Juin 21, 2021
Par Lundi matin
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Quant Ă  ceux qui n’occupent pas, qu’ils soient emportĂ©s, dĂ©fense de se baigner dĂ»ment visible en place et servir ce que de droit. Ils feront dĂ©pĂŽt plus loin en lieu sĂ»r. Sous sĂ©questre en attendant le repli dĂ©finitif l’occupant de longue haleine au besoin n’a qu’à se maintenir par l’exercice sans re­lĂąche de l’examen continu de ses rĂ©seaux privĂ©s d’adduction et d’évacuation de la source Ă  l’embou­chure, ou par l’exercice du pĂ©dalo d’appartement Ă  assistance Ă©lectrique si nĂ©cessaire. À s’y tromper, on croit presque avancer. L’assis­tance thermique suppose la fumisterie certifiĂ©e, y compris l’hybride, sous peine Ă©videmment d’asphyxie et d’intoxications.

Mais c’est le fleuve qui avance sa boue, lave l’obstacle, l’emporte, le bitume, ou recule, Ă  regret, mais recule partout. Alors c’est bien qu’on avance, cette vague d’étrave. De poupe alors. Plus loin l’aval partout selon l’heure et la tendance des prĂ©cipitations amont et de l’état alors du relief entre. La boue troue, emporte, apporte, jointe, trĂšs provisoirement, fouille, congĂšre indiffĂ©remment, le coffre comme tout solide au fond discontinu. C’est qu’elle terrasse et s’offre et colmate Ă  trĂšs court terme et grande Ă©chelle les noues et les caniveaux qu’elle veut, trĂšs provisoires Ă  l’endoscope comme Ă  l’Ɠil de Sirius et que l’aval de l’amont le soir est le matin l’amont de l’aval plus loin et alors l’alimente aussi gĂ©nĂ©reusement qu’il Ă©tait alimentĂ© jusqu’à provoquer la diffusion en urgence de bulletins continus d’alerte vague submersion de plaine nord-nord-ouest puis aussi bien Ă  l’instant sud-sud-est sur un secteur douze provisoire, bilan Ă  prĂ©voir de douze pourcents Ă©galement le hasard de l’exercice des chiffres.

Mais il y a l’Ɠilleton, aussi partout, l’Ɠilleton de porte figure de pĂąle devancier, l’Ɠilleton partout dans tout solide capable d’endoscope, jusqu’à se pratiquer en façade ou dans toute piĂšce du coffre sa petite meurtriĂšre exprĂšs selon l’urgence de la stratĂ©gie dans tous les matĂ©riaux y compris la faĂŻence, mĂšche garantie trois mois.

Mais pas capable de rĂ©plique embarquĂ©e depuis son poste, alors le manche de pioche dĂ©sespĂ©rĂ© faute de poix, le manche capable n’attend que ça lui mais neuf, jamais fait gourdin faute de bassin-versant favorable, faute de bon flux, d’intrus d’amont dĂ©cidĂ© Ă  dĂ©barquer l’occupant et prendre ses aises, venu exprĂšs pas plus que portĂ© lĂ  au grĂ© des, faute d’intrus d’ailleurs mort ou vif. On n’a mĂȘme plus de quoi ne plus oser sortir chercher sa baguette. On aurait pu les passer Ă  tabac, presque les retenir Ă  dĂ©jeuner dehors, un petit vent de folie sage. Un rĂ©sultat annuel, sinon positif, trĂšs satisfaisant, et consolidĂ©. Alors on peut rentrer, du moins replier la fibre et prĂ©parer les croĂ»tes Ă  l’ail.

Les bottes. Des bottes. Peut-ĂȘtre. Pour aller dedans.

C’est-Ă -dire, dans la boue : la boue dehors : la boue dedans c’est tapis ! chaussons ! Pour aller dehors mettre le pied dans la boue. C’est-Ă -dire, mettre la botte, dans la boue. La cheville, le mollet, le genou lĂ  dans la botte bien de plain-pied dans la boue cadastrale.

