Le collectif Ni guerres ni état de guerre propose un débat public sur le thème « Que fait l’armée française en Afrique ? »

Avec Marielle Debos, chercheuse, maîtresse de conférences en science politique et spécialiste du Tchad, de la violence et des conflits armés.

Elle a notamment publié Le métier des armes au Tchad. Le gouvernement de l’entre-guerres, Paris, Karthala, 2013.

Au Tchad, écrit-elle, « la France s’enferme dans une politique qui consiste à soutenir Idriss Déby coûte que coûte et à passer sous silence les pratiques autoritaires du régime et les violations des droits humains ».

Avec Raphaël Granvaud, membre de Survie, auteur de plusieurs livres parmi lesquels deux « Dossiers noirs » publiés chez Agone : Un pompier pyromane sur l’ingérence française en Côte d’Ivoire. Avec David Mauger, il y écrit : « dès le début de l’intervention française en Côte d’Ivoire il était évident que l’objectif poursuivi par la France n’était pas de lutter contre l’impunité ou les dérives du régime Gbagbo, et qu’il ne s’agissait que de prétextes. Sinon la France aurait dû de la même manière et à la même époque intervenir contre la plupart des régimes de ses anciennes colonies. Mais elle ne trouvait rien à redire aux dictateurs les plus sanguinaires. En revanche, on reprochait à Gbagbo de ne pas avoir donné les garanties qu’on exigeait en matière de maintien et de protection des intérêts économiques et straté­giques français. » Il a aussi publié l’ouvrage qui inspire le titre de cette réunion publique, Que fait l’armée française en Afrique ?. « Il examine, à travers de nombreux exemples concrets, la réalité de cette présence depuis deux décennies. Après un retour sur le dispositif néocolonial mis en place au lendemain des indépendances, il analyse – notamment à travers les conflits en Côte d’Ivoire ou au Tchad – les interventions militaires censées illustrer la “ nouvelle ” politique africaine de la France. Entre héritage colonial et stratégies pour s’adapter à l’évolution des rapports de force internationaux, cette politique n’a jamais cessé d’être criminelle. »

Rendez-vous jeudi 30 mai, 18h30, au 31, rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris.


Article publié le 26 Mai 2019 sur Paris-luttes.info