Octobre 21, 2020
Par Rapports De Force
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« Les grévistes dorment sur place, on parle de mères de famille dont les enfants viennent de partir en vacances scolaires, elles font des sacrifices considérables », explique Barbara Filhol secrétaire départementale de la CGT Santé Social du Val-de-Marne. Déjà trois jours que la plupart des aides soignantes et agents de service hospitalier (ASH) en CDI de l’Ehpad Saint-Joseph à Cachan  (une vingtaine) ont arrêté le travail.

Elles s’opposent à un accord proposé par leur employeur l’Association Monsieur Vincent : travailler 12h payées 10h. La direction souhaite en effet que le personnel soit présent sur l’établissement pendant 12h en incluant deux heures de repos théorique, qui ne sont pas payées, mais au cours desquelles ils doivent être prêt à intervenir sur demande.

Barbara Filhol enrage : « Ils prétextent que les soignantes peuvent rentrer chez elles pendant ce temps… Mais quand on connaît un peu Cachan et la région parisienne on sait que c’est impossible. C’est un argument qui est d’autant plus de mauvaise foi que sur ces deux heures, les salariées doivent garder leur téléphone allumé et être prêtes à intervenir. C’est du travail dissimulé. »

L’employeur a justifié cette mesure par des problèmes financiers. D’après lui, si cette dernière n’était pas acceptée, il serait obligé de vendre l’Ehpad. « Ce n’est rien de moins que du chantage », affirme Barbara Filhol qui devrait négocier avec l’Association Monsieur Vincent dans l’après-midi.

Soutenus par d’autres syndicats (éducation, retraités, territoriaux…) le rassemblement organisé par les soignantes aujourd’hui pendant que la négociation avait lieu a rassemblé une cinquantaine de personnes. « Vous pouvez être sûr que les résidents sont aux fenêtres, ce n’est pas tous les jours qu’ils voient autant d’animation », conclut Barbara Filhol.

Crédit photo : Nicolas DUPREY/ CD 78




Source: Rapportsdeforce.fr