Mais jusqu’oĂč prendre pied, Ă  mi-mollet les limites d’une botte ordinaire font craindre dĂšs le pas de porte pour les suites de la promenade pour ne rien dire du trajet domicile-travail, dĂšs lors qu’elle a pu ouvrir sur le dedans par convention sans livrer passage Ă  la boue dedans mais aux bottes dehors et Ă  la crainte lĂ©gitime qu’elles ne s’envasent comme ventouses ou que comme bottes ordi­naires et non cuissardes ni waders respirants pour pĂȘche Ă  la mouche avec bretelles rĂ©glables elles ne se remplissent vite si ce n’est Ă  l’instant voire s’envasent aussi selon la profondeur du sol naturel ou terre ferme ou selon sa consistance devenue alors plus ou moins liquide c’est-Ă -dire selon sa prĂ©sence encore ou non empĂȘche carrĂ©ment de nager voire entraĂźne par le fond s’il en reste. C’est que dans la confusion toute crainte est lĂ©gitime de la profondeur de la boue visible ou supposĂ©e visible en tant qu’opaque au-delĂ  d’une phase de quelques millimĂštres peut-ĂȘtre permĂ©able Ă  l’Ɠil, de quelques centimĂštres permĂ©able Ă  la botte jusqu’aux mollets, aux cuisses ou aux bretelles, de sa consistance selon la profondeur, de sa concentration et de sa composition jusqu’à la prĂ©sence ou non d’un lit ferme ou plus ferme oĂč poser ou enfoncer le pied, et que toute crainte est d’autant plus lĂ©gitime que ces phases vues de l’esprit s’aggravent non seulement de courants descendus de-ci de-lĂ  et de leurs couleurs propres ocres, bleues, sanguines selon le jour ou l’heure et l’état du bassin et de ses vivants et de ses morts, mais de remous trĂšs locaux patouillant sans solution de continuitĂ© toutes couleurs et le haut, le bas et la rose des vents la plus immĂ©diate sans les plus beaux effets de matiĂšre, bouillons et volutes attendus, mais la boue. L’état de l’art Ă  l’heure qu’il est quant Ă  l’état des reliefs du bassin le confirme.

C’est donc que la crainte est lĂ©gitime que quel que soit l’occupant, exactement le mĂȘme ou non selon l’heure, l’état, la distance et la prĂ©sence d’un plancher sous la boue et des niveaux de ses plateaux, talus, levĂ©es, noues, caniveaux et fosses ne doivent ĂȘtre entendus du public et manipulĂ©s que comme coefficients d’un modĂšle simple et par nature privĂ© de fondements mais assez robuste pour alimenter sĂ»rement la diffusion de bulletins d’alerte continus sans bornes supĂ©rieure et infé­rieure Ă  l’instant, mĂȘme amiables, et servir ce que de droit, mais demeure la propriĂ©tĂ© de l’occupant exactement le mĂȘme sur une profondeur rĂ©putĂ©e infinie par le prĂ©sent Code minier sauf cas de ressources alors propriĂ©tĂ©s de l’État au mĂȘme titre que les sols et sous-sols relatifs.

À retenir donc que la crainte reste et promet de devenir toujours plus lĂ©gitime et bien fondĂ©e que tel amont ou telles abysses tel jour ou telle heure apportent et dĂ©posent leur lot d’indĂ©sirables et leurs manches de pioche prĂȘts Ă  en dĂ©coudre pour exploiter les ressources rĂ©putĂ©es ou Ă©tablies entre ces bornes, ou simplement chercher matiĂšre Ă  litige Ă  l’occupant comme Ă  l’État en dernier recours, ou simplement barboter en douce manches de pioche, sondes, dĂ©camĂštres, lochs Ă  flotteur, pneus, crocs de batelier et jusqu’aux bottes laissĂ©es sĂ©cher Ă  portĂ©e du perron faute de pouvoir les laisser sĂ©cher sur le perron mĂȘme inondĂ© et aux chaussettes laissĂ©es dedans.

