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Le groupe vidĂ©o est nĂ© avec l’envie de mutualiser certains savoir-faire, dans l’objectif de filmer les luttes Ă  GenĂšve. La vidĂ©o comme mĂ©dium nous permet autant d’archiver l’actualitĂ© de ces derniĂšres que d’en restituer une partie, sous diverses formes, lorsque le moment nous semble opportun.

Le diptyque avec entracte DĂ©fendre la zone est une premiĂšre tentative de restitution. Ces films donnent la voix Ă  quelques usagers de la Zone Industrielle des Charmilles (ZIC) qui tentent de protĂ©ger “ce petit bout de territoire” [2] des ambitions des Ă©lu.e.s locaux. La critique que nous formulons est le rĂ©sultat d’une enquĂȘte que nous avons menĂ©e dans le but de faire entendre la voix des artisans de la ZIC lors de la Biennale Intergalactique des espaces d’art de GenĂšve (BIG) en juin 2019. Montrer DĂ©fendre la zone dans ce cadre nous semblait ĂȘtresymboliquement pertinent et une rĂ©ponse adĂ©quate aux mutations du quartier des Charmilles. En effet, pour l’édition 2019, la BIG a occupĂ© le chantier du futur campus de la Haute École d’Art et de Design, tout juste installĂ©e dans le quartier. Le texte qui suit revient sur le contexte de production du film et sur les Ă©volutions de cette partie de la ville.

Ça va ĂȘtre un peu comme le tĂ©lĂ©phone, ça va bouger,

Guillaume Barazzone, présentation aux artisans de la ZIC, octobre 2017.

L’idĂ©e du film nait pendant l’étĂ© 2018 au moment oĂč des petits immeubles dans le quartier des Ouches tombent Ă  coups de pelleteuse. Ces destructions vont Ă©veiller notre intĂ©rĂȘt quant aux transformations que le quartier subit, et qui bientĂŽt, ne s’appellera plus ChĂątelaine ou les Ouches, mais le quartier Concorde. C’est dans cette partie de la ville qu’un an plus tĂŽt la Haute École d’Art et de Design (HEAD) s’installait dans les anciennes usines Tavaro, un campus financĂ© rubis sur l’ongle par la Fondation Wilsdorf, c’est-Ă -dire Rolex. Alors rapidement, des fitness remplacent les Ă©piceries. Au milieu du quartier, image anachronique dans le paysage genevois, il y a Ă©galement la Zone Industrielle des Charmilles (ZIC), la derniĂšre zone industrielle au centre-ville, et des bruits qui courent, dans les mĂ©dias et dans la bouche des usager.e.s du lieu, quant Ă  la volontĂ© de son propriĂ©taire, la Ville de GenĂšve, « d’en faire quelque chose Â».

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Hier : faire de l’argent

En 1997, la Ville de GenĂšve acquiert une parcelle de 22 865 m2 situĂ©e au 43 avenue de ChĂątelaine, appartenant Ă  la SociĂ©tĂ© d’Instruments de Physiques, pour 14 910 000 CHF, un prix considĂ©rablement en dessus des prix du marchĂ©. La lecture du rapport de la commission des finances [3] Ă  ce sujet nous Ă©claire sur les enjeux posĂ©s par ce rachat. Ce qui est remarquable et qui se dĂ©gage d’emblĂ©e dans ça papier, c’est que si la parcelle constitue « une rĂ©serve importante de terrain pour la Ville de GenĂšve situĂ©e Ă  un endroit stratĂ©gique Â» (p. 32), il faudra amortir cette dĂ©pense importante. Il faut valoriser cette zone au plus vite puisque cette acquisition s’est faite Ă  un prix trop Ă©levĂ© (volontĂ© soutenue par tous les partis de droite), et donc il faut rapidement rĂ©flĂ©chir Ă  la rĂ©affectation de la zone afin d’en obtenir une meilleure rentabilitĂ©. Dans les dĂ©bats au Conseil municipal, Bernard Lescaze (radical), pour justifier l’achat, dĂ©clare :

Si le prix de ce terrain industriel est Ă  300 francs le m2, il est clair que, par rapport au prix actuel du m2 en zone industrielle, c’est cher, mais c’est qu’il y a, pour la Ville – et peut-ĂȘtre pour elle seule – une vĂ©ritable plus-value latente sans mĂȘme qu’il soit pour l’instant dĂ©classĂ©. […] VoilĂ  pourquoi je pense que ce soir, en rĂ©alitĂ©, nous sommes confrontĂ©s Ă  un choix stratĂ©gique et, si nous avons confiance dans les autoritĂ©s de la Ville, dans la vision que nous pouvons avoir du dĂ©veloppement de notre ville, nous devons acquĂ©rir ce terrain. [4]

