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Nantes, Paris, Toulouse, Lorient, Saint-Etienne… Depuis quelques semaines, les grèves s’accélèrent nettement chez les travailleurs et les travailleuses territoriaux, et ce aux quatre coins du pays. En point commun, la hausse du temps de travail. Il est désormais temps de tisser des liens, de se coordonner et de taper ensemble, pour imposer une autre société.

À l’automne dernier, les agent.e.s de Saint-Denis (93) avaient ouvert le bal avec un conflit dur.

Mais depuis, la colère monte dans de nombreuses collectivités. Nantes, Paris, Lorient, Ivry, Toulouse, Pantin, Vitry, Créteil, Saint-Nazaire, Carpentras, Grande-Synthe, Besançon, Champigny, Allonnes, Athis-Mons, Rouen, Villeneuve-d’Ascq…
La tension monte chez les « premiers de corvée » et reflète un ras-le-bol général ressenti dans le public comme dans le privé.

Un recul historique

Dans beaucoup de ville, les mairies se cachent derrière l’obligation légale de la loi de transformation de la fonction publique datant de 2019, loi contre laquelle peu de voix de maires s’étaient alors élevées. Mais elles ne sont pas si pressées d’appliquer la loi quand il s’agit de respecter les droits des agent.e.s, en particulier des plus précaires !

En réalité, la suppression des 8 jours de congés est une aubaine pour réduire les effectifs. Dans une période de chômage de masse, ce n’est pas ce dont nous avons besoin !

La hausse du temps de travail serait un recul historique. Nous refusons de passer notre vie au boulot ! Il y a la famille, les ami·es, et bien sûr le repos indispensable dans nos métiers difficiles. Sans oublier que le point d’indice connaît une période de glaciation… alors encore des jours en moins, non, c’est la goutte d’eau.

Quelle société ?

La question que pose ce mouvement, c’est : quelle société veut-on construire ? Une société où certain-es ont un boulot et font des horaires de plus en plus élevés pour des salaires minables, pendant que d’autres n’ont pas de boulot et sont montré-es du doigt ? Avec un minorité qui se gave ?
Ou bien veut-on une société où l’on repartit le travail et la richesse entre tous et toutes, pour que l’on puisse vivre dans la dignité ? Le choix, il est clair. Même si les maires essayent de nous enfumer, les calculs sont simples : plus de temps de travail par agent-e, c’est moins d’embauche, donc plus de chômeurs !

Ce n’est qu’en établissant un rapport de force ferme avec les mairies que les lignes commenceront à bouger ! Mais pour être plus forts, il faut aussi frapper ensemble : nous avons besoin d’une coordination des luttes des territoriaux au niveau national. Sinon, chacun négocie dans son coin, on est isolés et on risque de se faire avoir.

La victoire est possible. Dans certaines communes comme à Châtellerault par exemple, où la lutte est particulièrement exemplaire, de premières victoires ont été obtenues. Échangeons, convergeons, pour se donner la force d’aller plus loin !

Décider ensemble

Il faut à présent continuer à en parler dans les services, dans les ateliers, dans les garages. Il faut discuter, débattre, décider ensemble. Il faut que des Assemblées Générales pullulent partout, soutenues par les syndicats, pour que les collègues prennent en main leur lutte. C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons. Pas une minute de boulot gratos en plus, c’est dans la lutte qu’on ira la chercher cette victoire !

Tract à télécharger

Pour nous même, pour les services publics, et pour changer la société.

Pour échanger des infos, beaucoup de territoriaux se retrouvent sur le groupe facebook « Territoriaux de tout le pays : en lutte ! »

Union communiste libertaire le 8 avril 2021




Source: Unioncommunistelibertaire.org