Le vent dans les branches nues suffit-il Ă  distraire un temps de la boue dessous vu depuis l’endoscope de façade et le confort du canapĂ©, d’un doigt. Vu et entendu si le modĂšle et les options de l’appareil le permettent.

Le vent sur les façades vis-Ă -vis voisines, lointaines ou tout contre, sauf apport d’un nuage de sable et son cĂ©sium ou non ne suffit pas, avec la plus haute dĂ©finition, la meilleure expĂ©rience im­mersive unique, toutes aveugles, sans un cil, un store, un volet pour battre, tous restĂ©s bouclĂ©s, tous peut-ĂȘtre tout piquĂ©s lĂ -bas des pores des visites de l’Ɠil du lieu et son foret, mais invisibles d’ici-mĂȘme Ă  la meilleure dĂ©finition du plus profond tĂ©lĂ©objectif, mais plus sĂ»rement encore pour leur plus grande part presque intacts, superstition ou non chacun prĂ©fĂšre mĂ©nager quelques postes choi­sis plutĂŽt que les multiplier et devancer en quelque sorte le travail de sape et de corrosion de la boue et l’Ɠil se mĂšne face au mĂȘme platane, Ă  la mĂȘme maçonnerie et il le voudrait, au mĂȘme amont.

Le vent dans les branches nues vu depuis le confort pilotĂ© d’un doigt lisse suffit Ă  distraire un temps de la boue dessous, un bref ballet de choses sans autre ordre que l’arborescence reposante pour l’esprit noyĂ© de confusion, le tronc pris le collet dans la boue plus ou moins jusqu’à la fourche, et de la fourche aux derniers rameaux qui ne passeront pas l’hiver, le balancement selon la section et la vigueur de ce qu’il reste de bois vifs et parfaits dans le vermoulu, et ce que le vent en porte pour l’oreille selon ce que permettent l’équipement et l’attention rĂ©siduelle lissĂ©e en tant qu’elle aussi sujette Ă  des hauts et des bas toujours plus strictement bornĂ©s voire qui sait bientĂŽt convergents mais vers quelle limite ordinaire.

Mais quelque alĂ©atoire qu’il soit le ballet de l’arbre dans le vent pour l’Ɠil du confort comme pour l’Ɠil sorti par la porte se hasarder au pied de tel platane se fait vite monotone, le platane, s’il est bien question d’essence, le frĂȘne se balance nu, bien. Le frĂȘne est condamnĂ© quoi qu’il arrive, si ce n’est lui ses descendants. Le platane, les allĂ©es avec, vrillette, capricorne des maisons avec, sitelle, ce qu’on voudra, mais quel ennui, pour l’Ɠil et l’oreille, passĂ© un temps, qu’ils balancent, craquent, menacent sur la boue, mais tombent, par morceaux, tout entiers, se dĂ©bitent comme bĂ»ches, comme radeaux d’enfants, mais se pendent s’il faut car quel ennui.

Une nouvelle meurtriĂšre renouvellerait peut-ĂȘtre l’attention face Ă  l’amont du jour et les menaces qu’il charrie ou Ă  l’aval pour l’inutilitĂ© du geste si ce n’est pour s’assurer de ce qu’il emporte de visible et qui flotte, ou pousser l’Ɠil jusqu’au pied de la prochaine façade, mais au risque inconsidĂ©rĂ© de voir sa fibre emportĂ©e par le courant, prise en route entre des branches ou par les aspĂ©ritĂ©s d’un bois flottĂ© ou tout frais tombĂ© mais dĂ©rivant, sectionnĂ©e net contre un obstacle fixe et comme tel travaillĂ© comme poreux mais encore tranchant ou simplement abrasif, son Ă©quipement moteur ni sa fraise n’étant pensĂ©s pour Ă©voluer dans la boue encore moins courante mais bien pour progresser par galeries dans le solide autant que possible homogĂšne jusque-lĂ , entrer dans une simple salle ouverte en carrefour Ă  force de passages dans le bĂ©ton plein comme dans une des alvĂ©oles d’usine de l’agglomĂ©rĂ© coĂ»tant Ă  la tĂȘte de l’instrument une perte de portance sans issue et il n’a plus qu’à rebrousser chemin.