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Ainsi, suite Ă  son acquisition en 1997, la parcelle est renommĂ©e Zone Industrielle des Charmilles et plusieurs petites entreprises aux activitĂ©s artisanales et industrielles s’y installent, devenant ainsi locataires de la GĂ©rance ImmobiliĂšre Municipale. Ces espaces sont pour la plupart en mauvais Ă©tat, et certains artisans rĂ©novent les locaux Ă  leurs frais. La Ville de GenĂšve utilisera environ la moitiĂ© de ces 22 000 m2 comme entrepĂŽts de stockage, et pour l’installation de certains de ses services. En 1999, suite Ă  la fermeture du site industriel de SĂ©cheron, de nombreux artisans sont relogĂ©s Ă  la ZIC. L’Association des Locataires Artistes et Artisans de la Z.I. des Charmilles (ALAAZIC), fondĂ©e Ă  cette occasion, exige un relogement et fait pression sur la Ville qui investit presque 12 millions [5] pour remettre les locaux aux normes et accueillir ces nouvelles entreprises.

C’est donc dĂšs son acquisition que les Ă©lu.e.s de la Ville de GenĂšve se sont interrogĂ©.e.s sur « l’avenir de ce petit bout de territoire Â», et la question de sa rĂ©affectation sera brandie Ă  chaque occasion. DiffĂ©rent.e.s Ă©lu.e.s viendront proposer des projets qui relĂšvent tous de la mĂȘme dynamique : traiter cette zone comme si elle Ă©tait vide et tenter d’y implanter des activitĂ©s Ă  plus forte valeur ajoutĂ©e. En effet, en cinquante ans, le Canton de GenĂšve a connu, comme la plupart des villes europĂ©ennes, un fort mouvement de tertiarisation. Ainsi la ville de GenĂšve perd environ 4 000 emplois dans le secteur secondaire entre 1995 et 2001 [6], alors que les domaines de la finance, des assurances, du nĂ©goce international et du commerce de luxe sont favorisĂ©s. Les activitĂ©s des entreprises basĂ©es Ă  la ZIC ne sont pas vraiment rentables : elles ont une faible valeur ajoutĂ©e, leurs rentrĂ©es fiscales sont insignifiantes, et elles ne gĂ©nĂšrent pas beaucoup d’emplois. Dans une logique capitaliste donc, leur prĂ©sence sur la zone est problĂ©matique, et Ă  chaque motion, les politicien.ne.s ambitieux s’empressent de rappeler que la zone devrait ĂȘtre « mieux utilisĂ©e Â» [7].

Aujourd’hui : G’innove

En 2016, la Ville prend la dĂ©cision de vider 13 000 m2 de locaux dans laquelle sont logĂ©s certains de ses services et entrepĂŽts, « afin de les rĂ©allouer Ă  des activitĂ©s gĂ©nĂ©rant emplois et richesse Â» [8]. Les conseiller.e.s administratifs Sandrine Salerno, Guillaume Barazzone et Sami Kanaan sont trĂšs motivĂ©.e.s par les opportunitĂ©s offertes par ces espaces prochainement libres :

L’arrivĂ©e de la HEAD [dans le quartier] va permettre de crĂ©er des synergies incroyables. C’est une occasion unique de valoriser cette ZIC. Il ne faut pas que nous fassions les choses chacun dans notre coin, mais que nous avancions ensemble pour positionner le quartier comme un centre de la crĂ©ation et de l’innovation [9]

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Les locaux sont effectivement vidĂ©s trois ans aprĂšs l’annonce des magistrat.e.s. C’est Ă  ce moment que commence le tournage de DĂ©fendre la zone. Les films s’interrogent alors sur ces 13 000 m2 Ă  remettre et sur l’avenir de la ZIC. Les protagonistes principaux sont les artisans, locataires des lieux, que la Ville « ne veut pas chasser Â» – car elle tient Ă  l’étiquette ‘derniĂšre zone industrielle en centre-ville de GenĂšve’ – mais qui se voit enjoint de prendre part aux dĂ©marches visant Ă  rendre la zone « plus vivante Â». Dans les films, on rencontre Ă©galement diffĂ©rents spĂ©cialistes de la participation et des programmes de crĂ©ation d’intelligence collective, car, aprĂšs un projet d’ÉcopĂŽle, une pĂ©piniĂšre pour jeunes talents, un incubateur d’entreprises, ou encore un pĂŽle de crĂ©ation, la Ville de GenĂšve doit faire preuve d’imagination pour faire valider ses projets. Elle a optĂ© cette fois pour la « rĂ©flexion collective Â», une dĂ©marche, de plus en plus couramment adoptĂ©e par les municipalitĂ©s, qui permet de rendre flous les rapports de pouvoir entre les diffĂ©rents acteurs impliquĂ©s dans les transformations urbaines et laisse croire aux usager.e.s qu’ils dĂ©cideront de l’avenir de la zone.

