Mars 31, 2021
Par Contrepoints (QC)
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La police est une entité issue du nationalisme et du colonialisme. Elle est présente lorsque les entreprises viennent sur nos terres et que les citoyens-nes du monde refusent cette présence autoritaire et dévastatrice. Elle est présente pour défendre les intérêts des élites et du capital. Aucune police n’est là pour les gens, sauf lorsque fervents de la privatisation et les intérêts individuels de cette même privatisation. Sinon, la police serait dans les bureaux de la corruption, chez les entreprises corporatives, dans les assemblées et dans leur propre sous-sol.

‘Pour protéger’, vont dire les gens qui appuient cette milice. Pourtant, l’histoire nous prouve le contraire. Ils sont passés d’ ‘agents de la paix’ à ‘forces de l’ordre’. Ici, en Gaspésie, c’est la police qui s’est occupée d’exproprier les gens lors de la construction de la 132. C’est elle aussi qui s’est assuré de battre les grévistes et leurs femmes lors de la grève de Murdoch et les autres grèves qui ont pris place. C’est encore la police qui a appuyé le gouvernement dans l’injuste jugement contre les pêcheurs de la révolte de Rivière-au-Renard. C’est elle qui est syndiqué, surpayé et qui a des conditions de travail que les gens demandent chaque jours. Et encore plus, qui menace les premières nations depuis toujours. Pourquoi avons-nous besoin de protection? Nous protéger de qui? Il n’y a que peu de dangers réels, sinon ce danger est créé lui-même par les conditions injustes que le capitalisme impose par la pauvreté, le manque d’accès, la destruction de l’environnement ou encore le manque d’éducation et de services sociaux. Il est facile de trouver de nombreuses solutions pour remplacer les méthodes totalitaires et armés utilisées par la police. Des collectifs se penchent sur la question depuis longtemps et ne sont que peut ou pas pris au sérieux vu l’engrenage rouillé du racisme, du colonialisme et de l’oligarchie. Il faut plus de travailleurs sociaux. Plus d’accès. Plus de libertés collectives et individuelles. Parfois, il faut faire un pas de reculons pour 2 en avant.

En Gaspésie, la brutalité policière existe. Que ce soit par leur omniprésence inutile lors d’interventions pathétiques avec leurs nouveaux jouets (véhicules neufs, armes, vestes par balles…alors que le personnel de santé ou d’éducation peine à trouver budget pour plus de matériel) ou simplement pour protéger la cimenterie de Port Daniel, les coupes à blanc ou les projets pétroliers. Ils sont dangereux pour eux-même. Un article sur contrepoints avait été publié à propos de l’histoire de la police en Gaspésie. Il est également pertinent d’écouter les nouveaux podcasts sur l’histoire de la police publié sur le site de la CLAC.

Article: https://contrepoints.media/en/posts/histoire-de-la-police-en-gaspesie

Podcast: https://www.clac-montreal.net/fr/node/764

Notre présence à la manifestation du 15 mars 2021 à Montréal était donc simplement naturelle, en tant que libertaires rejetant les systèmes dominants. Nous étions présent pour rappeler que, de Montréal à Gaspé, du camp Unist’ot’en au territoire Mi’kmaq non cédé, la police est présente, mais la résistance aussi. Non à la brutalité policière! Non aux systèmes autoritaires issus du colonialisme et du capitalisme! Oui aux solutions sociales! Oui à un réinvestissement massif des fonds publics aux bons endroits! Abolissons la police!

Merci à la contribution des photographes André Querry et ftkp_photography.

– Des membres du Réseau Libertaire Brume Noire




Source: Contrepoints.media