Un beau risque, si jouant son va-tout l’occupant prenait sur lui de projeter son Ă©claireur jusqu’au pied de la prochaine façade, le point de vue suffirait peut-ĂȘtre pour mesurer au nombre de ses pores l’emprise de la superstition sur le prochain occupant plus inquiet de l’intĂ©gritĂ© de son propre coffre que de sa sĂ©curitĂ© immĂ©diate et le cas Ă©chĂ©ant mettre de son cĂŽtĂ© les dĂ©cisions qui s’imposent sur la table.

Faute qu’une telle perspective lui permette une captation assez dĂ©finie pour localiser autant les capillaires que les bouches vis-Ă -vis il n’est pas exclu que la fraise retrouvant de son milieu s’y fraye aussi naturellement qu’à domicile un chemin et qu’en escaladant la sous-couche et traversant et affaiblissant par lĂ  chaque galerie elle donne un Ă©chantillon statistique des croyances et stratĂ©gies ayant cours chez un premier voisin quant Ă  l’horloge de la mort tous matĂ©riaux.

La mĂȘme opĂ©ration d’intelligence secrĂšte au creux du premier arbre venu, frĂȘne ou platane tĂȘ­tard, genĂ©vrier rabougri, pas plus donc que vers le buis et son nuage d’odeur de pisse de chat.

Non seulement ce serait exposer la fibre de l’Ɠil aux mĂȘmes risques insensĂ©s en temps ordinaire, mais pour un gain tactique trĂšs probablement nul ou discutable, l’examen mĂȘme statistique de l’état de la matiĂšre d’un arbre ou d’un arbuste ne comportant en lui-mĂȘme aucun enjeu Ă  la hauteur du bĂ©nĂ©fice-risque en cours de l’ordre de douze soit bien en-deçà des normes Ă©lĂ©mentaires de projec­tion logistique Ă  plus forte raison Ă  domicile y compris la Patrouille de France versus tente minute et les badauds les moins formĂ©s Ă  l’art mais bien alignĂ©s facile, y compris tout aussi bien en opĂ©ration extĂ©rieure ici toute en risque et sans bĂ©nĂ©fice-image de puissance de projection de forces avec ou non violeurs latĂ©raux ou meurtriers du corps, car, secrĂšte, et tout au plus alors avec voyeurs en tant du moins qu’actuels si ce n’est passage Ă  l’acte chez la plupart alors au coin de la rue mais pour la plupart en vue pas si lointaine mais pas immĂ©diate d’un orgasme mou mais habituel avec le temps car, il faut satisfaire les hommes, ou qu’ils puissent se satisfaire, sous peine de dĂ©bĂącles encore dans toutes les mĂ©moires ou de mutineries, mais avec vue ici sur leur intĂ©rieur mĂȘme et sur leur poste alors d’autant plus mou.

Enregistrer.

Ça soulagera peut-ĂȘtre plus tard, cet Ă©tat de choses.

Peut-ĂȘtre une fois assurĂ© l’accĂšs au collet de l’arbre, le premier venu ou n’importe, car une fois assurĂ© de la beautĂ© du geste comme seul mobile d’une sortie dĂ©sespĂ©rĂ©e le cƓur de cible pĂšse peu tant que les mĂštres linĂ©aires de bobine de fibre suivent, une fois Ă  l’abri du bois et comptant sur aucun dommage amont, le jeu d’enfant que de se rendre compte par soi-mĂȘme lisse dans le terrain du beau travail des scolytes sous l’écorce dans des galeries qu’on croirait forĂ©es pour l’Ɠil mĂȘme pour leur diamĂštre comme sur mesure, n’étaient leurs lacets irrationnels et leurs culs-de-sac partout aberrants ou qui sait points d’envol de l’insecte parfait, mais qui l’heure dite sous l’écorce dĂ©posĂ©e par leurs larves et les autres feront figure d’intĂ©ressants gĂ©oglyphes sur lesquels ne manqueront pas de se pencher les amateurs d’invasions comme de projections viriles et de spĂ©culations.

