Les virus doivent être terrorisés :

-> 3 mars 3 millions d’euros pour l’achat de gaz lacrymogènes

-> 12 avril 4 millions d’euros pour l’achat de 650 drones

-> 20 avril 4 million d’euros pour l’achat de menottes 

À l’ombre de la raison d’État, pour « gagner la guerre » contre ceux qui se révoltent et s’insoumettent, la société sécuritaire installe de nouvelles entraves aux futures tentatives de transformations sociales. 

« Le coronavirus est un révélateur et un amplificateur des tendances du « monde dʼaujourdʼhui ».
Ainsi, il n
ʼest pas surprenant que la principale réponse des États à une crise sanitaire soit sécuritaire. À travers les siècles, les épidémies sont des épisodes privilégiés dans la transformation et l’amplification du pouvoir d’État et la généralisation de nouvelles pratiques policières comme le fichage des populations. Quelques exemples :
Australie : bracelets électroniques imposés aux personnes potentiellement infectées,
Nouvelle-Zélande : plateforme de délation de la police pour signaler les entorses au confinement,
Chine : caméras thermiques sur les casques des policiers pour repérer les personnes fiévreuses,
Israël : croisement des métadonnées et des informations captées sur le réseaux télécoms pour attribuer un « score de contagiosité » de 1 à 10.
Le « solutionnisme technologique » est privilégié : données de masse du « big data » brassées par des algorithmes new-look, « cités intelligentes » analysant les flux de vidéo-surveillance, données de géolocalisation des téléphones portables permettant le traçage des contacts (« backtracking »), reconnaissance faciale « bénéficiant à l
ʼordre public mais également à la gestion de maladies » (Cédric O, secrétaire dʼÉtat au numérique).
Les considérations sanitaires aident à la prolifération de la surveillance biométrique : les GAFA s
ʼenthousiasment, lʼÉtat améliore ses armes pour prévenir les futures tentatives de révoltes sociales.


Article publié le 25 Mai 2020 sur Groupe.proudhon-fa.over-blog.com