Décès de J. Jacques Samson: Québec perd un gros niqueur

Je le dis d’emblée, je suis content d’apprendre ce matin la mort du chroniqueur du Journal de Q, J. Jacques Samson.

Sous peine de sombrer dans la dépression et l’alcoolisme, je crois qu’il est sain de se réjouir de ce genre de petite victoire. Pourquoi? Parce que ça fait un chroniqueur de droite malhonnête de moins. Bien que le Journal de Q ne lésinera pas sur les efforts pour trouver un démagogue de droite pour le remplacer, je suis persuadé qu’il n’arrivera jamais à la hauteur de J. Jacques Samson.

Le malhonnête

Selon le caquiste Gérard Deltell, le passage de J.Jacques du Soleil au Journal de Québec, en 2004, «a donné beaucoup de crédibilité aux pages politiques du Journal».

Crédible, J. Jacques? Allons donc.

Dans l’article du Journal de Q consacré au décès de Samson, on y relève 2 de ses chroniques sous le libellé « Une grande carrière ». L’une de ces chroniques, écrite en 2013, s’intitule « Les parasites de l’ASSÉ ».

Je rappelle qu’il s’agit d’une chronique signalée par le Journal de Q comme étant remarquable, par rapport aux milliers qu’il a écrite dans sa trop longue carrière.

Dans cette chronique, Samson va d’une charge à fond de train contre l’ASSÉ. Je vous résume:

  • L’ASSÉ est un groupe extrémiste disposant d’une visibilité disproportionnée dans les médias comme Québec Solidaire.
  • Il n’y a pas de syndicalistes étudiants, que des clients étudiants.
  • Les membres de l’ASSÉ font « des sciences molles pas de maths » .
  • Les leaders étudiants d’antan étaient meilleurs.

Un ramassis de préjugés que n’a pas manqué de relever le Conseil de presse dans un jugement rendu en 2013. Le CPQ blâme…

« le journaliste Jean-Jacques Samson et Le Journal de Québec pour les griefs d’informations inexactes, d’expression de préjugés et de propos méprisants. »

– Décision du Conseil de presse, décembre 2013

Quand tu dis que plusieurs membres de ta profession considèrent que ton texte est bourré d’erreurs et que, malgré tout, ton journal le désigne comme dans les meilleures chroniques que tu as écrites, ça veut tout dire.

L’anti-peuple

J. Jacques Samson haïssait le peuple. Les étudiants, les femmes, les groupes communautaires, les syndicalistes. Envers la classe populaire, Samson n’avait que du mépris. Sans doute passait-il trop de temps au restaurant de l’Assemblée Nationale, en se dorant le foie gras avec l’élite de la société.

Un exemple récent; Sans même citer son nom, Samson réclame une punition sévère pour le jeune Esteban Torres. Son crime? Avoir lancé une boule de papier sur le premier ministre. Samson va même jusqu’à faire des comparaisons avec le meurtre d’une élue en Angleterre.

J. Jacques Samson a toujours défendu les gros contre les petits. Mais cette fois, comme quoi il y a bien une justice, ce seront les petits (vers) qui mangeront le gros, six pieds sous terre.

Relique d’un passé révolu, les riches, la droite et les nationalistes canadiens sont dans le deuil. Je lance une malédiction à tous ceux qui lui réclameront des funérailles nationales. Puissiez-vous tous étouffer avec vos taxes.