Mars 2, 2022
Par Contretemps
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Dans ce nouvel épisode de « Contresons », le podcast de la revue Contretemps dédié aux pensées critiques (disponible sur la plateforme Spectre), Marion Tillous, Judicaëlle Dietrich, Marianne Blidon et Cyril Blondel discutent des géographies féministes et queers. Elles expliquent comment ces géographies permettent de mieux saisir les rapports de domination construits sur le genre et la sexualité. Elles affirment que ces géographies transforment notre manière de comprendre les espaces et de penser la production scientifique. Ces approches questionnent aussi nos pratiques pédagogiques et nos positions au sein des institutions universitaires. Aujourd’hui, face à la multiplication des attaques, quelles sont nos perspectives de lutte ?

Depuis l’été 2020, le gouvernement français a lancé une offensive contre les travaux universitaires en sciences sociales, et plus particulièrement contre les savoirs critiques.

C’est d’abord Emmanuel Macron qui a accusé les universitaires de « casser la République en deux » , puis Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal, respectivement ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche ont lancé la chasse aux supposé·es « islamogauchistes » qui a sans doute atteint son paroxysme avec le colloque de la honte des 7 et 8 janvier 2022, réunissant universitaires et intellectuel·les engagé·es dans la lutte contre le wokisme et le point médian…

Cette offensive a nourri un déchainement de violences (venues principalement de l’extrême droite) contre des travaux de sciences sociales et celle·ux qui les conduisent, violences qui ciblaient principalement des chercheuses et des travaux sur les rapports sociaux de sexe et de race, ou les questions coloniales, et plus particulièrement plusieurs géographes féministes.

Mais ces attaques ne datent pas d’hier, et si Rachele Borghi a été violemment prise à parti en tant que chercheuse et militante queer, par Nathalie Heinich et ses collègues du prétendu « Observatoire du décolonialisme » , elle était, depuis sa nomination à l’Université Paris Sorbonne en 2013, l’objet d’attaques de groupes d’extrême droite et de catholiques intégristes, appelant à sa démission, et provoquant des appels au viol et au meurtre. Anne-Laure Amilhat Szary, directrice du laboratoire PACTE, a elle aussi été victime d’attaques similaires, cette fois provoquées par sa défense de l’emploi du terme d’islamophobie dans un espace universitaire.

C’est dans ce contexte qu’a été enregistré, en juin 2021, ce podcast consacré aux géographies féministes et queers. Dans cet éoide 57 minutes, Marion Tillous, Judicaëlle Dietrich et Marianne Blidon discutent des géographies féministes et queers. Elles expliquent comment ces géographies permettent de mieux saisir les rapports de domination construits sur le genre et la sexualité. Elles affirment que ces géographies transforment notre manière de comprendre les espaces et de penser la production scientifique. Ces approches questionnent aussi nos pratiques pédagogiques et nos positions au sein des institutions universitaires. Aujourd’hui, face à la multiplication des attaques, quelles sont nos perspectives de lutte ?

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Source: Contretemps.eu