À la ZIC, ce sont les services d’Agenda 21, par le biais du programme d’encouragement Ă  l’innovation sociĂ©tale G’innove, qui sont mandatĂ©s pour s’affairer, dĂšs 2017, aux transformations de la zone. G’innove est une structure crĂ©Ă©e pour organiser la participation citoyenne Ă  GenĂšve Ă  travers le financement de projets. Il est question « de mandats de design thinking, de formations et de rencontres internes, de forums ouverts sur l’innovation dans le secteur public, etc. Â». Le programme promeut pĂȘle-mĂȘle des projets de bouffe bio, des activitĂ©s DIY, des initiatives de vĂ©gĂ©talisation, de nouvelles formes d’entrepreneuriat
 En vĂ©ritĂ©, ce type de programme sert surtout ici Ă  dĂ©ployer des stratĂ©gies marketing pour valoriser des zones dĂ©prĂ©ciĂ©es, et attirer ainsi entrepreneurs et investisseurs privĂ©s.

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De plus, la ZIC reprĂ©sente une image en vogue dans les imaginaires urbains contemporains : en effet, la « friche industrielle Â» est un concept tendance, qui s’essaime dans toutes les villes d’Europe qui cherchent Ă  ĂȘtre bien classĂ©es sur l’échelle des villes branchĂ©es. On constate que Salerno, Barazzone et Kanaan sont inspirĂ©-e-s par ses modĂšles de rĂ©habilitation artistico-festifs aux contours flous et aux visĂ©es marchandes, car ils les convoquent avec une naĂŻvetĂ© plutĂŽt inquiĂ©tante :

[c’est] une opportunitĂ© de travailler dans un quartier qui a une histoire et une population, mais qui, dans les 15, 20 prochaines annĂ©es, va changer ! Alors, comment on fait pour changer ? Et bien on va voir des friches industrielles dans des villes comme Nantes, Lille, Berlin. [10]

Les artisans locataires de la ZIC ont l’habitude de ces tentatives de valorisation fonciĂšre et ne sont pas dupes face Ă  ces initiatives ambitieuses martelĂ©es depuis vingt ans dĂ©jĂ . Or, malgrĂ© cela, la pression exercĂ©e sur la zone est considĂ©rable. S’il y a vingt ans la HEAD n’existait pas encore, elle constitue aujourd’hui un Ă©lĂ©ment majeur des mutations du quartier, et augmente clairement le potentiel de cette « friche Â» avoisinante.

Demain : chassĂ©s aux confins des villes

Notre intĂ©rĂȘt Ă  questionner les volontĂ©s de transformations de la ZIC rĂ©side aussi dans le fait que le processus de gentrification y est extrĂȘmement visible, parce qu’il suit les Ă©tapes clĂ©s nĂ©cessaires Ă  sa rĂ©ussite – ici empruntĂ©es Ă  Non Fides [11]

« Ă‰tape 1 : Commencer par Ă©tablir de grands projets municipaux, souvent culturels, comme un centre artistique Â».

À GenĂšve, le dĂ©partement d’architecture d’intĂ©rieur de la HEAD s’installe en 2017 dans les anciens locaux des usines Elna/Tavaro, situĂ©s juste Ă  cĂŽtĂ© de la ZIC. Les autres dĂ©partements vont par ailleurs ĂȘtre prochainement dĂ©placĂ©s Ă  l’emplacement des anciens ateliers Hispano-Suiza, situĂ©s Ă  une centaine de mĂštres. La HEAD va devenir ainsi une des plus grandes Ă©coles d’art d’Europe. La direction revendique avoir :

investi trois bĂątiments industriels remarquables pour leur histoire et leur architecture, dans le quartier des Charmilles. Et pour elle : la crĂ©ation de ce campus d’envergure internationale a marquĂ© une Ă©tape importante dans le dĂ©veloppement d’un pĂŽle d’excellence pour l’art et le design Ă  GenĂšve.

« Ă‰tape 2 : Favoriser l’installation de commerces tertiaires adĂ©quats, Ă©conomiquement et culturellement sĂ©lectifs : boites de nuit branchĂ©es, ateliers crĂ©atifs, cafĂ©s branchĂ©s, etc. Â»

En effet, les magistrats, sous l’impulsion de l’installation de la HEAD, voient dans la ZIC la possibilitĂ© pour GenĂšve d’avoir son petit Kreuzberg. Barrazone le dit sans dĂ©tour :

nous sommes trĂšs fiers d’accueillir au cƓur de GenĂšve un nouveau point de dĂ©part qui permettra au quartier des Charmilles de devenir l’une des zones urbaines les plus dynamiques de Suisse. (…) Une place importante sera faite aux cafĂ©s, aux restaurants, ainsi qu’aux commerces de proximitĂ©. C’est une nouvelle Ăšre qui s’annonce pour ce quartier et par extension pour la ville de GenĂšve. [12]

Illes ouvrent la porte Ă  des bureaux d’architectes tout vitrĂ©s, fantasment des start-up en tout genre et rĂȘvent de ces buvettes branchĂ©es dans lesquelles les Ă©tudiants viennent siroter un bubble tea ou un frappucino sans lactose.

