De quoi Nantes révoltée est-il le nom ?
De quoi Nantes révoltée est-il le nom ?
De quoi Nantes révoltée est-il le nom ?
publié
le vendredi 14 juin 2019 à 16:28 |

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De quoi Nantes révoltée est-il le nom ?

De quoi Nantes révoltée est-il le nom ?

De quoi Nantes révoltée est-il le nom ?

Depuis plusieurs mois, bon nombre de tags contre les flics, les frontières et les papiers viennent fleurissent au sommet des montagnes des Hautes-Alpes. Des bagnoles personnelles de flics de la PAF ont elles aussi été pris pour cible en mai dernier.

D’après les reporters de Nantes Révoltée, il y a de grande chance qu’il s’agisse en réalité d’un coup monté par les fascistes pour décrédibiliser les vrais anarchistes. Vous savez, ces mêmes personnes qui ont pleuré les vitres d’une institution de l’État qui soigne, brisées par quelques « égarés pavloviens » en juin 2016 à Paris ; qui ont fait le coup de poing lors de l’émeute à Rennes pour la ZAD, alors que le comité organisateur avait décrété toute attaque contre le capital interdite.

Les derniers tags en date réalisés à Névache ont eu une large couverture médiatique. Ces révoltés nantais autoritaires, qui commentent tout type d’infos des médias par avidité de cliques et de reconnaissance du monde virtuel, n’ont pas tardé à réagir lorsqu’ils ont appris qu’une stèle en hommage à un bataillon d’antifascistes ayant combattu les nazis avait été recouverte de tags contre les flics. Et, pire que tout pour nos vrais « anarchistes », une chapelle affichait des messages contre les frontières et en solidarité avec les migrants.

Merde, les anarchistes seraient en fait des blasphémateurs. Ils n’auraient même pas de parti, même imaginaire. Le comité plus du tout invisible m’aurait donc menti.

Il a suffi de quelques slogans tracés à la peinture noire sur des lieux sacrés appartenant à des institutions telles que l’église et l’État pour se lancer dans une rhétorique des plus dégueulasses : celle qui consiste à y voir un complot de l’ennemi, forcément fasciste, pour décrédibiliser La Cause.

Ce qui est défendu ici par Nantes Révoltée, ce sont les vieilles théories complotistes de la gauche et de l’extrême-gauche.

Depuis 1933 et l’incendie du Reichstag par un communiste conseilliste, Marinus Van der Lubbe, présenté par le parti communiste allemand comme « agent provocateur des nazis », les thèses de complot visant à jeter l’opprobre sur des actes de révolte individuelle sont monnaie courantes chez les gauchistes (à chaque mouvement social de révolte, on a droit à cette théorie diffusée par les staliniens, trotskistes et autres gauchistes…)

Par ailleurs, Nantes Révoltée participe à la martyrologie des personnes ayant combattu le fascisme. Ce collectif n’est pourtant pas censé ignorer que ces monuments d’hommage sont érigés et entretenus par l’État, cette Nation tricolore sanguinaire. Ce sont des sanctuaires de l’État visant à glorifier la Résistance, qui a toujours été synonyme de patriotisme : gaullistes et PCF ont construit ce mythe d’une Nation antifasciste opposée à l’occupant allemand : à partir de la rupture du pacte germano-soviétique, le Parti Communiste appellera à saboter les infrastructures et intérêts de l’Occupant allemand (pas nazi), sans jamais s’attaquer directement aux collaborationnistes du régime de Vichy. Par patriotisme justement.

On n’oublie pas non plus les antifascistes anti-autoritaires et anarchistes qui seront fusillés par ces staliniens dans divers groupes de lutte contre les fascistes.

Répandre de telles affirmations concernant des compagnons et camarades qui agissent contre les frontières depuis plusieurs années dans les Alpes est purement dégueulasse.

Cette nouvelle réaction de dissociation et de complotisme vient compléter la liste d’immondices commises depuis plusieurs années par ces autoritaires, soucieux de leur image médiatique, qui font sans cesse le tri entre les bons et les méchants révoltés.

Plus que jamais, à bas l’État, le patriotisme, les flics et les frontières !


Article publié le 15 Juin 2019 sur Nantes.indymedia.org