Mais moins faute de bande passante que de redressement et de capacitĂ© de calcul le miroir tendu depuis cette vigie dans la branche ou le rameau mĂȘme nu de feuilles dans le vent ne rapporterait pas d’écoute assez stable pour soulager le besoin de se surprendre dans l’état oĂč se mettre Ă  l’heure de ce premier retour sur soi mou faute de mieux Ă  surprendre et se jeter dessus comme son bien de force un sale quart d’heure, faute aussi de buissons d’affĂ»t d’oĂč se jeter dessus, faute surtout de quoi se jeter dessus dehors comme dedans par surprise de droit domestique sous sa protection dĂšs lors et si ce n’est pour toujours du moins jusqu’à pĂ©remption et venue des premiers gĂ©oglyphes de la chair, par exemple du sarcopte de la gale, que l’endoscope bĂątiment ne permet pas de mettre au jour par sa taille et son Ă©quipement moteur pensĂ©s non pour le tissu meuble d’un corps animal mais pour les droites minĂ©rales bĂąties voire par exception le bois de cƓur, l’aubier ou les maladies os­seuses sous peine de dĂ©prĂ©ciation technologique irrĂ©versible du fĂ»t.

Faute de voir et davantage faute de quoi voir, pour se voir, pour se voir surpris, pour se voir surpris voyant, pour se voir surpris se voyant fixe ici de lĂ  quel que soit le degrĂ© de misĂšre Ă  ce moment, pousser l’Ɠil d’ici au plafond par tout dĂ©tour de l’intĂ©rieur ne cause pas davantage le bon effet, ou jusqu’au joint des murs et des plafonds, ou des murs et des sols, dont depuis le temps tous les passages et boudoirs, boĂźtes de dĂ©rivation, pieuvres et gaines, voies d’airs neufs et usĂ©s, de rĂ©cupĂ©ration sur airs viciĂ©s, d’eaux-vannes, grises, potables, ventilations primaires et ainsi de suite et tubages, drains, compteurs, tableaux, caisses, arbres de volets roulants et centres servomotiques sont connus comme la poche toujours plus sans surprise par nature et ne donnent sur aucun boyau, aucune salle jusque-lĂ  miraculeusement conservĂ©e d’oĂč retourner contre soi l’Ɠil enfin surpris du nouveau belvĂ©dĂšre et de prendre enfin sur le fait l’occupant dans sa posture.

Rien Ă  attendre de l’intĂ©rieur non plus ni pour le voyeur ni pour l’exhibitionniste ni au fond pour l’Ɠil lisse mĂȘme de l’occupant qui n’a plus qu’à abandonner la partie invisible, aveugle et bredouille, seul sans rien, sans surveillance que celle de la boue dehors et Ă  mesure dessous et de ce qu’elle charrie qui flotte ou entre deux eaux.

Pour ajouter Ă  la confusion de l’occupant de grĂ© ou de force au cƓur de l’épisode continu extra­ordinaire pour l’intensitĂ©, la constance et l’homogĂ©nĂ©itĂ© sur l’ensemble du territoire et dans le temps sans exception, Ă  en juger par les bulletins quotidiens des tendances alertes Ă  dix quinze jours, mensuelles, saisonniĂšres, dĂ©cennales et ainsi de suite et si ce n’est plus et pire pour tous les usages, du tourisme Ă  l’industrie de l’assurance des dĂ©sastres et dommages qui ne manquent pas, rien ne s’offre davantage Ă  l’Ɠil qu’aux autres sens gourds pour ne pas dire tout Ă  fait recroquevillĂ©s tout au fond du dernier cul-de-sac du labyrinthe de leur trou, Ă  commencer par construction par l’oreille et la conduction osseuse oĂč n’entrent que les gargouillements des chĂ©neaux et des descentes d’eaux de pluie jusqu’aux puits dit perdus proprement coffrĂ©s et maçonnĂ©s alors par temps sec insouciant et les mener en lieu sĂ»r, du point de vue du moins du bĂąti et du confort d’un engazonnement satis­faisant aux abords alors immĂ©diats, Ă  savoir le sous-sol naturel oĂč suivre son cours sans amener d’autres dĂ©gĂąts.

