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Contingent écolo dans la manif du 1er mai

[https://facebook.com/events/s/contigent-ecologiste-dans-la-m/3202468526676993/]

Pas de sales putes, que des sales lois!

Le 1er mai, les travailleuses et travailleurs du sexe (TDS) exigent des droits !
Au Canada, comme ailleurs, les TDS continuent d’être affecté.e.s par les politiques qui les criminalisent sous couvert de sauver les victimes de la traite des personnes. Revendiquées par plusieurs groupes féministes anti-prostitution, ces lois prétendent éliminer la demande en criminalisant les clients et les tierces parties, pour abolir l’industrie du sexe. Loin d’atteindre ce but, ces politiques marginalisent et isolent les TDS des services sociaux et légaux et accentuent leur vulnérabilité aux violences.

En effet, ces législations créent des environnements de travail dangereux et propices à l’exploitation. Enfin, ils maintiennent les conditions de travail en-deçà des normes. Ces conditions sont la source de soucis quotidiens, allant de difficultés à être payé.e.s à l’impossibilité de dénoncer la violence des clients, des employeurs et des forces de l’ordre par des mécanismes légaux. Pour celleux qui travaillent de façon indépendante, la criminalisation complique le ‘’screening’’ des clients qui refusent de fournir les informations importantes pour notre sécurité comme leur vraie identité. Cela rend difficile pour les TDS de créer et maintenir des mécanismes de sécurité au travail, et ces conditions ont mené au meurtre de plusieurs TDS. Pour celleux qui travaillent dans la rue, l’interdiction de communiquer pour la vente de services sexuels dans les lieux publics fait en sorte qu’iels se retrouvent à travailler dans des lieux reclus, mal éclairés et loin de tout témoin, les mettant davantage à risque de violence. Les lois sur l’immigration, en plus des dispositions pénales relatives au travail du sexe, encouragent une surveillance accrue des TDS migrant.e.s, ce qui fait en sorte qu’iels peuvent faire face à la perte de leur statut, la détention et la déportation si leur métier est découvert, et ce, même si iels travaillent dans des secteurs légaux de l’industrie comme les salons de massages licenciés et les strip-clubs.

Si notre travail est stigmatisé, dévalué et réprimé, nous pensons que c’est parce qu’il est féminisé. La criminalisation a ainsi pour but de nous pousser vers d’autres emplois féminisés, aux mêmes conditions de travail difficiles et mal-payées. La criminalisation fait ainsi de nous une armée de réserve de travailleuses, de mauvaises filles à placer en emploi. En refusant la criminalisation et nos conditions de travail dangereuses, nous refusons du même coup les mauvaises conditions dans tous les emplois où on trouve une majorité de femmes, souvent pauvres et racisées.

En solidarité avec d’autres mouvements de travailleur.euses comme les préposé.es à l’entretien, les travailleur-euses migrant.es, les infirmières, les travailleuses domestiques, les ménagères non payées, les TDS s’organisent partout dans le monde pour demander la reconnaissance de leur travail par un statut de travailleur.euse et l’accès aux droits du travail et aux programmes sociaux qui l’accompagnent. Nous défendons que ce n’est pas la nature de l’activité en soi (échanger des services sexuels pour de l’argent) qui expose les TDS à la violence, mais bien les lois répressives qui encadrent leur travail et c’est pourquoi nous demandons la décriminalisation complète de notre travail !

Pour plus d’info sur les activités du CATS le premier mai: https://www.clac-montreal.net/sites/default/files/pdf/C.A.T.S%20workshop.cleaned.pdf

Un appel du comité autonome du travail du sexe (CATS), un projet d’organisation politique autonome initié par des TDS basé.e.s à Montréal. nous militons pour la décriminalisation du travail du sexe et l’amélioration de nos conditions de travail. Le CATS se veut un espace d’organisation au sein duquel tou.te.s les TDS sont les bienvenu.e.s peu importe leur milieu de travail, que celui-ci soit un salon de massage, un strip club, la rue, onlyfans, etc. cats-swac-mtl.org + Instagram: @cats.swac.mtl + Facebook: CATS – Comité Autonome du travail du sexe + Twitter: @CatsMtl

  • Journée de résistance et de solidarité, Organisé par le centre des travailleur-euse-s migrant-e-s, le samedi 30 avril au métro Parc à 14h et à l’Église St Édouard à 17h. [https://www.facebook.com/events/1147686149339240]
  • Manifestation IWW 1er mai 2022 – RÉVOLTÉ-ES !, Organisé par le SITT – IWW Montréal, le dimanche 1er mai au métro Papineau à 12h30. [https://www.facebook.com/events/331036155660008]
  • Cabaret des luttes ouvrières : parole aux fourmis, Organisé par Le Rendez-vous des Grandes Gueules, le vendredi 6 mai à 19h à La Forge à Bérubé, 363 rue Vézina Trois-Pistoles. [https://www.facebook.com/events/331036155660008]

Open mic anticapitaliste, lundi 2 mai à 19h au Café Aquin (local A-2445 à l’UQAM), Tiohtià:ke/Montréal.
Pour se voir, se parler, s’exprimer, prendre soin et s’inspirer à continuer la lutte.

