En novembre 2018, l’épiscopat et la Conférence des religieuses et religieux de France mirent en place la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique (Ciare) présidée par Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’État. Son objectif, faire la lumière sur les violences sexuelles commises depuis 1950 par des prêtres ou des religieux sur des mineurs ou des majeurs vulnérables.

Lors d’un point presse, mercredi 17 juin dernier, J.M. Sauvé évaluait le nombre des victimes à « plusieurs milliers, au moins 3000 ». La commission devrait clore ses travaux à l’automne 2021.

Tout cela était connu de longue date, mais, désormais cela va être mis sur la place publique.
Restera, of course, l’essentiel. Pourquoi ces violences sexuelles massives et récurrentes ? Et quels remèdes apporter à cela ?

Est-il besoin de le préciser, si nous souhaitons qu’il soit mis un terme à tout cela, on nous pardonnera de ne pas nous inscrire dans ce processus de réforme de l’Église. Tout simplement parce que la seule réforme de l’Église à laquelle nous consentirions de participer serait la mise hors d’état de nuire de sa fonction politique, économique, sociale, scolaire, psychologique…
Quant à ses bondieuseries et à ceux qui s’y complaisent, en tant que laïques, point nous chaut depuis toujours !

Jean-Marc Raynaud


Article publié le 29 Juin 2020 sur Monde-libertaire.fr