Qu’il ait ou non participĂ© Ă  la pose de ces conduites forcĂ©es, l’occupant ne saurait sentir ni se rappeler plus loin le bon temps sec de la maĂźtrise d’ouvrage ni d’Ɠuvre ni les joies des fondations au faĂźtage et son bouquet ni la mĂ©tĂ©o favorable tout du long, un aprĂšs-midi de juin, une plage urbaine Ă  portĂ©e de ligne 18, une serviette pour deux et deux maillots dans le sac d’école, ne pas se sĂ©cher les cheveux avant que l’autre se soit sĂ©chĂ© le reste, puis les cheveux l’un et l’autre, puis la serviette roulĂ©e mouillĂ©e dans le sac. Chasse aux squelettes d’oursins. Une nuit de juillet, couple nu dans la Dourbie. Petit matin dans la crique tĂȘte en bas devant le poulpe. Une nuit de juillet, tour de l’üle du fou de l’üle par temps variable Ă  agitĂ©, kern de ses vĂȘtements sur la limite des sables, lui droit dans les vagues. Bain bouillonnant dans les rapides et dernier saut de l’ange du haut du barrage. Des turbines dans les descentes d’eaux ou des micro- ou des macro-usines marĂ©motrices omnidirection­nelles en temps et en heure moins frivoles auraient tirĂ© parti du jardin. Un agachon dans les posido­nies. Un nuit de juillet, le fou de l’üle alors encore aux affaires en vacances hurle de terreur devant la marĂ©e basse, chausse son chien de petits sacs, donne la premiĂšre poussĂ©e Ă  son caddie de biens et s’enfonce dans les marais. Scaphandre le long du tombant de l’Épave. PlongĂ©e libre et la bouĂ©e ré­glementaire. Épave flottante du Zodiac. Une zone classĂ©e naturelle les poissons vous mangent dans la main. PĂȘche sportive, plongĂ©e libre et plongĂ©e bouteille suprĂ©macistes, le nouvel eldorado du golfe, les stations alpines dans les starting-blocks, l’Atlandide s’équipe, cadavres de l’épave flottante du Zodiac. Glissement du liquide-vaisselle sous le nĂ©oprĂšne et cycle de la silice. Secours bredouilles. La marche palmĂ©e dos au courant. Passer sa planche et passer sous les murs des vagues. C’est jusqu’au bruit de la botte sucĂ©e par le fond d’une flaque qu’il n’est en pratique plus possible de se rappeler ni de reconstituer Ă  l’oreille, jusqu’aux craquements d’arbre ou de charpente de marine ou non, frĂŽlements des graminĂ©es, souffle devant et premiĂšres gouttes de pluie, ozone et poussiĂšre, passants qui se pressent et s’abritent, fous de la ville torse nu, rĂ©colte d’urgence des fourrages, grĂȘ­lons mĂ©morables congelĂ©s pour mĂ©moire ou pour preuve, visages adorables trempĂ©s.