Il y aura un local à proximité avec moins de stimulations au besoin. Des collations et breuvages seront fournis. les contributions volontaires sont les bienvenues.

  • La Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES-Montréal)
  • Archives révolutionnaires
  • Le collectif opposé à la brutalité policière
  • Le projet accompagnement solidarité Colombie (PASC)
  • Solidarité sans frontières
  • Ni Québec ni Canada un projet anticolonial
  • Dira bibliothèque anarchiste
  • Montréal Antifasciste

Un vidéo qui nous a été envoyé par des camarades pour célébrer les 15 ans!

Le 1er mai 2022, la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) appelle à une 15e manifestation anticapitaliste pour la journée des travailleuses et des travailleurs. L’État colonial a démontré cette année encore qu’il priorise la croissance du capital au détriment de nos vies. Faisant preuve d’hyprocrisie totale, nos gouvernements prononcent les mots réconcilliation et environnement tout en ignorant les droits souverains des peuples autochtones et en détruisant la terre avec des politiques extractivistes et discriminatoires. Il est temps de se révolter.

Plus le temps avance, plus notre système capitaliste dopé aux stéroïdes contribue à la dégradation des conditions climatiques et écologiques qui assurent notre survie. On fonce tout droit vers le mur alors que nos gouvernements se liguent avec des pétrolières, l’industrie forestière et les minières pour continuer de faire passer des projets écocidaires, comme le gazoduc de Coastal GasLink en terre Wet’suwet’en, les coupes à Fairy Creek et les dernières annonces permettant aux minières d’émettre encore plus de particules de zinc et de nickel au soi-disant Québec. Pour défendre leur droit de nous amener à la fin du monde, ils achètent des guns, des flics et des prisons, parce qu’ils savent que les gens résistent, ont toujours résisté et continueront de le faire. L’extractivisme va main dans la main avec le colonialisme et l’oppression des peuples autochtones et ces logiques font tourner le système capitaliste qui nous maintient dans une misère qui va de mal en pis.

On a arrêté de compter sur les hypocrites qui nous gouvernent depuis un bon moment, mais Trudeau et Legault s’efforcent à battre des osties de records. Nos gouvernements continuent de s’acharner sur les personnes non-vaccinées pour ne pas adresser la faute de tous les gouvernements paternalistes des dernières décennies qui sont responsables des conditions de travail insupportables en enseignement et en santé, des milieux majoritairement féminins. Comme d’habitude, l’argent, il y en manque toujours pour les écoles et les hôpitaux, mais jamais pour les flics et pour les prisons pour migrant-e-s. En plus, nos gouvernements se lavent les mains des violences qu’ils font subir en s’attaquant aux “wokes”, en disant que “les Québécois, on n’est pas si pire.” Entre autres, Legault met de l’avant des projets de loi transphobes et interphobes (PL-2) et xénophobes (PL-21) en plus de refuser d’appliquer le principe de Joyce et de considérer la crise du logement comme telle. Alors que la catastrophe écologique continue de sévir sur le globe, nos gouvernements nous vendent un monde de chars électriques de marde insoutenable qui garde la population dans l’asservissement et contribue à l’étalement urbain. Ils envoient une escouade militaire de la GRC détruire un camp autochtone afin de pouvoir construire un autre ostie de pipeline financé par l’État et les banques, et ce, au moment même où la province est aux prises avec des inondations majeures.

Il faut se rendre à l’évidence que la situation est accablante, mais que le monde commence à se réveiller et, de plus en plus, on se serre les coudes, on se tient en solidarité avec d’autres communautés et on crée des ponts qui n’existaient pas auparavant. On parle de plus en plus de racisme environnemental, par exemple du dépotoir illégal à Kanehsatà:ke qui met en danger la santé du peuple et des terres. On voit apparaître des bannières en Palestine occupée en solidarité avec les défenseurs du territoire Wet’suwet’en. Nos mouvements visant l’abolition du capitalisme et de tous les systèmes d’oppression ne cessent de multiplier leurs éclats. On est sur la bonne voie. Nous n’avons plus d’autres choix que de refuser ce système de mort basé sur un travail dont l’intérêt premier est l’enrichissement des bourgeois au coût de la destruction de notre santé physique, mentale et des écosystèmes millénaires infiniment complexes desquels nous sommes dépendants.

Le 1er mai, exprimons notre rage contre le capitalisme. Levons-nous contre ces oppressions, levons-nous contre la destruction et construisons un futur radicalement différent. Prenons la rue, ensemble.




Source: Clac-montreal.net