« Ă‰tape 3 : Augmenter les loyers de tous les habitats proches des chantiers citĂ©s plus haut, accĂ©lĂ©rer les expulsions locatives sous divers prĂ©textes tels que l’insalubritĂ©. Â»

Aux Charmilles, la Fondation Benedict Hentsch a construit en 2016 un immeuble de verre et de bĂ©ton pour accueillir « un concept inĂ©dit de logements Ă  mixitĂ© intĂ©grĂ©e (LMI) dĂ©veloppĂ© au sein de logements subventionnĂ©s et de PPE [13] Â». Elle a Ă©galement offert un terrain pour un parc, qui porte son nom, et qui s’est fait connaĂźtre en ville pour le nombre d’activitĂ©s qui y sont interdites par le donateur :

la Ville n’a pas le droit d’y construire une buvette. Les marchĂ©s et les vide-greniers sont interdits, tout comme la prĂ©sence de roulottes de marchands ambulants. La consommation d’alcool est aussi prohibĂ©e ‘sous rĂ©serve d’autorisation spĂ©ciale’. [14]

Dans ce mĂȘme mouvement, l’annĂ©e derniĂšre nous avons assistĂ© Ă  la destruction d’immeubles juste dans la rue voisine de la ZIC. Des petits bĂątiments ouvriers type ‘maison Familia’ oĂč logeaient familles prĂ©caires et Ă©tudiant-e-s. Agenda 21 avait par ailleurs mandatĂ© des street-artists pour une exposition Ă©phĂ©mĂšre qui cĂ©lĂ©brait (sic) la destruction de ces immeubles.

« Ă‰tape 4 : phase de substitution des populations : le rĂȘve se rĂ©alise. Les pauvres finissent par lever l’ancre et sont repoussĂ©s encore un peu plus aux confins des villes. De nouvelles populations s’installent alors, plus enclines Ă  ‘participer Ă  la vie du quartier’, c’est-Ă -dire Ă  voter, Ă  trier ses dĂ©chets et Ă  prĂ©venir la police de toute malversation Â».

Pour l’instant, les seuls Ă  subir rĂ©ellement ces transformations sont les employĂ©s du service des espaces verts (SEVE) qui voient leurs machines et locaux dĂ©placĂ©s en pĂ©riphĂ©rie de GenĂšve. Comme ils nous l’ont transmis lors du tournage, en tant qu’employĂ©s de la Ville, ils n’ont pas leur mot Ă  dire. Encore une fois, l’avenir des plus prĂ©caires, des personnes ayant le moins la possibilitĂ© de s’organiser est celui qui est le plus touchĂ© par les stratĂ©gies urbaines propres au dĂ©veloppement des villes dans nos sociĂ©tĂ©s libĂ©rales.

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Ce week-end, le 21 et 22 septembre 2019, Ă  lieu un Ă©niĂšme colloque sur le devenir de GenĂšve. Il est intitulĂ©, « Explore – Festival de la ville de demain Â». Entre des concerts et des dĂ©clarations officielles, architectes et philosophes viendront bourrer le crĂąne des participant.e.s avec de belles et grandes idĂ©es et les sempiternelles mĂȘmes questions martelĂ©es lors ce genre d’évĂ©nement : « comment faire ville ensemble Â», ou encore « comment faire un projet collectif qui sache respecter les diversitĂ©s dans nos modes de vie et d’habitat ? Or ces questions ne sont pas posĂ©es pour obtenir des « rĂ©ponses Â», mais bien pour appliquer le nausĂ©abond vernis de la « participation Â», un nouveau dĂ©ploiement de pacification sociale qui instrumentalise la notion d’autonomie. BientĂŽt, la « ville Â» imposera aux plus aisĂ©.e.s d’entre nous de vivre dans des clusters (nouvelle forme d’appartement « collectif Â») ou dans des Ă©coquartiers rutilants au portes de GenĂšve, tandis que les plus pauvres auront Ă©tĂ© forcĂ©s de quitter GenĂšve.

Ce texte et les films de l’ensemble DĂ©fendre la Zone sont une invitation Ă  discuter et questionner ces transformations urbaines et les stratĂ©gies qui sont mises en place pour les appliquer. Et il y a, ne l’oublions pas, beaucoup d’autres espaces Ă  dĂ©fendre.

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Article publié le 21 Sep 2019 sur Renverse.co