Seul le gargouillement Ă©touffĂ© de la boue courant du faĂźtage Ă  la ligne de flottaison dans les chĂ©neaux et les descentes, sur les façades et les pignons, et encore Ă  coup sĂ»r quoique plus faible, mais provisoirement plus faible, dans le toit, dans les façades, les pignons, entrĂ©e dans les moindres dĂ©fauts, pores, fissures partout bientĂŽt cheminĂ©es, goulets, failles puis fractures franches et aquifĂšres levĂ©s si bien qu’au lieu d’évoquer le tendre confort de la sĂ©curitĂ© bien au propre gĂąteau bĂ»che dans le poĂȘle, il n’approche la perspective que du sucre sur la cuillĂšre Ă  absinthe. Tout risque de gel heureusement exclu par avenant, qui alors ferait voler en Ă©clats voire en poudre tout ou partie de ce qu’il est convenu d’appeler le fragile Ă©difice ou frĂȘle esquif selon le portefeuille risque-sinistre en cours. Le beau geste d’une fin d’automne continue, d’un printemps pourri d’avance Ă  jamais c’est que cette eau qui prend tout ne prendra pas comme glace. Elle aurait jouĂ© lĂ  dans les murs, le toit, la dalle, une tout autre musique de craquements saisissants un temps.

Mais il faut compter que la boue partout autour selon l’heure en moyenne Ă©quitablement aura plus tĂŽt fini de ronger les fondations que la pluie de ronger l’intĂ©rieur du coffre et l’aura tĂŽt ou tard pour de bon dĂ©sĂ©chouĂ©. Sans accĂšs au dehors pour lancer aucune bouteille sciĂ©e le nĂ©cessaire pour l’augure sur la proue du jour pour baptĂȘme, on le verra dans le soulĂšvement des flots, selon l’avan­cement de la sape, sombrer sur son flanc ou comme on peut ou non l’espĂ©rer s’emporter comme pierre ponce parmi les autres choses dĂ©rivantes chacune ballotant sur son mĂ©tacentre et suivant la poussĂ©e, parmi les autres bĂątiments et leurs occupants comme ceux qui n’occupent pas passant par tous les Ă©tats du progrĂšs des dommages plus rapides des tissus que de l’agglomĂ©rĂ© de bĂ©ton et tous feront dĂ©pĂŽt plus loin.

C’est la maison qui hante le fantîme.

Inutile d’y dĂ©pĂȘcher l’Ɠil. Une visite de fond en comble ne rĂ©vĂ©lerait en fin de compte qu’un Ă©chantillon insuffisant du rapport du creux sur le plein du solide jusque-lĂ  et partant de la perspective d’une heureuse mise Ă  flots le jour j lĂ©gĂšrement moins qu’un et de prendre le large immobile.

Elle ne ferait pas davantage la part entre les choses des fondations mĂȘmes, les choses des dĂ©pĂŽts plus ou moins colmatĂ©s du courant, les choses de la matiĂšre du courant plus ou moins ferme selon la pro­fondeur et la rencontre de grumeaux, de la surface aux pressions les moins supportables hydrogĂ©ologiques et sans solution de continuitĂ© des ferrailles du bĂ©ton Ă  la boue la plus onctueuse au-delĂ  des bornes.

StratĂ©gie du vivre avec pas pĂ©naliser et laisser mourir avec lĂ -dedans ni dehors rien qui soulage quoi que ce soit en attendant mais ce qui doit se soulager ou soulager ne lĂąche prise qu’au couteau Ă  huĂźtres. DiscrĂ©tion du couteau Ă  huĂźtres Ă  terme. StratĂ©gie du vivre et laisser mourir sans seul dedans Ă  petit feu dehors stratĂ©gie du laisser venir tout corps.

La matiĂšre discrĂšte fondue du fond de cale Ă  sec de toiles. La matiĂšre discrĂšte de l’endoscope, de la fraise, du canapĂ©, du doigt lisse, ferrailles de l’ébauche d’argile au fond pierre ponce. Plus loin pĂąte. Ferrailler plus. Plus loin toujours pĂąte, granulats, jus puis pĂąte. Hors d’équilibre. Élastique Ă  hautement Ă©lastique.

DiscrĂ©tion de l’Ɠil. Replier encore l’endoscope dans le cuir de sa trousse. Fixe ! Compter les corps flottants du vitrĂ©.

février-mai 2021

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Illustration : Christian Holveck, tunnel de lave, coulĂ©e d’aoĂ»t 2004, La RĂ©union, .




Source: Lundi.am