Résumé de la petite action de visibilité lors du dernier match local de la coupe du monde féminine de football.


Nous ne savions pas trop qui nous allions croiser étant donné que nous ne nous intéressons que très peu au football de manière générale mais nous avons vite compris que les USA étaient dans la place.

Profitant de ce dernier match à Reims, nous sommes revenuEs rappeler l’abandon des pouvoirs publics face aux réfugiéEs alors que nous ne leur demandons que de les traiter comme des êtres humains qu’illes sont !!!

Armées de nos cartons improvisés et reprenant à notre compte cet espace public dans lequel nous avons l’impression de ne plus pouvoir rien faire sans l’aval d’une autorité supérieure, nous voilà pour une petite heure, en représentation, dos au stade.

Les retours du public francophone et anglophone ont été très positifs. Les AméricainEs, nombreuses et nombreux à avoir fait le déplacement, n’ont pas été en reste, sûrement boostéEs par la petite pancarte « fuck donald trump » le grand gourou de la chasse aux étrangerEs se nourrit d’un racisme reniant violemment les droits humains les plus élémentaires.

Alors que le coup d’envoi du match grondait dans le stade, a déferlé sur notre « bande apparemment dangereuse », un échantillonnage de toutes les composantes de la police locale (cherchant à occuper leur temps libre, bien vide). Baceux, police nationale et autre mumu (municipale) à vélo, qui nous encerclent.

Contrôle d’identité classique, confiscation des cartons, sûrement pour leur collection personnelle, cela nous arrangeant ayant moins de matériel à trimbaler. Nous n’avons toujours pas compris le refus de nous redonner le sac qui les contenait… peut-être explicable dans l’une des lignes des différentes lois sécuritaires toujours mise en place pour notre bien.

Nous repartons après ce temps d’attente sous le chaleur ACABlante, entrecoupé d’interventions hallucinées des flics, peut-être aussi impactés un peu trop fort par l’astre lumineux.

Nous serons tout de même gratifié d’un « Allez faire la révolution ailleurs » lors de notre départ de la part d’un des policiers nationaux en tenue qui à notre avis sortait quelque peu du cadre de ses fonctions et qui était donc sûrement de trop étant présentement en service. Nous n’avons pas rebondi cette fois, nous avions bien d’autres choses plus intéressantes à faire et nous avions déjà bien assez perdu notre temps, pour occuper ces fanas de la gâchette.

Le plus important pour nous avait été fait : porter la voix, même si cela n’est que pour quelques instants, de celles et ceux qu’on préférerait oublier et invisibiliser !!!


Article publié le 26 Juin 2019 sur Reimsmediaslibres.info