Novembre 18, 2021
Par CNT
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Depuis plus de trente ans les lois liberticides s’accumulent :

1986 La loi fondamentale relative Ă  la lutte contre le terrorisme
Loi n° 96-647 du 22 juillet 1996 crĂ©ant un dĂ©lit d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste
en 2001 la loi de sécurité quotidienne et fichier STIC
’- en 2002 loi Perben 1
tours en 2002 loi LOPPSI
en 2003 Loi de Sécurité Intérieure
en 2004 Loi Perben 2 et Loi pour la confiance dans l’économie numĂ©rique
en 2006 Loi n° 2006-64 relative Ă  la lutte contre le terrorisme
en 2007 La loi sur les peines planchers
en 2008 Le FNAEG (fichage ADN) est instauré, La loi sur la rétention de sûreté , le Fichier Cristina, le fichier Base élÚves et le fichier ELOI
en 2010 loi LOPPSI 2
en 2012 nouvelle loi antiterroriste
en 2014 encore une loi de lutte contre le terrorisme
en 2015 loi sur le renseignement
en 2016 Loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement est adoptée
en 2017 Loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme
en 2018 loi sur le secret des affaires et loi asile-immigration
en 2019 loi anti-casseurs
en 2021 loi sĂ©curitĂ© globale, loi”sĂ©paratisme”, loi sur le renseignement, loi “drone 2” et pass sanitaire

Chacune de ces lois a fait reculer toujours un peu plus loin nos libertĂ©s individuelles et collectives. dans ce sens le pass sanitaire est un outil au service de l’état qui s’inscrit en parfaite cohĂ©rence avec l’ensemble de ces textes sĂ©curitaires. Pour autant un pas est franchi car les actes de surveillance et de contrĂŽle ne sont plus rĂ©servĂ© aux aux services de police et de sĂ©curitĂ© mais s’étendent maintenant potentiellement Ă  chaque citoyen et citoyenne. La logique du pass tend Ă  sĂ©parer la population en deux groupes distincts aux droits diffĂ©renciĂ©s.
Nous pouvons observer que ce pass qui Ă©tait sensĂ© ĂȘtre trĂšs limitĂ© dans le temps (c’était d’ailleurs sous cette condition qu’il avait Ă©tĂ© validĂ© par le conseil constitutionnel) est aujourd’hui prolongĂ© pour une durĂ©e qui va atteindre un an en attendant d’autres futures prolongations. De la mĂȘme maniĂšre il est Ă  craindre que son utilisation et ses conditions d’obtention (le gouvernement parle aujourd’hui d’un schĂ©ma vaccinal complet comme unique condition) soient revues rĂ©guliĂšrement.

Non au flicage sanitaire et aux dĂ©rives autoritaires !

Nous tenons Ă  rappeler que la grande majoritĂ© des mesures qui sont prises sous urgences (sanitaires ou sĂ©curitaires en attendant celles environnementales) et considĂ©rĂ©es dans un premier temps comme provisoires et exceptionnelles sont inscrites plus tard dans le droit commun. Dans ces perspectives le pass sanitaires pourraient trĂšs bien devenir un prĂ©curseur du crĂ©dit social Ă  la chinoise pour les populations occidentales. Pour nous si il est Ă©vident que chacun et chacune doit exercer sa responsabilitĂ© et adapter son comportement afin de se protĂ©ger et protĂ©ger les autres, en aucun cas nous ne pouvons laisser l’état dicter notre conduite comme bon lui semble. En effet les Ă©tats et les gouvernements n’auront de cesse de grignoter nos libertĂ©s jusqu’à l’instauration d’une sociĂ©tĂ© de surveillance et de contrĂŽle total. SociĂ©tĂ© qui est dĂ©jĂ  bien engagĂ©e avec la vidĂ©o-surveillance, le fichage de masse, les drones… en attendant la reconnaissance faciale, les puces RFID, les prĂ©dictions de comportement par algorithme… (Ă  ce propos on peut lire avec intĂ©rĂȘt le rapport sĂ©natorial sur la crise sanitaire et les outils numĂ©riques ou pour aller Ă  l’essentiel cet article du monde diplomatique : https://www.monde-diplomatique.fr/2...).

DĂ©fendons et battons-nous pour une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire, libertaire et autogĂ©rĂ©e !

Si nous sommes opposĂ©s au pass sanitaire par principe, nous pensons aussi que les choix faits par les gouvernements ne peuvent en aucun cas nous protĂ©ger efficacement Ă  terme contre les effets de cette crise et des suivantes, quelles que soient leurs causes. en effet seule une sociĂ©tĂ© solidaire et coopĂ©rative sera Ă  mĂȘme d’offrir le maximum de protection aux plus vulnĂ©rables d’entre nous. Cette solidaritĂ© et cette coopĂ©ration ne peut se dĂ©velopper que dans une sociĂ©tĂ© de libertĂ© et d’égalitĂ©. Or, la libertĂ© est continuellement combattue par l’état (qui cherche Ă  s’assurer d’avoir les sujets les plus dociles possibles) et l’égalitĂ© est continuellement dĂ©truite par le capital (qui a basĂ© tout son dĂ©veloppement sur le profit et l’égoĂŻsme).
Si nous voulons Ă©viter de vivre dans une sociĂ©tĂ© rĂȘvĂ©e par l’état qui ne sera qu’un cauchemar dystopique pour nous, il est grand temps de rĂ©sister partout oĂč nous le pouvons aux atteintes liberticides et autoritaires, de nous organiser collectivement dans la rue, nos quartiers, villes et villages, sur nos lieux de travail afin de construire une large mouvement de lutte qui nous permette de conquĂ©rir nos libertĂ©s. Nous pourrons alors travailler Ă  la transformation de notre sociĂ©tĂ© sur des bases libertaires et Ă©galitaires.




Source: Cnt-f.org