Septembre 3, 2017
Par Zone À Défendre
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Lors de la Viième Conférence De La Via Campesina qui s’est déroulée cet
été au Pays Basque, le mouvement paysan international a fait une
déclaration de soutien à l’avenir de la zad de Notre Dame des Landes.

Depuis presque 50 ans, des paysans et habitants de l’ouest de la france
résistent victorieusement contre un projet d’aéroport qui viendrait
détruire 1650 ha de terres agricoles et de zones humides. A la fin des
années 2000, des groupes de personnes ont occupé successivement des
fermes et champs sur la zad pour apporter leur soutien aux habitants
historiques et paysans résistants qui avaient refusé de partir. En 2012,
l’Etat français a tenté d’expulser brutalement ces nouveaux habitants de
la zad avec plus de 2000 policiers. Mais il a été mis en échec par une
résistance obstinée sur le terrain et par une vague de mobilisation
populaire à des centaines de kilomètres à la zone. Cette zone de bocage
est alors devenue emblématique d’une possibilité de faire front contre
la destruction du vivant et la marchandisation du monde. Elle devient à
ce titre une inspiration pour de nombreuses autres résistances contre
des projets nuisibles.

Depuis plusieurs années, ses habitants et des paysans de
la région ont repris des centaines d’ha de terres en commun et
y développent des formes de vie, d’habitat et d’agriculture solidaires.
Mais ce bocage est toujours menacé. Après plusieurs années de
mobilisation victorieuses pour empêcher de nouvelles expulsions et le
démarrage des travaux, le gouvernement français a décidé la mise en
place d’une médiation. Cette médiation doit donner un avis d’ici début
début décembre sur la construction de l’aéroport de
Notre-Dame-Des-Landes. Elle pourrait aboutir à sa confirmation ou à sa
remise en cause…

Dans ce contexte, nous voulons soutenir les bases communes établies par
l’ensemble du mouvement pour l’avenir de la zad. (voir le texte des “6
points pour un avenir sans aéroport” : https://www.acipa-ndl.fr/actualites/divers/item/591-parce-qu-il-n-y-aura-pas-d-aeroport). A commencer par le maintien du refus de la construction d’un aéroport
sur les terres de Notre-Dame-des-landes et de toute expulsion des
habitant-e-s de la zad. Le mouvement anti-aéroport a déjà commencé à
prendre en charge la gestion des terres de la zad et leur avenir, et à
prendre soin du bocage, de la diversité de la faune et de la flore. Il
aspire, si le projet est abandonné, à poursuivre ce processus et à œuvrer en commun pour que les formes de vies, d’agriculture et de luttes qui se sont construites sur ce bocage au fil des années puissent s’y maintenir et se poursuivre. En d’autres lieux, des terres agricoles préservées ont continué à être prises en charge collectivement par celles et ceux qui
s’étaient battu.e.s pour elles.

A Notre-Dame-Des-Landes, une fois le projet d’aéroport abandonné, le
statut des terres de la zad devra être gelé afin de laisser aux paysan-ne-s, aux habitant-e-s de la zad et au mouvement anti-aéroport le temps de définir pour elles les usages les plus
pertinents. Voilà pourquoi La Via Campesina soutient les nouvelles
installations qui seront effectuées par le mouvement sur les terres de
la zad dans les mois à venir, et appelle à la mobilisation sur le
terrain à cette occasion.




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