Mon client n’est qu’un enfançon
Un candide doux comme un agneau
L’ami des bêtes et des prolos
Je parle ici de François Fillon.

Sa fibre sociale est bien connue
Il a l’injustice en horreur
Ne songe qu’aux travailleurs
Serre toutes les mains dans la rue.

Son plan de réforme des retraites
Etait une vraie conquête sociale
L’alignement sur le régime général
Une avancée pour la planète.

A cet homme dévoué corps et âme
On fait reproche d’avoir salarié
Sans véritablement l’exploiter
Sa muse, son égérie, sa femme.

On pourrait lui faire crédit
D’avoir préservé de l’usure
Cet être fragile et si pur
Pénélope, sa bonne amie.

Mais on tombe à bras raccourcis
Sur un homme intègre qui endure
Le traitement réservé aux ordures
Doux Jésus, c’est une infamie !

Et passe même la double lame !
Aux réquisitoires du Parquet
S’ajoutent les cris d’orfraie
De tous les moralisateurs infâmes.

Certes, il était un peu bête
De verser des sommes colossales
Sur le budget de l’Assemblée nationale
A sa très chère belette.

Mais c’était un prêté pour un rendu
L’argent public a servi le bonheur
D’un homme qui a servi avec ardeur
Cela justifie-t-il une mise à nu ?

Envoie-t-on en prison
Au nom des temps nouveaux
Un châtelain, un simple hobereau
Victime parfois de confusion ?

Céd.


Article publié le 06 Juil 2020 sur Monde-libertaire.fr