Avril 3, 2021
Par Paris Luttes
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Dans quelques semaines, à Fort d’Aubervilliers, la construction d’une piscine d’entraînement olympique et de son solarium doit commencer. Ce solarium détruirait une partie des Jardins ouvriers à l’histoire centenaire. Ces Jardins sont fondamentaux, à la fois pour se nourrir mais aussi comme lieu de convivialité. Ils abritent des espèces protégées : des insectes pollinisateurs, des hérissons et des oiseaux. Ils offrent au quartier un espace végétal qui nous rafraî



flyer jardins ouvriers

chit en été.



Ce projet de piscine est pharaonique et n’est pas conçu pour les habitant.e.s. Sa taille est inadaptée aux besoins et ses coûts de maintenance exorbitants seront laissées aux frais de la commune. Elle servira avant tout à amorcer un projet plus large et tout aussi absurde, piloté par Grand Paris Aménagement : un « écoquartier » de 2000 logements, 50 000 m2 de bureaux et de commerces, des hôtels et une gare du Grand Paris Express.

Au final, on aura un quartier ultra dense avec plusieurs milliers de nouveaux habitants et 10 180 m2 de jardins ouvriers et 37 000 m2 de bois qui auront disparu sous le béton… pour un quartier soi-disant écologique !

Répondant au troisième appel Contre la réintoxication du monde, nous appelons à marcher le 17 avril pour DÉFENDRE les Jardins d’Aubervilliers mais aussi pour les ÉTENDRE ! Résistons face aux saccages systématiques organisés par les aménageurs et les promoteurs au détriment des habitant-es !

Au nom des JO, qui servent d’accélérateurs du Grand Paris, d’autres saccages se préparent : l’amputation du parc Georges Valbon à la Courneuve, l’expulsion d’un foyer de travailleurs migrants à Saint-Ouen, l’urbanisation forcée de nouveaux quartiers d’habitation à l’Île-St-Denis ou à la Plaine Saulnier…

Partout la logique est la même : sous couvert de « création de logements », « d’équipements sportifs pour les habitant-es », et d’une communication orientée greenwashing, on privatise des espaces et des équipements publics, on multiplie les zones bétonnées (il y a déjà tant de bureaux et de friches industrielles vides !), on organise l’augmentation des prix et la gentrification, on accentue la surveillance policière… et surtout on ne laisse aucun choix aux habitant-es et aux autres espèces qui y vivent. Luttons !




Source: Paris-luttes.info