts.

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Que s’est-il passé aux Beaux-Arts pour susciter ce retournement ? Le mot “exaction” peut-il être utilisé pour parler de tags sur des murs en plâtre ou des copies de statues ? Que disent ces tags ? La première violence n’est-elle pas la propriété ? Les étudiants auraient-ils ouvert la porte à “n’importe qui” ? Pire encore que “n’importe qui”, les étudiants des Beaux-Arts, auraient-ils ouvert la porte à des “casseurs” ?

Sur le jeu trouble de Jean-Marc Bustamante (directeur de l’ENSBA), sur la peur d’ouvrir une école d’art aux dimensions sociales, politiques et concrètes.

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De nombreuses questions & problèmes sont abordés dans ce documentaire. Nous vous laissons le découvrir.

Interdire les rencontres est un vilain défaut…




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